Mis à jour

le 17 juillet 2010

 

Métiers, emplois & salaires

 

 

17 juillet 2010

 

Une journée avec Muriel Pike, yield manager au Novotel Gare de Lyon

 

75 - Paris Voilà bien le job du moment dans le secteur hôtelier. Toutes les chaînes et les grands établissements s’arrachent ce pro du chiffre qui jongle avec les réservations et le prix des chambres pour améliorer la rentabilité de l’hôtel. En poste depuis près de dix ans, Muriel Pike connaît son métier sur le bout des doigts.

 


Cœur de métier du yield manager, l’analyse du marché qui lui permettra d’anticiper l’occupation de l’hôtel et de fixer le prix des chambres. Ici, Muriel Pike remet ses recommandations à Richard Lainé, le directeur général du Novotel Gare de Lyon.

 


Muriel Pike anime une ‘conference call’ heddomadaire avec tous les revenue managers du périmètre. Tous font remonter les informations dont ils disposent sur une période donnée.

 

Formatrice, fédératrice et communicatrice, Muriel Pike entretient des relations étroites avec le service réservation du Novotel. Chaque stratégie de vente sera détaillée et motivée auprès de son équipe

 

7 h 30 : On l’appelle ‘yield manager’ ou ‘revenue manager’. Derrière ce terme un peu barbare se cache un professionnel de plus en plus convoité. Développé tout d’abord dans l’aérien, le poste est en passe de devenir incontournable dans les hôtels du monde entier. Le yield manager traque les chambres d’hôtel vides ou vendues au mauvais tarif qui représentent un manque à gagner pour l’établissement. En poste depuis près de dix ans au Novotel Paris Gare de Lyon (Groupe Accor), Muriel Pike, 37 ans, toujours souriante et affable, cherche sans relâche le meilleur prix de vente pour ses chambres, afin d’améliorer la rentabilité de l’hôtel. La journée de Muriel démarre toujours par un point avec les ‘night auditors’. Taux d’occupation, no-shows, délogements vers d’autres hôtels... Cette pro du chiffre passe tout en revue. “Parfois, il vaut mieux louer cinq chambres à tarif plein que dix à tarif réduit”, confie-t-elle. Cette fine analyste adapte continuellement le tarif des 253 chambres de l’établissement en fonction de la demande. Un défi quotidien.

8 h 10: Dans la foulée, la yield manager jette un œil à ses mails pour consulter les urgences éventuelles. Aujourd’hui, elle devra gérer la requête d’une agence de voyages à la recherche de 15 chambres pour le lendemain. Commerciale dans l’âme, elle sait se tenir à l’écoute des besoins des voyagistes susceptibles de lui acheter un lot de chambres à la dernière minute. “En moyenne, l’hôtel réalise de bons résultats mais à la moindre baisse du niveau des réservations, nous n’hésitons pas à proposer une offre promotionnelle afin de capter davantage de clients.

8 h 30: Cœur de métier du yield manager, l’analyse du marché. Le but : faire du ‘forecast’ ; autrement dit, anticiper l’occupation de l’établissement. Formateur, fédérateur et communicateur, ce professionnel doit être en capacité de replacer des éléments disparates dans une vision macroéconomique. “Pour m’orienter, je regarde de près la concurrence, suis au jour le jour les tableaux de réservation et compile les historiques de vente en fonction des saisons pour imaginer l’activité future de l’hôtel, explique Muriel Pike. Je me renseigne également sur les événements qui pourront générer un flux de clients : salons, manifestations culturelles, grève… tout en prenant en compte le contexte économique et géopolitique.” Glaner des informations à l’extérieur de l’établissement peut s’avérer utile : l’année dernière, au plus fort de la crise, Muriel constate ainsi que le comportement de ses clients change. Les hommes d’affaires réduisent la durée de leur séjour, les clients loisirs reportent leur voyage. Dans ce cas, elle n’a donc pas hésité à réadapter sa stratégie et ses tarifs pour trouver preneur.

11 h 15: Une fois ce travail de fourmi réalisé, la yield manager remet ses recommandations au directeur général de l’hôtel. Sans prérogative hiérarchique, elle entretient également des relations étroites avec les services hébergement, commercial et restauration du Novotel. Main dans la main, ils œuvrent ensemble à l’élaboration d’une stratégie de vente claire et organisée.

14 h 30: Après un repas pris sur le pouce, Muriel participe à une ‘conference call’ hebdomadaire. Ce rendez-vous téléphonique d’une soixantaine de minutes réunit tous les revenue managers du périmètre - autrement dit, les yield managers du groupe Accor situés aux abords de la gare de Lyon - font remonter les informations dont ils disposent sur une période donnée. Aujourd’hui, l’équipe se penche sur la tenue d’un salon de prêt à porter à Paris. Conclusion : “Une affluence de clientèle d’affaires est à prévoir d’ici à trois semaines.”

16 heures : Muriel se lance dans la rédaction des renouvellements de contrats à envoyer aux agences de voyage pour la saison 2011-2012. Responsable d’un service composé de cinq personnes, c’est également à elle que revient la charge de réaliser les plannings de travail et de gérer les autorisations d’absence.

17 h 20 : Avant de conclure sa journée de travail, Muriel reçoit un étudiant souhaitant s’orienter vers le métier de yield manager. “Aujourd’hui les grands hôtels ou à forte activité ne peuvent se passer d’un tel profil”, résume la jeune femme. A fortiori avec le développement des ventes en ligne, qui engendre un marché de plus en plus concurrentiel. L’heure de la crise pour cette profession n’est donc pas près de sonner.

 

Rétrospective

Avant ce poste, Muriel Pike a été :
• à 27 ans : Responsable réservation au Novotel Gare de Lyon
• à 25 ans : Réceptionniste de jour, puis responsable de nuit au Novotel Gare de Lyon
• à 24 ans : Agent de réservation au Novotel Gare de Lyon
• à 23 ans : Assistante marketing dans une SSII (Osis, Paris)
• à 22 ans : Titulaire d’une licence en LEA (Langues étrangères appliquées), option anglais/allemand, Université Bordeaux III

Ses responsabilités, c’est aussi :
• analyser et prévoir le comportement de la demande par segment, marché, canal et produit ;
• participer à l’élaboration de la grille tarifaire, recommander la création, l’aménagement ou la suppression de tarifs ;
• diffuser les disponibilités tarifaires en interne et sur le marché au travers des canaux de distribution ;
• apporter ses recommandations aux commerciaux et participer à la cotation des groupes, des contrats et à la négociation des allotements ;
• former et sensibiliser les différents services de l’hôtel aux principes de l’optimisation des revenus ;
• participer à la réactualisation des budgets mensuels en cours d’année.

L’avis de Richard Lainé, directeur général du Novotel Gare de Lyon
“Vendre au bon moment, à la bonne période et au bon prix, voilà le travail du yield manager. Ce professionnel cherche à optimiser le rendement de son établissement. Rigoureux, organisé, il  doit être un peu joueur, dans le sens où il doit savoir prendre des risques, tout en prenant en compte les indicateurs et leviers qui sont à sa disposition. Pour accéder à cette fonction, je conseille aux candidats de justifier d’au moins deux ans d’expérience dans un métier de terrain.”
La fourchette de rémunération pour cette fonction se situe entre 28 000 € et 35 000 € bruts annuels. Le salaire, parfois agrémenté de primes, pourra atteindre 60 000 € dans de grands groupes hôteliers.

Yield manager : quelles formations ?
Le métier étant encore récent, il n’existe pas de parcours scolaire type pour accéder à cette fonction. Voici une liste non-exhaustive de diplômes prisés par les employeurs :
• BTS hôtellerie-restauration, option mercatique et gestion hôtelière ; animation et gestion touristiques locales ; responsable de l’hébergement ;
• diplôme d’une école de commerce ;
• master professionnel, dont le master ‘marketing des services et revenue management’ proposé par l’Essca et l’Université d’Angers, ou encore le master de ‘management hôtelier, spécialisation revenue management’ de l’Institut de management de l’université de Savoie (IMUS) ;
• MBA ‘Hospitality management’ de l’Essec ;
• des stages d’initiation de trois jours, proposés en formation continue par l’Eshotel ou Demos.


Novotel Paris Gare de Lyon, 2 rue Hector Malot, 75012 Paris
http://www.novotel.com, Tél. : 01 44 67 60 00

 

Mylène Sacksick l’hôtellerie restauration mercredi 7 juillet 2010

 

le 7 juin 2010

 

Une journée avec Christian Hourbracq, directeur technique du Plaza Athénée (Paris, VIIIe)

 

Directeur technique du célèbre 5 étoiles Plaza Athénée, Christian Hourbracq veille au grain. Attentif au moindre détail du bon fonctionnement du palace, il prend en charge les différents travaux d’aménagement. Un métier de terrain, aussi polyvalent que prenant. Reportage.

 

 

Directeur technique du Plaza Athénée, Christian Hourbracq veille au bon fonctionnement des installations

et prend en charge les différents travaux d’aménagement du palace

 

8 h 30 : Parvenir à joindre Christian Hourbracq relève de la gageure. Toujours affairé à courir aux quatre coins de l’hôtel, le pas vif et le téléphone vissé à l’oreille, cet homme affable et souriant de 52 ans est un vrai courant d’air. Il faut dire que ce directeur technique, embauché il y a quatre ans au Plaza Athénée alors que rien ne le prédestinait à embrasser une carrière dans l’hôtellerie, a du pain sur la planche. Sa mission : veiller au bon fonctionnement de l’ensemble des installations de l’établissement, soit 191 chambres et suites, deux restaurants et un bar, deux salons de réception, sans compter tous les services internes du palace. Pour ce faire, il est épaulé par une équipe chevronnée de 23 techniciens, appartenant à différents corps de métiers.

9 h : Si pour Christian Hourbracq, les journées ne se ressemblent jamais, la réunion du matin avec son équipe relève en revanche du rituel immuable. Elle tient du briefing à l’américaine, où chacun dispose d’une poignée de minutes pour énoncer les problèmes répertoriés durant la nuit. Un téléviseur ayant rendu l’âme, une fuite dans une salle de bain, une panne de climatisation, tout ce qui s’est passé - entre 20 heures la veille et 7 heures le lendemain matin - est scruté à la loupe. Une fois les priorités dégagées, les équipes se mettent au travail.

9 h 15 : Le traditionnel tour d’inspection générale des lieux publics marque le début d’une folle journée pour Christian Hourbracq. “Faire du sport : voilà le conseil le plus avisé que l’on peut donner à qui veut devenir directeur technique d’un palace !” s’esclaffe cet ancien ingénieur électronicien, qui n’a pas tort. Dans son impeccable costume gris, l’homme monte et descend frénétiquement les marches du palace à la recherche de la moindre anomalie, de l’ampoule cassée au minuscule impact sur un angle de mur, en passant par une reprise de peinture ou un téléphone de palier mal raccroché.

10 heures : Réunion du Comex - autrement dit, rassemblement de tous les pontes composant le comité exécutif, suivi d’une commission sur l’hygiène, la sécurité et les conditions de travail. Le Plaza souffrirait-il du syndrome de la réunionite ? “Absolument pas, car toutes ces réunions sont indispensables pour continuer à proposer un service digne d’un palace de notre envergure.”

 

10 h 30 : Christian entre de plain-pied dans son cœur de métier : le suivi des travaux d’aménagement des bâtiments. Régulièrement, le Plaza s’offre ainsi un lifting. Et cette année, le planning des rénovations est chargé : un plateau de 29 clés et 23 salles de bains à rénover, ainsi que la réhabilitation de la climatisation et des fenêtres dans une dizaine de chambres du dernier étage. Le tout, sans bruit, sans odeur, ni gêne d’aucune sorte, alors même que l’hôtel est en exploitation. Un challenge permanent que tente de relever l’équipe des services techniques. “C’est un vrai casse-tête, car il suffit qu’un client appelle la réception afin de signaler une nuisance, pour stopper tout net le chantier pour la journée.” Le service d’un 5 étoiles luxe ne se discute pas.

11 h 45 : Christian Hourbracq échange avec la décoratrice de l’hôtel de la réfection de l’une des plus belles suites de l’hôtel. Choix de la décoration (style classique et élégant Louis XVI ou plutôt Art Déco), des tissus, du ton des peintures, du mobilier… tout est imaginé en équipe. Avec une devise commune : “Il était une fois le palace de demain.” Explications : “Cela signifie qu’il faut conserver ce qui fait l’authenticité du Plaza - le charme à la française - mais savoir y ajouter ce qui est dans l’air du temps, comme les nouvelles technologies par exemple”, explique cet ancien ingénieur électronicien.

13 heures : Le déjeuner est expédié en une trentaine de minutes. Dans la foulée, Christian Hourbracq vérifie que toutes les tâches de la matinée ont bien été réalisées. Il profitera également de ce moment d’accalmie pour rédiger les ordres de travaux auprès de sociétés extérieures, valider des devis, lancer des commandes. “Je gère un budget de plusieurs millions d’euros, il faut veiller à ne pas se tromper !”

14 h 30 : Un marché de saison sous l’égide d’Alain Ducasse est en préparation dans la cour-jardin de l’hôtel [l’événement a eu lieu le 13 avril dernier, NDLR]. Le Plaza Athénée reçoit des artisans d’exception chargés de mettre en avant des produits du terroir français. “Mon job consiste ici à leur porter assistance lors de l’installation de leur stand. Je protège les sols, je garantis les arrivées d’eaux et d’électricité et je vérifie surtout les conditions de sécurité.”

17 heures : Christian file s’isoler dans son bureau. À ses heures perdues, il travaille d’arrache-pied à la réalisation d’un bilan énergétique, en vue de l’extension future du palace. Très investi, il rendra bientôt sa copie à la direction générale.

20 heures : En fin de journée, le téléphone sonne sans discontinuer. “L’heure du dîner constitue un peu le rush pour un directeur technique. Tout ce qui s’est passé dans la journée remonte jusqu’à moi et je dois gérer les petits soucis de dernière minute”, concède Christian Hourbracq qui n’en perd pas pour autant sa bonne humeur. Avant son départ, souvent aux alentours de 21 heures, il consigne les informations importantes pour l’équipe de nuit. Mais comme il est d’astreinte 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et 365 jours par an, sa journée de travail n’en est peut-être pas encore terminée pour autant…

 

 

Avant ce poste, Christian Hourbracq a été :

• De 37 ans à 43 ans : Chef d’entreprise d’une grande société de développement électronique
• De 26 ans à 36 ans : directeur recherche et développement en électrotechnique
• À 25 ans : Titulaire d’un diplôme d’ingénieur électronicien, École centrale de l’électronique, Paris XVIe.
Ses responsabilités, c’est aussi :
• Veiller au bon fonctionnement des installations de l’hôtel et assurer toutes les opérations d’entretien et de dépannage ;
• Participer au projet de rénovation des chambres et des lieux publics dans le respect du patrimoine ;
• Prendre en charge l’ensemble des travaux de maintenance et d’aménagement des bâtiments, tout en respectant les délais de réalisation et les réglementations en vigueur ;
• Élaborer et contrôler l’application des standards de qualité
• Gérer un important budget annuel, voire décennal
• Traiter les facturations journalières
• Animer une équipe de 23 personnes (spécialisées en maçonnerie, peinture, plomberie, menuiserie, tapisserie, électromécanique…) et gérer le planning de travail et de congés
• Assurer le lien entre les différents services internes de l’hôtel sur le plan technique


Devenir directeur technique d’un hôtel : quelle formation ?
Si aucun diplôme spécifique n’est a priori demandé, le directeur technique d’un grand établissement doit avant tout posséder de nombreuses qualités humaines et professionnelles. Disposant d’une bonne connaissance des différents corps de métiers liés à l’entretien du bâtiment, ce professionnel a un sens aigu du service - l’astreinte permanente est souvent la règle. Méthodique et organisé, cet homme de l’ombre est aussi un gestionnaire et un meneur d’hommes. Il doit enfin être débrouillard et réactif pour régler les problèmes dans l’urgence. Côté rémunération, celle-ci est si fluctuante d’un établissement à l’autre qu’il reste impossible d’énoncer un salaire moyen.


Hôtel Plaza Athénée, 25, avenue Montaigne - 75008 Paris
www.plaza-athenee-paris.com, Tél. : 01.53.67.66.65

Mylène Sacksick l’hôtellerie restauration jeudi 27 mai 2010

 

 

29/092009

 

 

 

Dans les cuisines des ambassadeurs : des emplois pour les français aux 4 coins du monde

 

Aux quatre coins du monde, dans l’ombre des diplomates, ils servent la France. Cuisiniers, intendants, voire maîtres d’hôtel ou gouvernantes, ils sont nombreux à démontrer au quotidien que chez monsieur l’ambassadeur, on est loin du cliché des seules soirées mondaines.

 

Grâce à son réseau de 160 ambassades et de 17 représentations permanentes,

le ministère des Affaires étrangères et européennes offre des opportunités à l'étranger.

 

"Nous ne savons même pas combien d’hôteliers sont en poste dans les ambassades à l’étranger”, concède Philippe Bordelliard. Depuis vingt ans, ce fonctionnaire de 43 ans travaille pour le ministère des Affaires étrangères et européennes (MAEE), qu’il a intégré comme extra en cuisine. Aujourd’hui intendant de l’ambassade de France à Alger, il est à l’origine de l’Association des intendants et des cuisiniers d’ambassades (Adica), créée le 24 août dernier : “En poste aux quatre coins du monde, nous éprouvions le besoin de nous connaître, de rompre notre isolement. En nous organisant en association, nous avons aujourd’hui un point d’ancrage pour résoudre nos problématiques communes, comme le recrutement de collaborateurs ou l’approvisionnement lors de nos missions à l’étranger.” 

 

Les ‘grandes’ ambassades valorisent les professionnels

Avec 160 ambassades et 17 représentations permanentes auprès d’organisations internationales, la France a tissé un réseau diplomatique très dense. Et en tant qu’employeur, le MAEE dispose d’un effectif de 16 000 personnes.

 

Les ‘grandes’ ambassades réputées pour leurs réceptions disposent de service hôtelier conséquent. C’est le cas à Berlin, Sidney, Pékin, Moscou ou Washington. Alexandre Boudry y était justement cuisinier en 2003 auprès de François Bujon de l’Estang, l’ambassadeur de France aux USA. Il raconte : “Nous étions une quinzaine à dépendre de l’intendant - trois cuisiniers, trois maîtres d’hôtel, un technicien, une femme de chambre, une lingère, un chauffeur, deux jardiniers et deux secrétaires.” Très demandées par les hôteliers car valorisantes sur le plan professionnel, les ‘grandes’ ambassades disposent parfois de résidences, lieux exploités comme des hôtels et destinés à accueillir des hautes personnalités ou leur ministre de tutelle.

Si, souvent pour des raisons budgétaires, certaines représentations diplomatiques n’ont aucun personnel hôtelier les ‘petites’ ambassades emploient couramment une unique personne qui fait office de cuisinier et d’intendant.

 

Adieu service militaire, bonjour candidatures spontanées

Le service militaire a longtemps été la principale source de recrutement de personnels hôteliers pour l'armée et les hautes administrations. “J'ai fait mon service militaire en 2001 comme cuisinier du premier ministre de l'époque, Lionel Jospin. C'est le caviste de Matignon qui m'a fait entrer dans le réseau des ambassades”, raconte Alexandre Boudry. “La cooptation, la recommandation restent les bases du recrutement dans nos métiers. Pourtant, la fin du service militaire a ouvert les portes du ministère aux candidatures spontanées, surtout pour les postes à responsabilité comme l'intendance”, ajoute le président de l'Adica.
Les place, y compris pour les hôteliers, se libèrent en septembre après la réunion des ambassadeurs à Paris. Les postes vacants à la rentrée suivante apparaissent entre janvier et avril sur l'intranet du ministère dans une base appelée ‘Transparence’. D’où la nécessité d’être réactif pour faire acte de candidature. Début mai, les attributions sont pour la plupart bouclées. Le mot de la fin revient à la direction des ressources humaines qui dispose d'un département pour les personnels hôteliers, la RH3, situé dans le XVe arrondissement de Paris.

 

 

Le profil des principaux postes en ambassade

L'intendant :
Ce ‘super majordome’ doit disposer d'une grande capacité d'adaptation à l’étranger. Toujours présent mais discret, il est soumis au devoir de réserve. De formation hôtelière, c’est un gestionnaire qui a la charge d’une équipe, parfois d’une résidence. Il organise les réceptions, assure la maintenance et inventorie les œuvres d'art.

Le chef de cuisine :
Son plus grand challenge ? Réussir à pratiquer une cuisine bourgeoise à la française avec les produits qu'il trouve sur place et un budget chaque année plus serré. Il n'est pas rare que le cuisinier fasse appel aux circuits d'approvisionnements des compatriotes restaurateurs installés sur place.

La gouvernante :
LLes gouvernantes sont rares dans les ambassades. Elles sont chargées de l'accueil hôtelier, de l'entretien des chambres et du linge. Il s'agit parfois de la compagne de l'intendant; ils gèrent alors en couple l'ambassade comme un petit hôtel.

 

 

Les statuts des hôteliers en poste à l'étranger en ambassade

 

Les titulaires ou fonctionnaires :
Pour des raisons budgétaires, le MAEE affecte peu de fonctionnaires à l'étranger dans les services de l’intendance. Les titulaires bénéficient des avantages de la fonction publique (ancienneté, retraites…) mais aussi de revenus dopés par les primes. “Je ne vais pas me plaindre mais ces primes ont pour objet de couvrir en partie des frais inhérents à notre expatriation : le déménagement, l'installation, les frais de scolarité de nos enfants, les billets d'avion”, justifie Philippe Bordelliard. Les fonctionnaires en poste à l’étranger ont l'obligation de revenir dans l’hexagone servir leur administration pendant trois années, tous les sept ans. “Lors du retour en France, nous pouvons être affectés dans n'importe quel service. C’est un problème : un chef de cuisine ne se sentira pas valorisé s'il se retrouve à faire du secrétariat au Quai d’Orsay”, regrette le président de l'Adica.

Les contractuels ou ‘contrat Paris’ :
Il s'agit d'une embauche sous contrat d'expatrié limitée à 5 ans, avec les mêmes avantages sociaux que sur le territoire. “Les primes, c'est le salaire ! explique un cuisinier récemment arrivé en poste en ambassade. J'étais célibataire avec des revenus de 5 100 € net par mois dont seulement 1 100 € de salaires, le reste en prime. C'est aberrant mais j'ai même touché la prime pour l'emploi basée sur le salaire.” Les tenues de travail sont fournies, les frais de déménagement sont couverts à 70 %. Le logement est préférentiel mais à la charge du salarié. La prime d'installation peut correspondre à un mois de salaire avec les primes. Un billet d'avion pour les familles est fourni par période de dix mois (sous réserve de ne pas être à plus de six mois de la fin de son contrat). Pour l'expatriation, les contractuels sont soumis à des périodes d'essais.

Les ‘contrats locaux’ :
Ils ont des contrats de droit français mais sans les points retraite. Ils payent leurs impôts dans le pays de résidence. Ils ne bénéficient pas du même système de primes que les agents sous ‘contrats Paris’ ou les fonctionnaires. Pas de billets d'avion, ni de prime de déménagement mais leurs cotisations auprès de la caisse des Français de l'étranger (CFE) peuvent être prises en charge au deux tiers.

 

 

Les riches heures de la garden-party

La fête nationale est célébrée dans toutes les représentations diplomatiques françaises. La garden-party demeure l'événement le plus lourd pour les services de l'intendance. “J'y travaille dès janvier”, affirme par exemple Philippe Bordelliard. “Les budgets raccourcissent mais pas le nombre des invités. À l'ambassade du Liban, nous disposions d'un budget divisé par deux (de 30 000 à 15 000 €) pour le même nombre d'invités”, se souvient Alexandre Boudry. “Pour tenir les objectifs financiers, nous faisons appel à des partenaires, des sponsors. Il s'agit par exemple de comité régional de tourisme qui viennent présenter leurs productions locales”, ajoute Claire Anglas, l'intendante de l'ambassade de France à Berlin. Le 14 juillet n'est pourtant pas l'unique période de surcharge d'activité : “La présidence française de l'Union européenne fut aussi à l'origine d'un grand nombre de réceptions, en particulier à Berlin”, rappelle-t-elle. 

Ministère des Affaires étrangères et européennes, Direction des ressources humaines
27, rue de la Convention CS 91533, 75732 Paris cedex 15
www.diplomatie.gouv.fr, Tél. : 01 43 17 77 77, Email : info.drh@diplomatie.gouv.fr

 

Francois Pont l’hôtellerie restauration mercredi 28 octobre 2009

 

 

23/092009

 

 

Expatriation : Olso, Zurich et Copenhague

les 3 villes les plus chères du monde

 

Selon le dernier rapport d’UBS sur le coût de la vie, Olso, Zurich et Copenhague sont les villes les plus chères du monde. Genève vient en 4ème position, tandis que Paris, remonte de la 11ème à la 9ème place entre 2006 et 2009. Londres, encore la deuxième ville la plus chère dans l’étude UBS de 2006, a perdu presque vingt places suite à la forte dévaluation de la livre sterling. «Avec la livre sterling s'appréciant à nouveau autour de 1.70, les prix à Londres ont augmenté de 21%, ce qui remonte Londres de la 21ème à la 5ème place de notre classement des prix globaux » souligne cependant le rapport.

 

Logements

En moyenne mondiale, le loyer mensuel pour un trois pièces non meublé à proximité du centre-ville s’élève à près de 1110 euros. Les logements les plus chers de cette catégorie se trouvent à New York, Hong-Kong et Dubaï. En terme de loyers moyens, Il est à noter que ceux-ci ont subi l’effet de la crise dans les pays de tradition anglo-saxone, alors qu’ils demeurent presque constants en moyenne mondiale. Pour ne citer que quelques destinations très prisées par les professionnels de l’hôtellerie restauration, Montréal arrive en tête des moins chères (910 euros/mois), suivi de Londres (1110 euros en mars 2009 contre 2390 en 2006), Paris (1220 euros) et Genève (1450 euros).

 

Transports

Les billets de train sont les plus chers en Grande-Bretagne et en Allemagne. A Londres, un voyageur devra débourser 68,20 euros (89,10 dollars américains), soit environ le double du tarif pratiqué dans les autres métropoles ouest-européennes.
S’agissant des déplacements en bus, tram ou métro, c’est encore à Londres que l’on paiera le plus cher : 2,75 euros en moyenne, contre 1,10 euros pour la moyenne mondiale. Tandis qu’il se monnaye 1,99 euros à Genève, 1,67euros à Montréal, 1,57euros à Paris, et 1,53 euros à New-York.
Contrairement aux idées reçues, les taxis londoniens sont plus chers que les parisiens : 13,07 euros à Londres, en moyenne pour un trajet de 5 km en circulation urbaine et en journée, contre 12 euros à Paris, soit bien au-dessus de la moyenne mondiale de 7 euros. 

 

Restaurants

En moyenne dans les 73 villes étudiées, un dîner composé d’un menu à trois services, avec une entrée, un plat principal et un dessert, service compris mais sans boissons, coûte environ 30 euros. Il faut dépenser 32 euros à Montréal, 38 euros à Paris et New-York, 42 euros à Londres et 40 euros à Genève. La facture de restaurant la plus chère se paye à Tokyo avec une moyenne de 67 euros. 

 

Impôts et cotisations sociales

Dans la moyenne mondiale des 73 villes étudiées, les charges fiscales et les cotisations sociales des travailleurs s’élèvent à environ 21%. Cette moyenne grimpe à 27,6% en Europe Occidentale. Paris (26%), Londres (22%) et Montréal (24%) ont des taux de prélèvements sociaux sur salaires bruts inférieurs à cette moyenne, tandis qu’ils la dépassent à New-York (28%) et Genève (30%). 

 

Salaires

Impôts et cotisations sociales déduits, ce sont les travailleurs dans les métropoles européennes et nord-américaines qui gagnent le plus d’argent. A noter que contrairement aux idées reçues, le salaire horaire brut* à Londres n’est pas supérieur à celui de Paris. Tous deux s’établissent à 10,80 euros. La différence  se fait au niveau du net : Paris : 10,20 euros, Londres 10,60 euros et reste minime. Le net s’établit à 15,60 euros pour Genève, 14,50 euros pour New-York et 9,80 euros pour Montréal. (*général et non spécifique aux CHR).

 

Temps de travail et jours de congé

Tandis que la durée moyenne annuelle mondiale est de 1902 heures dans les73  villes de l’étude UBS, ce sont dans les villes européennes que le nombre d’heures de travail annuel est le plus bas : la moyenne annuelle est de 1745 heures en Europe occidentale et de 1830 heures en Europe orientale. Au niveau mondial, c’est à Lyon et Paris que l’on passe le moins de temps au travail, avec respectivement 1582 et 1594 heures par an. C’est en Asie et au Proche-Orient que l’on travaille le plus.

 

Quant aux congés, Paris dépasse la moyenne de l’Europe occidentale (25 jours/an) avec une moyenne de 28 jours de vacances. Ce nombre tombe à 23 à Genève, 22 à Londres, 14 à Montréal et 12 à New-York.

Tiphaine Beausseron L’hôtellerie restauration lundi 21 septembre 2009

 

 

19/092009

 

 

Dossier Métiers-Emploi-Salaires 2009 : Aux États-Unis, le marché de l’emploi est toujours fébrile

 

Les signes de reprises apparaissent, notamment à New York qui n’a pas été épargné par la récession. Les bars et restaurants américains ont recommencé à embaucher au second semestre, selon la National Restaurant Association. Un bémol : le fort taux de chômage domestique devrait toutefois ralentit les embauches de candidats étrangers.

Si le rêve américain est toujours possible, il semble plus difficile à atteindre. Le marché de l’emploi dans les restaurants et bars s’est contracté à hauteur de 0,8 % de juin 2008 à juin 2009, selon l’Association nationale des restaurants (National Restaurant Association) citant des chiffres de l’agence fédérale du travail (Bureau of Labor Statistics).

 

New York, où l’industrie de la restauration emploie quelques 672 100 personnes, soit 8 % de la main d’œuvre totale de l’État selon le NRA, n’a pas échappé aux difficultés. “En plus de la baisse du nombre d’emplois, nous avons noté une baisse du nombre d’heures effectuées par des employés ces derniers mois”, explique un porte-parole de l’association des restaurants de l’État de New York.

 

Si le salaire minimum passe à $7,25 de l’heure (5,2 €) à compter du 24 juillet (contre $7,15 précédemment), les pourboires (tips) qui représentent souvent la majeure partie des revenus du personnel ont baissé avec le ticket moyen. “Les clients continuent à donner 18 % de la note en moyenne, mais ils commandent moins”, explique le porte-parole de l’association.

 

Le marché total de l’emploi à New York devrait baisser de 2,4 % en 2009, selon les prévisions rapportées par le NRA, augmentant le nombre de candidats sur le marché. “Avant, les candidats arrivaient en disant :’Je veux être bartender.’ Maintenant ils sont ouverts à toutes sortes de postes”, explique Antonia qui travaille à Arlo & Esme, un café restaurant du sud de Manhattan.

 

Des signes de reprise

Mais le rapport disproportionné entre l’offre et la demande s’est atténué par rapport au début d’année, selon Cynthia Billeaud directrice des ressources humaines du groupe Dinex, l’empire du chef Daniel Boulud. Signe de reprise économique, le nombre de candidats venant d’autres secteurs d’activité a baissé : “En début d’année, j’ai eu beaucoup de candidats venant de la finance, explique Cynthia Billeaud. À l’heure actuelle, je vois moins ce type de candidatures et davantage de personnes qui ont de l’expérience dans la restauration s’adressent à nous.”

 

Le pire semble être passé : les restaurants et bars américains ont recommencé à embaucher au second trimestre 2009 selon le NRA, notamment pendant la saison estivale, soit une croissance de 4,1 % par rapport à mars, un chiffre comparable à celui de 2008 avant la crise financière. C’est New York, avec ses 37 000 restaurants et bars, qui sera le fer de lance de la croissance, selon le NRA.

 

Nous regardons à nouveau vers l’étranger”

Quid de l’embauche de candidats français? “Pour les Français, comme pour les autres candidats venant de pays étrangers, il y a la question du visa à prendre en compte, explique une porte-parole du NRA. Avec le fort taux de chômage aux États-Unis, on voit un ralentissement de l’embauche de travailleurs étrangers car plus de main d’œuvre locale est disponible.”

 

Mais les opportunités existent toujours pour les profils qualifiés. “Lorsque nous avons une ouverture de poste, nous regardons à nouveau vers l’étranger et notamment l’Europe, note Cynthia Billeaud. Je cherche de fortes compétences et une base classique française”, précise-t-elle. Elle recrute notamment pour DBGB Kitchen & Bar, le nouveau restaurant de burgers de l’empire Boulud. Quelles sont les qualités requises? “Être prêt à s’attaquer à un défi car c’est une ouverture de restaurant et il réalise beaucoup de volume.” Depuis l’ouverture début juin, le restaurant réalise 460 couverts par soir. Voilà une preuve que les New-Yorkais ne sont pas prêts à renoncer de sitôt à manger au restaurant. Cela devrait laisser la porte ouverte aux candidats désireux de croquer la big Apple.

 

Laure Guilbault l’hôtellerie restauration lundi 7 septembre 2009

 

 

16/092009

 

 

Dossier Métiers-Emploi-Salaires-2009 : Les métiers de la cuisine

 

Pas de surprise : aux fonctions à faibles responsabilités et sans qualification (plongeur, commis de cuisine) sont associés des salaires les plus proches du smic. Mais ce sont aussi celles pour lesquelles la pratique d’une durée hebdomadaire à 35 h est la plus courante. Les entreprises du secteur semblent donc avoir adapté l’organisation du travail aux contraintes légales et financières imposées par l’évolution de la convention collective et des mentalités. Ainsi, 35 % des plongeurs et 29 % des commis de cuisine sont recrutés sur la base de 35 hebdomadaires, révèle l’enquête On-line CHD Experts-L’Hôtellerie Restauration. Pour les autres fonctions de la cuisine, les embauches se font en majorité sur la base de 39 h. À noter également que 30 % des salariés des fonctions de la cuisine déclarent bénéficier des pourboires versés par la clientèle.

 

Chef de cuisine : 2 282 € nets/mois

Métier

Salaires

Métier vedette du secteur, parce qu’on l’associe spontanément à la restauration gastronomique et aux succès médiatiques des étoilés Michelin, la fonction du chef de cuisine revêt en réalité des facettes bien différentes selon le type d’établissement dans laquelle elle est exercée. Dans tous les cas, le chef de cuisine a suivi une formation technique en école hôtelière, et s’est forgé une solide expérience après de nombreuses années de travail. Selon le Fafih*, environ 22 000 personnes en France exercent le métier de chef de cuisine.

Fourchette : 1 600-2 700 € net/mois. L’écart de cette fourchette s’explique notamment par la diversité de l’offre de restauration, et le contenu des responsabilités qui en découle.

 

Une forte mobilité et multiplicité des expériences.
“Pour les métiers de maîtrise et de direction, ces parcours peuvent s’étendre sur une quinzaine d’années pour les cuisiniers et les maîtres d’hôtel. Cette expérience permet d’accéder aux plus hauts postes de responsabilité après des trajectoires dont les jalons sont les différentes compétences acquises dans les emplois successivement occupés.
Les salariés ont souvent des parcours professionnels à forte mobilité entre les branches du secteur. Après avoir exercé en restauration commerciale, les cuisiniers ou les serveurs continuent d’exercer leur métier dans la restauration de collectivité où les conditions d’emploi sont davantage compatibles avec une vie familiale. Les allers et retours entre les établissements des différentes branches participent à l’unité du secteur. D’autres salariés quittent rapidement le secteur. Ces départs concernent principalement :
• des jeunes d’un bon niveau de formation générale, notamment des étudiants qui ont trouvé dans le secteur des métiers d’appoint ;
• des personnes de tous niveaux de formation qui trouvent des possibilités de première insertion professionnelle, mais ne peuvent s’accoutumer durablement au rythme de l’activité du secteur ou dont les conditions familiales ont évolué, ce qui entraîne des départs hors secteur et hors métier.”
(Extraits du Portrait sectoriel 2008 édité par le Fafih)

 

Cuisinier : 1 571 € nets/mois

Métier

Salaires

Dans un restaurant traditionnel ou en restauration collective, le cuisinier prépare et réalise les plats, de l'entrée au dessert, et en assure la présentation pour le service.
Selon la taille de la cuisine, le cuisinier peut être assisté ou non de commis ; lorsque l'établissement dispose d'une brigade importante, le cuisinier et ses commis travaillent sous la responsabilité d'un chef de partie, lui-même géré par le second de cuisine, toute la brigade obéissant aux ordres du chef de cuisine. Selon le Fafih*, environ 200 000 personnes en France exercent le métier de cuisinier.

Moyenne : 1 571 € net/mois pour 39 h/semaine.
Fourchette : 1 300-1 800 €.

Le commentaire d’Eureka Executive Search :
"La fourchette basse grimpe à 1 400 € nets/mois pour les postes de chef de partie en restauration gastronomique ou en hôtel-restaurant de 4 étoiles et plus. Pour les seconds de cuisine, la fourchette est plutôt comprise entre 1 800 € - 2 000 €."

Pizzaïolo : 1 648 € nets/mois

Métier

     Salaires

Le pizzaïolo est en charge de la réalisation des plats de la carte d'une pizzeria : les pizzas classiques et élaborées, les entrées et les desserts, et les recettes de pâtes fraîches et de bruschetta.

Moyenne : 1 648 € net/mois pour 39 h/semaine.
Médiane : 1 500 €.

 

Le saviez-vous ?
• 50 % des salariés du secteur des CHR travaillent dans les restaurants de type traditionnel, 27 % dans les hôtels-restaurants, 15 % en restauration collective et 6 % dans cafés-tabac et débits de boissons.
• La majorité des emplois salariés du secteur se situent dans des établissements de moins de 10 salariés.
• La moyenne d’âge du secteur HCR se situe aux alentours de 37-38 ans.
• Le secteur HCR affiche une légère majorité d’hommes : ils représentent 53 % contre 47 % de femmes.
• Les femmes représentent 25 % pour des postes de cuisiniers et commis de cuisine*.
(Chiffres issus du Portrait sectoriel 2008 édité par le Fafih)

 

Commis de cuisine : 1 323 € nets/mois

Métier

Salaires

Première étape dans la hiérarchie des métiers de la cuisine, celui de commis constitue une période d'apprentissage indispensable et capitale dans la carrière d'un futur professionnel de la cuisine. En contrat d'alternance ou sortant juste de l'école, le commis exécutera des tâches simples et apprendra de l'observation et de la pratique des professionnels qui l'entourent. Au cours de cet apprentissage, après avoir "tourné" sur toutes les spécialités de la cuisine, et en fonction de ses aptitudes et de ses progrès, le commis peut voir ses responsabilités élargies, et participer à des tâches plus complexes, comme la préparation d'une entrée ou la cuisson de certaines viandes.

Moyenne : 1 323 € nets/mois pour 39 h/semaine.
Fourchette : 1 200-1 400 €.

Plongeur : 1 314 € nets/mois

Métier

Salaires

Chargé d'assurer le nettoyage de la vaisselle, des couverts utilisés lors du service, et du matériel utilisé en cuisine (casseroles, marmites, fours, batteurs…), le plongeur assure également le nettoyage des locaux de cuisine et annexes (carrelages et sols, tables de travail, écoulements…) et assure le débarrassage des poubelles et ordures. Lorsqu'il n'y a pas de vaisselle à nettoyer, il peut être amené à aider dans des petites préparations ou dans la mise en place.

Moyenne : 1 314 € nets/mois pour 39 h/semaine.
Médiane : 1 300 €.

 *Source : Fafih - Portrait sectoriel 2008 

NOTE IMPORTANTE


o Les chiffres sont issus d’une enquête On-line exclusive menée par CHD-Expert et L’Hôtellerie-Restauration auprès de 3666 salariés du secteur entre le 23 et le 27 juillet 2009.

Attention ! Soucieux de mieux coller aux attentes des salariés qui sont très nombreux à raisonner en termes de salaires nets quand ils postulent à un emploi, nous avons choisi de baser notre enquête 2009 sur les salaires nets et non plus sur les salaires bruts comme les années précédentes.

o  Les moyennes de salaires ont été calculées sur la base de 39h/semaine qui est la durée de référence pratiquée en majorité par les entreprises du secteur.

Fourchette = 2/3 des salaires pratiqués sont compris entre la limite basse et la limite haute. Ex : un responsable de salle perçoit un salaire compris entre 1400euros et 2200euros = 2/3 des salaires pratiqués pour cette fonction sont compris dans cette fourchette.

o  Médiane = la moitié des salaires pratiqués est inférieure ou égale à la médiane, l’autre moitié est supérieure ou égale. Ex : médianes des salaires pizzaïolo : 1500 euros = 50% des salaires pratiqués sont inférieurs ou égaux à 1500 euros, et 50% sont supérieurs ou égaux.

o  Le Smic brut avec 22 avantages nourriture et 22 indemnités nourriture s’établit à : 1651,51 euros / mois pour 39h, 1567,49 euros/mois pour 37h, 1483,37 €/mois pour 35h. Le Smic net* s’établit à : 1282,82 euros/ mois pour 39h avec 22 avantages nourriture et 22 indemnités nourriture. Il est de 1199,76 euros/mois pour 37h, 1074,69h/mois pour 35h. (net à payer =salaire brut – totalité des cotisations salariales – AN)

 

 

Dossier réalisé par Tiphaine Beausseron L’hôtellerie restauration lundi 7 septembre 2009

 

 

15/092009

 

Dossier Métiers-Emploi-Salaires 2009 :

A Montréal, des Français toujours aussi appréciés

 

Les opportunités d’emploi sont réelles dans ce pays, où le déficit démographique, conjugué au départ à la retraite des baby-boomers, laisse des places vacantes.

Cette année, la saison touristique n’a débuté qu’en juin, contre mars habituellement. Pourtant, la crise n’inquiète pas les professionnels. “La relève n’est pas suffisante pour combler les nombreux départs à la retraite des baby-boomers”, affirme François Meunier, vice-président de l’Association des restaurateurs du Québec (ARQ). “La forte immigration de Montréal devrait lui permettre d’éviter la pénurie de main-d’œuvre qualifiée mais les besoins restent importants.” Et les Français peuvent tirer leur épingle du jeu. “Ils ont une excellente réputation et restent très demandés”, assure-t-il. Selon Ingrid Normand, directrice de l’Office français de l’immigration et de l’intégration pour le Québec (OFII)* : “La réputation du savoir-faire français est une réalité que les immigrants retrouvent sur le terrain.”

 

Cuisiniers recherchés

Si l’hôtellerie haut de gamme propose toujours des places, notamment dans le service en salle, c’est la restauration qui offre les meilleures opportunités. “Les cuisiniers sont particulièrement recherchés, surtout s’ils parlent anglais et disposent d’une spécialité ou d’une expérience à l’international”, affirme Ingrid Normand. Les Québécois ne connaissent pas les diplômes français et, selon elle, “ils s’en moquent : ce qu’ils veulent, ce sont des gens expérimentés”.

 

“Les candidats devront généralement s’attendre à commencer plus bas que leur poste actuel. C’est la norme ici”, explique Adèle Girard, directrice du Conseil québécois des ressources humaines en tourisme. “Mais s’ils travaillent fort, ils peuvent rapidement se faire une place au soleil.” Les salaires proposés au Québec sont généralement moins élevés qu’en France** : d’après la dernière enquête de l’ARQ, ils s’élèvent en moyenne à 17 $ (environ 11 E) de l’heure en cuisine et 20 $ (environ 13 E) en salle grâce aux pourboires obligatoires, le service n’étant pas compris dans l’addition.

 

Notes :

* OFII : www.ofiicanada.ca
**Tous les salaires sont donnés bruts. Au Québec, la plupart des employeurs rémunèrent aux deux semaines. Les impôts sont prélevés à la source. Tous les salaires, toutes les perspectives d’emploi, métier par métier : http://emploiquebec.net

 

Guillaume Jousset L’hôtellerie restauration lundi 7 septembre 2009

 

 

12/092009

 

Dossier Métiers-Emploi-Salaires 2009 : Un job en Angleterre ?

Attention au coût de la vie !

 

Avec la crise économique est-il toujours intéressant de tenter l’expérience de l’étranger. Focus sur Londres, New-York et Montréal, les 3 destinations les plus recherchées par les jeunes, ainsi qu’au large du continent, dans l’industrie de la croisière, un secteur en plein développement.

 

Plus que jamais la prudence est de rigueur avant de traverser la Manche pour allier expérience du métier et de l’anglais.

 

Avec la crise économique qui sévit depuis janvier 2008 au Royaume-Uni, le temps où il était facile de trouver un emploi pour quelques mois en frappant aux portes des hôtels et restaurants est révolu. Déjà, pour les diplômés d’écoles hôtelières françaises, le marché du travail s’était durci dès 2004, avec l’intégration de nouveaux pays de l’est dans l’Union européenne. Face à des candidats polonais, roumains, ou slovaques, la qualité de la formation dispensée en France n’étaient plus toujours suffisante. Le cliché du ‘Polonais servile et travailleur’ contre celui ‘de l’arrogant Français contestataire qui compte ses heures’, jouait indéniablement en défaveur de nos jeunes compatriotes.

 

Depuis 2008, les emplois sont moins nombreux, les employeurs sont plus sélectifs, et l’intérêt financier à s’expatrier est moindre.

 

Dans le secteur de l’hôtellerie, restauration, tourisme, loisirs et voyages au Royaume-Uni,

“le nombre de licenciements liés à la crise tourne autour de 100 000 sur un effectif de plus de 2 millions de travailleurs dont beaucoup sont employés à temps partiel”, estime Miles Quest, responsable communication au sein de The British Hopitality Association. Selon People First, l’organisme qui soutient la formation et le développement des compétences en hôtellerie-restauration, ce chiffre double quand on inclut départs non renouvelés et ralentissement des recrutements.

 

“Plus d’un quart des entreprises ont gelé les embauches et il y a maintenant près de deux fois plus de personnes à la cherche d’un travail dans le secteur que le nombre de postes vacants”, évaluent-ils. Parmi les plus touchés, le segment des pubs et bars. “En moyenne, 50 pubs ferment boutique chaque semaine, soit 7 par jour”, s’alarme The British Beer and Pub Association, soit 2 700 pubs fermés au cours des douze derniers mois entraînant la suppression de 25 000 emplois.

La livre sterling dévaluaée

Les demandes de cuisiniers qualifiés restent malgré tout nombreuses. Cependant, “à Londres, alors qu’habituellement un cuisinier ou un pâtissier qualifié avec expérience trouvait un emploi en moins d’une semaine, la tendance tourne actuellement autour de un à deux mois”, constate Laurence Parry, spécialisée dans le placement de francophones à Londres.

 

“Venir en Angleterre pour gagner de l’argent, c’est terminé”, prévient Laurent Malnuit, chef exécutif de la mini-chaîne de restaurants L’Auberge, qui emploie près de 80 personnes (contre plus de 100 en 2008) sur un rythme de 5 jours/7, 9 h/jour. “Aujourd’hui, pour ne pas être déçu un jeune professionnel doit venir pour l’expérience professionnelle et culturelle”, conseille-t-il.

 

Avec la dévaluation de la livre sterling (£1 = 1,15 E en juillet 2009 contre 1,5 E il y a un an), il n’est plus aussi intéressant de venir travailler en Angleterre. Surtout à Londres, où le coût de la vie reste élevé. Ainsi, pour un premier emploi en Angleterre, un cuisinier ou un serveur peut espérer gagner entre £160 et £230 nets par semaine pour 40h/hebdomadaires en fonction de l’expérience, sachant qu’il devra débourser entre £100-120 par semaine pour se loger dans une petite chambre en colocation, et ajouter £25-30 de frais de transport.

 

Avant de s’embarquer au pays de Shakespeare, il est donc plus que jamais recommandé de faire le point sur son objectif professionnel, pour éviter les déconvenues.

 

Tiphaine Beausseron L’hôtellerie restauration lundi 7 septembre 2009

 

 

11/092009

 

 

Dossier Métiers-Emploi-Salaires-2009 : les fonctions de direction

 

Un peu comme pour la fonction de chef de cuisine, celles du segment direction de notre enquête, se caractérisent par une grande disparité de salaires selon le type d’établissement : capacité, standing, chiffre d’affaires et zone géographique d’implantation (Paris, Côte d’Azur, province), sont des facteurs qui agissent fortement sur les salaires. À noter que le directeur d’hôtel devance le directeur de restaurant dans la moyenne des salaires.

 

Directeur de restaurant : 2 396 € nets/mois

Métier

Salaires

Excellent commercial, manager et gestionnaire, le directeur de restaurant dirige, coordonne et supervise toutes les activités du restaurant, comme un centre de profit. Il est chargé de véhiculer l’image de marque du restaurant en usant de toutes ses qualités relationnelles, tout en étant responsable de sa bonne gestion et organisation (finances, plannings de travail du personnel, ressources humaines, qualité de l'accueil, satisfaction des clients).

- Les missions du directeur de restaurant varient à la fois en fonction du type de restaurant qu'il dirige, mais aussi de la taille du restaurant (capacité, chiffre d’affaires). Dans un restaurant indépendant de type restauration traditionnelle ou brasserie, voire gastronomique, le goût et la connaissance de la cuisine propre à l’établissement est particulièrement important, et le directeur participe, sous l’autorité du propriétaire de l’établissement, et avec le chef cuisinier, à l'élaboration des plats inscrits sur la carte. Il décide des prix affichés en fonction du budget annuel qu'il a lui-même fixé. Dans les restaurants de chaîne ou à thème, le lien avec le goût de la cuisine est plus distendu, et le directeur de restaurant se concentre plus sur la gestion, les procédures internes, et les résultats financiers.

Moyenne : 2 396 € nets/mois + pourboires dans 20 % des cas.
Fourchette : 1 640 €-3 000 € nets/mois.

"Pour la restauration à thème et traditionnelle à Paris, la fourchette basse tourne autour de 2 500 €. En brasserie et gastronomique, la fourchette haute monte jusqu’à 4 000 €. En outre, il faut avoir à l’esprit que les restaurants appartenant à des groupes ont mis en place une organisation du travail plus structurée avec des plannings plus stricts que dans restaurants indépendants ou familiaux, où l’organisation du travail est plus flexible. Dans les deux cas, le métier de directeur de restaurant exige une grande disponibilité", souligne Eureka Executive Search.

Directeur de la restauration dans un hôtel (F&B manager) : 2 350 € nets/mois

Métier

Salaires

Nommé par le directeur de l’hôtel, le F&B manager est avec le directeur de l’hébergement l’un des piliers de la direction de l’hôtel. Il est responsable de l’ensemble du pôle restauration de l’hôtel (le ou les restaurants, le ou les bars, le room-service, le service des banquets .

Il dirige, coordonne et supervise l’ensemble du personnel travaillant dans ces services et participe à leur recrutement.

Chargé de développer la rentabilité des points de ventes restauration, il élabore et contrôle le budget de fonctionnement, gère les achats, participe à la création de la carte et à la fixation des prix des menus en collaboration avec le chef de cuisine et le directeur de l’hôtel. Homme de terrain et de relations publiques, il entretient l’image et la bonne réputation de l’établissement (publicité, relations clients, organisations d’évènements VIP…).

Moyenne : 2 350 € nets/mois.

"Dans les hôtels 3 étoiles ou moins, la fourchette basse se situe à 2 000 €, tandis qu’elle est de 2 500 € nets/mois dans les 4 étoiles ou plus, souligne Eureka Executive Search. En outre, plus le standing de l'établissement est haut, plus il y a de points de vente, plus la taille de l'équipe à manager et le CA développés sont importants, plus le salaire est tiré à la hausse."

 

Directeur d’hébergement : 2 026 € nets/mois

Métier

Salaires

Nommé par le directeur de l’hôtel, le F&B manager est avec le directeur de l’hébergement l’un des piliers de la direction de l’hôtel. Il est responsable de l’ensemble du pôle restauration de l’hôtel (le ou les restaurants, le ou les bars, le room-service, le service des banquets .

Il dirige, coordonne et supervise l’ensemble du personnel travaillant dans ces services et participe à leur recrutement.

Chargé de développer la rentabilité des points de ventes restauration, il élabore et contrôle le budget de fonctionnement, gère les achats, participe à la création de la carte et à la fixation des prix des menus en collaboration avec le chef de cuisine et le directeur de l’hôtel. Homme de terrain et de relations publiques, il entretient l’image et la bonne réputation de l’établissement (publicité, relations clients, organisations d’évènements VIP…).

Moyenne : 2 350 € nets/mois.
Fourchette : 1 500 €-2 400 € nets/mois.

Le commentaire d’Eureka Executive Search :
"À Paris, dans les hôtels 3 étoiles ou moins, la moyenne du salaire est d’environ 2 800 €, tandis qu’elle avoisine les 3 000 € nets/mois dans les 4 étoiles ou plus. Plus la taille de l’établissement, l’équipe à manager sont grandes, plus le standing est élevé, plus la multi-activité est présente, plus les salaires sont tirés à la hausse."

Directeur d’hôtel : 2 935 € nets/mois

Métier

Salaires

Directeur de la politique commerciale, de l’exploitation, de la gestion et de la comptabilité, le directeur d'hôtel est responsable des résultats de l’établissement. Il doit souvent en rendre compte aux dirigeants du groupe auquel appartient l’établissement, ou au propriétaire quand il s’agit d’un hôtel indépendant.

Ces responsabilités nécessitent un grand sens commercial (pour vendre les chambres au meilleur prix et générer du chiffre d’affaires), par des qualités managériales (pour gérer et coordonner toutes les équipes et maintenir un bon climat social), par des compétences de gestionnaire (pour être capable d’ajuster la stratégie de vente aux contraintes économiques internes et externes), et la connaissance des métiers du service.

Ses responsabilités et son salaire varient en fonction du type d’établissement : nombre de chambres, chiffre d’affaire, standing, nombre d’étoiles, indépendant ou hôtel de chaîne, avec ou sans restaurant…. Selon le Fafih, il y environ 2 400 personnes en France qui exercent le métier de directeur d'hôtel.

Moyenne : 2 935 € nets/mois.
Fourchette : 2 000 €-3 200 € nets/mois.
Dans les hôtels 4 étoiles ou plus, la fourchette hausse atteint 2 800 € et dans les gros porteurs il n’est pas rare de voir des salaires de 5 000 € nets/mois.

Les facteurs qui jouent sur le salaire
Les avantages ajoutés au salaire (logement, prime, voiture, etc.) peuvent tirés le salaire de base à la baisse, tandis que le nombre important de chambres (ex. : 300 chambres dans une grande ville) et une masse salariale réduite peuvent agir à la hausse. Plus le style de style de l’hôtel et le prix moyen des chambres sont élevés et plus l’autonomie commerciale est grande, plus le salaire tend vers la fourchette haute.

"Parmi les autres accessoires du salaires : prime sur intéressement (de un demi-mois à 2 mois de salaires), participation, prime sur objectifs. Parfois, un avantage logement : souvent dans la catégorie 3 étoiles, ou pour les 4 étoiles et + de province, excepté dans les grande villes", remarque Eureka Executive Search.

Le témoignage de Christophe Cialdella, 37 ans, directeur du Millenium Opéra (Paris IXe) :

"L’humain, et l’approche commerciale et marketing sont au cœur de la fonction de direction d’un hôtel. Le directeur doit savoir prendre les décisions stratégiques, distribuer les missions, et donner la pulsion d’action à ses équipes. Il doit toujours avoir à l’esprit que sans client, l’hôtel n’a pas de revenu, et que sans collaborateur, le directeur est un capitaine sans équipage. D’où l’extrême nécessité d’être sensible aux ressources humaines, de savoir rester humble, et d’être doté à la fois de qualités commerciales et managériales."

Tiphaine Beausseron l’hôtellerie restauration lundi 7 septembre 2009

 

10/092009

 

Dossier Métiers-Emploi-Salaires-2009 : les fonctions de la salle

 

La fonction de responsable de salle est celle qui figure en haut de la hiérarchie des postes de salle et, logiquement, c’est aussi celle à laquelle est associé le salaire le plus élevé : 1 835 € nets/mois. Mais, c’est aussi celle pour laquelle le bénéfice des pourboires (en plus du salaire net mensuel) est inférieur à la moyenne : 54 % contre une moyenne de 70 % et 82 % par exemple pour le chef de rang. Côté organisation du travail, 80 % des salariés de la salle sont embauchés à 39 h/semaine, mais 35 % des serveurs le sont à 35 h. À noter que le métier de serveur est très largement féminisé (à plus de 60%) et que le temps partiel y est très développé (plus de 40% des emplois)*.

 

Responsable de salle : 1 835 € nets/mois

Métier

Salaires

Le responsable de salle manage toute l’équipe de salle (maîtres d’hôtel, chefs de rangs, commis… : organisation du travail, planification des horaires, gestion des embauches parfois en étroite collaboration avec le directeur du restaurant. Il doit contrôler la marge brute d’exploitation et veiller à ce qu’elle soit toujours excédentaire ce qui signifie notamment gérer les approvisionnements, la tenue des stocks et les commandes relatives au bar et à la cave et le choix des fournisseurs en collaboration plus ou moins étroite avec le directeur du restaurant en fonction de l’organisation interne de l’établissement. Il accueille et salue la clientèle pendant le service. Éventuellement il organise les réceptions et négocie les prix des réservations de groupe en collaboration avec le directeur de restaurant. Dans tous les cas, le directeur de salle est avant tout un professionnel doté de connaissances approfondies de l'accueil, du service et du travail en salle, ainsi que d'un sens très poussé du service client.

Moyenne : 1 835 € nets/mois pour 39 h/semaine.
Fourchette : 1 400 €-2 200 €.

Maître d’hôtel : 1 800 € nets/mois

Métier

Salaires

Métier : Le maître d'hôtel est la personne qui accueille les clients à leur arrivée, il les installe à la table, leur remet le menu et la carte des vins. Il les conseille sur le choix des plats et les suggestions du jour et doit savoir en parler en détails. Il prend la commande avant de laisser la place au chef de rang et au sommelier. Il peut intervenir ponctuellement dans le déroulement du service pour remplacer un sommelier, pour apporter un conseil culinaire ou encore assister un chef de rang dans une tâche complexe de découpage ou de flambage. Enfin en qualité de chef de salle, il est généralement associé au gérant ou au propriétaire du restaurant lors du recrutement et de la formation du personnel de la salle. Il joue également le rôle d'intermédiaire entre la salle, la cuisine et la direction.

Selon le Fafih*, environ 8 500 personnes en France exercent le métier de maître d'hôtel.

Moyenne : 1 800 € nets/mois.
Fourchette : 1 400 €-2 000 € nets/mois.

 

 

Sommelier : 1 655 € nets/mois

Métier

Salaires

"Le sommelier est un spécialiste de l’art de servir et de boire du vin : ouverture, décantage, présentation du vin et commentaires, dégustation, puis service au verre. Pour devenir un bon sommelier, il faut d’abord être un professionnel du service en salle", explique Serge Dubs, chef sommelier à l’Auberge de l’Ill à Illhaeusern (68) et président de l’Union de la sommellerie française (sommelier-france.org) qui compte 1 400 membres. "Homme de culture, de terrain, de savoir, et homme au service d'autres hommes, le sommelier est un personnage central dans l'enceinte d'une brigade de restaurant, mais aussi le vecteur de l'image du vin et du restaurant." En pratique, le titre de sommelier est utilisé dans les restaurants gastronomiques. Dans certains restaurants traditionnels, la fonction peut-être assumée par le maître d’hôtel. Selon le Fafih*, environ 1 500 personnes en France exercent le métier de sommelier.
Les + du métier :
l’opportunité de voyager et de se cultiver
Les – du métier : travailler en décalage (soirées, week-ends et jours fériés), ce qui peut être déstabilisent pour la vie de famille.

Moyenne : 1 655 € nets/mois.

Les salaires peuvent varier de plus ou moins 20 % en fonction de la région (Paris paye mieux que la province), de l’établissement (gastronomique, brasserie, indépendant, chaîne, hôtel-restaurant…). En outre il évolue aussi en fonction du grade. Tandis que la fourchette de salaire d’un commis sommelier est comprise entre 1 200 €-1 500 € nets/mois, celui d’un chef sommelier avoisine les 2 500 €-3 500 € nets/mois

Barman : 1 490 € nets/mois

Métier

Salaires

Dans un restaurant, un hôtel, une brasserie, un bar ou une boîte de nuit, le barman est celui qui tient le bar de l'établissement. Il sert les boissons commandées par les clients, il réalise les cocktails classiques de la carte et propose également des compositions de son choix. Véritable chef d'ambiance, le barman doit savoir créer une atmosphère chaleureuse adaptée à l'établissement et contribuer ainsi à sa renommée. Il assure également la tenue de la caisse, la gestion des stocks des boissons : les commandes auprès des fournisseurs, la réception et le rangement des bouteilles. Il gère également le nettoyage et la maintenance des machines et des équipements du bar. Selon le Fafih*, environ 28 000 personnes en France exercent le métier de barman.

Moyenne : 1 490 € nets/mois.

"Tandis que la fourchette de salaire d’un commis barman est comprise entre 1 200 €-1 500 € nets/mois, 1er ou 2nd barman peut espérer gagner entre 1 500 € et 2 000 € nets/mois, et au-delà quand il devient chef barman. Mais le salaire varie au cas par cas en fonction des responsabilités réelles confiées au barman, et il ne faut pas compter sur les pourboires, devenus trop aléatoires. Mieux vaut négocier son salaire dès le départ", précise Guy Musart président de l’association des barmen de France qui regroupe 600 membres. "Par ailleurs, le professionnel doit prendre en considération le coût de vie locale. Souvent, il est plus intéressant d’exercer le métier de barman en province, car le coût de la vie sur place est moins élevé qu’à Paris", souligne-t-il.

Chef de rang : 1 495 € nets/mois

Métier

Salaires

Responsable d'un rang, c’est-à-dire d’un groupe de tables, le chef de rang doit veiller au bon déroulement du service sur l’ensemble de ces tables. Sous l’autorité du maître d’hôtel et après la prise de commande faite par ce dernier, le chef de rang fait le service à table et débarrasse, aidé par des commis. Lors de la mise en place des tables, il vérifie que rien ne manque ; au moment du service, il doit parfaitement bien connaître la carte et les plats pour être en mesure de répondre aux questions des clients, connaître, maîtriser toutes les techniques de présentation et de découpage, voire de flambage. À la fin du repas, il s'assure de la satisfaction des clients, établit l'addition et encaisse leur règlement.

Moyenne : 1 495 € nets/mois + pourboires dans + de 80 % des cas.
Fourchette : 1 300 €-1 600 € nets/mois.
Eléments qui tirent le salaire vers la fourchette haute : expérience, haut standing de l'établissement, capacité et chiffre d'affaires du restaurant.

Avec le serveur, le chef de rang est celui qui, en salle, bénéficie le plus souvent de pourboires en plus du salaire versé par l’entreprise.

Serveur : 1 400 € nets/mois

Métier

Salaires

Le serveur assure un service de qualité en exécutant rapidement et avec habileté les gestes répétitifs du service : présenter le menu, prendre la commande, aller chercher les plats en cuisine, servir les boissons, débarrasser, présenter l'addition, et encaisser. Il prend congé de ses clients en s'assurant que le service s'est bien déroulé et enfin dresse une nouvelle table pour la poursuite du service. Il assure une relation de qualité avec le client en étant aimable et attentif à ses demandes. Il doit adapter son allure et la qualité de son service au style de l'établissement : bar-brasserie, restaurant-lounge, bistrot chic, café terrasse... Selon le Fafih*, environ 300 000 personnes en France exercent le métier de serveur (se).

Moyenne : 1 400 € nets/mois + pourboires dans plus de 80 % des cas.
Fourchette :
1 200 €-1 500 € nets/mois.

Éléments qui tirent le salaire vers :
- la fourchette haute : à la hausse : Haut standing de la clientèle qui est plus à même à donner des pourboires, fréquentation et chiffre d'affaires du restaurant importants
- la fourchette basse : fermeture de l'établissement le week-end ou le soir, province

Avec le chef de rang, le serveur est celui qui, en salle, bénéficie le plus souvent de pourboires en plus du salaire versé par l’entreprise.

Commis de salle : 1 332 € nets/mois

Métier

Salaires

Le commis de salle participer aux tâches simples de dressage des tables et du service en salle, et se forme aux métiers du service en salle sous la direction d'un chef de rang.

Moyenne : 1 332 € nets/mois + pourboires dans + de 70 % des cas.

*Source : Fafih - Portrait sectoriel 2008

 

Dossier réalisé par Tiphaine Beausseron L’hôtellerie restauration lundi 7 septembre 2009

 

 

9/092009

 

Dossier Métiers-Emploi-Salaires-2009 :

les fonctions accueil, réception, étages

 

Ce sont les métiers de l’enquête les moins bien payés. Dans la fourchette haute, les gouvernantes générales (1 990 € nets/mois) devancent de loin les chefs de réception (1 653 € nets/mois). Parmi les plus ingrats, le poste de réceptionniste qui affiche une moyenne de salaire de 1 366 € nets/mois, soit une moyenne équivalente à celle des veilleurs de nuit, fonctions pourtant moins exigeante en terme de formation et qualification. "Il devient très difficile de trouver des réceptionnistes qualifiés avec les salaires pratiqués actuellement", s’alarme Mireille Boucher, directrice du cabinet de recrutement MB Consultant. Si la majorité des réceptionnistes sont embauchés à 39h, un quart d’entre eux le sont à 35h. Globalement, les métiers du segment accueil, réception, étages sont fédérées au sein d’associations professionnelles particulièrement dynamiques (voir les interviews par fonction). Les 35 h sont aussi monnaie courante pour les femmes/valets de chambres qui sont 42 % à déclarer être recrutés sur la base de 35 h. Côté pourboires, seuls les concierges sont une majorité à déclarer en bénéficier.

 

Chef de réception : 1 653 € nets/mois

Métier

Salaire

Le chef de réception est responsable du service accueil-réception de l'hôtel. À ce titre, il prend en charge les clients à leur arrivée, prend en compte les demandes spécifiques de la clientèle (prix, programme de fidélité, VIP, en particulier dans les hôtels 4 étoiles et plus), et doit réagir vite face la recrudescence des réservations de dernière minute. Il assure certaines vérifications comptables (ajustements de prix, facturation city ledger avec les agences de voyage…). Il endosse aussi un rôle essentiel de leader et de formateur. Il coache son équipe et gère leur planning. Parfois, le chef de réception est le bras droit de la direction dans les établissements ne disposant pas de responsable ou directeur d'hébergement (en général ceux qui sont inférieurs à 100 chambres). Dans tous les cas, il doit maîtriser l’anglais.

Moyenne : 1 653 € nets/mois pour 39 h/semaine.
Fourchette : 1 300 €-2 000 € nets/mois.

Eléments qui tirent le salaire vers :
- la fourchette haute : prime de participation si appartenance à une groupe, prime d’objectifs, standing élevé et grande capacité de l’établissement, ouverture d’établissement impliquant plus des responsabilités relevant de la stratégie commerciale.
- la fourchette  basse : La crise économique qui conjugue gel des salaires et plus de candidats pour un même poste, standing de l’établissement, province.

 

Gouvernante générale (H/F) : 1 990 € nets/mois

Métier

Salaire

De nombreuses missions sont confiées à la gouvernante générale.
Elle est garante de l’hygiène et de la sécurité des biens et des personnes (clients et collaborateurs). Elle représente  l’image de marque de l’hôtel et  répond aux attentes des clients et des collaborateurs. Elle met tout en oeuvre pour atteindre les objectifs fixés par la direction générale
Ses fonctions sont multiples et variées : leader et manageur de son équipe elle veille à la mise en œuvre des procédures internes, établit les divers plannings de son département, application et suivi des impératifs budgétaires (frais de personnel, commandes et stocks de produits, matériel, uniformes, linge…) participe à l’optimisation  de la qualité, elle assure  le suivi des prestations des divers fournisseurs. 

Moyenne : 1 990 € nets/mois pour 39 h/semaine (étant précisé que la gouvernante générale est en général cadre au forfait).
Fourchette : 1 800 €-2 200 € nets/mois dans les hôtels 1 à 3 étoiles, 2 500 €-4 000 € dans les hôtels 4 étoiles et plus.
Complément de salaires : - prime sur intéressement, souvent entre un demi et 1 mois de salaire en fonctions des objectifs financiers et qualitatifs atteints par l’hôtel,
- prime sur objectifs individuels, de 1 à 3 mois de salaires.

Les éléments qui tirent le salaire vers :
- la fourchette haute : expérience diverses et ancienneté dans la fonction, les compétences, en charge ou non d'un spa ou d’un service  intégré dans le département  housekeeping (pressing, fleuristes, jardiniers…), taille de  l'équipe à manager, maîtrise d’une ou plusieurs langues étrangères, statut cadre.
- la fourchette basse : pas ou peu de maîtrise de la langue anglaise, hôtel de petite capacité, importance de l’équipe,  statut agent de maîtrise ou  employé.

Côté recrutement des cadres, le témoignage d’Alain Jacob, directeur d’AJ Conseil à Paris

Quelles sont vont prévisions pour le second semestre 2009 ?
Clairement aucune. Nous n’avons pas de visibilité, tout le monde travaille sur le court terme.

Quels types de postes souffrent le plus de la crise ?
Tous les postes souffrent sans exception, il est donc difficile de les hiérarchiser. Il n’y a pas de création nette d’emploi, peu de mobilité, les cadres en place s’accrochent à leurs emplois.

Quelles sont les fonctions qui souffrent le plus de la crise ?
Dans l’ordre : salle, hébergement. Pour la cuisine, il y a toujours un manque de main-d’oeuvre, surtout de main-d’oeuvre qualifiée !

Y a-t-il des zones géographiques qui souffrent plus que d’autres ?
Je parlerai plutôt des zones géographiques qui souffrent le moins : essentiellement l’Île-de-France

Avez-vous l’impression que les entreprises ont baissé les salaires d’embauche ?
Ce n’est pas une impression mais une certitude : en dehors de quelques cas particuliers, les salaires moyens sont à la baisse.

 

Gouvernante  : 1 515 € nets/mois

Métier

Salaire

Sous l'autorité directe de la gouvernante générale ou de son assistante, la gouvernante veille à l'entretien et à la propreté d'un hôtel. Ses fonctions sont diverses : elle encadre le travail des femmes de chambres, des équipiers, valets. contrôle l'état de propreté des chambres et lieux publics, vérifie le bon fonctionnement des installations sanitaires et électriques, suivi des standards, mise en place  des produits d’accueil….) effectue  le suivi des clients VIP,  elle est en relation permanente avec le client  d’où l’importance de parler l’anglais.
Elle peut être amenée à occuper les fonctions de la gouvernante du soir ou de gouvernante des lieux publics.
Au quotidien, les responsabilités endossées peuvent considérablement varier en fonction de la situation géographique de l’hôtel et, et de sa capacité, ainsi que de l'organisation du département. Selon le Fafih*, environ 3 000 personnes en France exercent le métier de gouvernante d’hôtel.

Moyenne : 1 515 € nets/mois pour 39 h/semaine (étant précisé qu’en pratique, le plus souvent, la durée effective de travail est de 35 h/semaine + heures supplémentaires variables en fonction de la fréquentation de l'hôtel).
Fourchette : 1 340 €-1 700 € nets/mois.
Les éléments qui tirent le salaire vers la fourchette haute : expérience dans le poste,  étendue des responsabilités, anglais maîtrisé, polyvalence et responsabilités importantes dans de petites structures.

 

Réceptionniste : 1 366 € nets/mois

Métier

Salaire

Son métier consiste à accueillir les clients et faciliter leur séjour puis gérer leur départ. Ce qui implique notamment de : gérer les formalités d’enregistrement et de départ des clients qui fait des fonctions Back Office réception–caisse. Assurer le standard, renseigner et assister les clients (les informer des programmes de fidélisation de la chaîne, des points de ventes de l’hôtel, prendre en charge le change de devises, s’assure du réveil de la clientèle l’ayant réclamé). Veiller à la bonne garde des fonds sous sa responsabilité (sa propre caisse, plus le coffre de la réception). Assister ponctuellement le chef de brigade dans la gestion du Back Office. À noter que dans les établissements de standing inférieur à 4 étoiles, le métier de réceptionniste appelle à plus de flexibilité car il est souvent entouré d’une équipe plus réduite (pas de chefs de brigade, en charge des petits-déjeuners ou du bar…). Un réceptionniste peut espérer devenir chef de réception en "quatre à sept ans selon la motivation, une expérience à l’étranger, la flexibilité géographique. Mais avant le grade de chef de réception, il y a ceux de chef de brigade, puis adjoint chef de réception ou attaché de direction", explique Gautier Py. Selon le Fafih*, environ 32 000 personnes en France exercent le métier de réceptionniste. 

Moyenne : 1 366 € nets/mois pour 39 h/semaine.
Fourchette : 1 200 €-1 470 € nets/mois.
Les éléments qui tirent le salaire à la hausse : flexibilité, shifts de nuit.

 

Concierge : 1 400 - 1 700 € nets/mois

Métier

Salaire

Faciliter le déroulement du séjour des clients et satisfaire toutes leurs demandes même les plus originales. "Le concierge jouit d’une place à part dans la relation qu’il crée avec le client : une relation de complicité, de confiance et de confidence. En outre, le concierge a un rôle essentiel à jouer dans la pertinence et la richesse de ses recommandations et par le pouvoir qu’il a d’ouvrir certaines portes réputées infranchissables. On attend du concierge qu’il connaisse tout, sache tout, puisse donner un avis, conseiller. Au-delà de sa présence au sein de l’hôtel, il doit donc prendre beaucoup  sur son temps libre et souvent dépenser de ses propres deniers rester au faîte de l’actualité de sa ville. … restaurants, clubs, expositions", explique Roderick Levéjac, chef concierge au Four Seasons George V et président des Clefs d’or. Selon le Fafih*, environ 500 personnes en France exercent le métier de concierge.

Fourchette : 1 400-1 700 € nets/mois + pourboires dans 54 % des cas.

 

Veilleur de nuit : 1 366 € nets/mois

Métier

Salaire

Le veilleur de nuit assure l'accueil et la permanence de la réception d'un hôtel pendant toute la nuit. Il tient le registre des arrivées des clients, fournit les clés des chambres et prend note des demandes éventuelles de service pour le lendemain (service du petit-déjeuner en chambre, commande de taxis …). Il garantit également le calme et la sécurité de l'hôtel pendant la nuit. Au petit matin, il fait un compte rendu et transmet les consignes éventuelles de certains clients au réceptionniste qui prend sa relève.

Moyenne : 1 377 € nets/mois pour 39 h/semaine + pourboires dans 27 % des cas.
Fourchette : 1 225 €-1 500 € nets/mois.

 

Femme/valet de chambre : 1 304 € nets/mois

Métier

Salaire

La femme de chambre, ou son homologue masculin le valet de chambre (très rare dans la profession), a la responsabilité de nettoyer et de ranger les chambres d'hôtel après l'utilisation par le client, ainsi que de nettoyer les parties communes des étages.
Chaque matin, la femme de chambre reçoit son planning lui indiquant les chambres qu'elle doit nettoyer et ranger, avec efficacité et rapidité. La femme de chambre fait le ménage de la chambre, change les draps et refait les lits, passe l'aspirateur, nettoie les sanitaires et la salle de bains qu'elle réapprovisionne en linges, serviettes et peignoirs propres et envoie le linge sale à la lingerie.
Parfois, selon l'organisation de l'hôtel, elle peut également participer au service en chambre du petit-déjeuner.

Moyenne : 1 304 € nets/mois pour 39 h/semaine + pourboires dans 42 % des cas.
Fourchette : 1 170 €-1 428 € nets/mois.

Dossier réalisé par Tiphaine Beausseron L’hôtellerie restauration lundi 7 septembre 2009