Le 1er sept. 2010

 

      TERRE, ECOLOGIE, DEVELOPPEMENT DURABLE & ESPACE   

 

Le 1er sept. 2010

 

Des études européennes sur l’élevage du Thon rouge

 

Des scientifiques européens ont, dans le cadre du projet SELFDOTT financé par l’Union européenne à hauteur de 2,98 millions euro, mené des recherches sur les conditions d’élevage du thon rouge.

 

Ils ont obtenu, au terme de trois ans de recherches, des dépôts d’œufs viables de thons rouges en captivité, par des moyens complètement naturels, ce qui constitue un progrès très encourageant.

 

Cette expérience a montré la faculté d’adaptation du thon rouge après trois ans de domestication. Máire Geoghegan-Quinn, Commissaire européenne responsable de la recherche, de l’innovation et de la science, s’est félicitée de cette avancée de la recherche européenne, qui laisse espérer des bénéfices sur l’exploitation commerciale du thon rouge ainsi qu’un progrès en matière de gestion durable de cette espèce.

 

La lettre Robert Schuman n°452

 

12 août 2010

 

Développement durable : une nouvelle norme internationale pour l’événementiel

 

La future norme ISO 20121 devrait entrer en action en 2012.

 

Afin d’harmoniser les efforts mis en œuvre par le secteur de l’évènementiel pour pallier les impacts négatifs des activités sur l’environnement, une norme internationale visant à promouvoir le développement durable dans les critères de l’organisation d’évènements devrait être créée. Objectif : fournir un cadre que les organisateurs d’évènements, les sites d’accueil et les autres maillons de la chaîne pourront utiliser pour respecter l’environnement dans leurs méthodes de travail.

 

La norme adoptera une approche par systèmes de management appelant l’identification des enjeux clés du développement durable : choix du lieu, procédures opérationnelles, gestion de la chaîne logistique, approvisionnement, communication, transport, etc.

 

Engagée sur proposition du BSI, l’Institut de normalisation britannique, cette norme sera établie par un nouveau comité de projet de l’ISO (Organisation internationale de normalisation). Quelque 30 pays se sont déjà engagés en qualité de membres participants ou observateurs. L’approche se veut innovante et souple, orientée vers la production de résultats, source de plus de transparence dans le secteur de la gestion d’évènements.

Anne Sallé l’hôtellerie restauration mardi 10 août 2010

 

1er août 2010

 

Biodiversité

 

Le rapport "TEEB for business", présenté par la Commission européenne le 13 juillet, plaide en faveur d'une prise en compte de la biodiversité dans les plans d'entreprise et les activités premières du secteur privé à travers le monde.

  • Il met en lumière la forte croissance récemment enregistrée dans le secteur des produits et des services porteurs d'un label écologique et l'intérêt croissant des consommateurs à l'égard de la production durable.
  • Il montre que la biodiversité peut offrir aux entreprises des perspectives économiques considérables.

La Commission a également adopté une proposition de révision de la réglementation communautaire sur les cultures génétiquement modifiées (OGM). La proposition permet aux Etats membres de choisir d'autoriser ou non, sur la totalité ou une partie de leur territoire, la culture d'OGM.

 

La lettre Robert Schuman n°450 juillet 2010

 

27 juillet 2010

 

Faites le Bilan carbone® de votre restaurant

 

Un exemple très instructif : Léon de Bruxelles.

 

 

 

Qu’est-ce qu’un Bilan carbone® ?

C’est une méthode développée par l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) pour comptabiliser les émissions de gaz à effet de serre (GES) résultant de l’activité d’une entreprise. Les résultats obtenus sont traduits en tonnes d’équivalent CO2. Pour en savoir plus : http://ecocitoyens.ademe.fr

Cette méthode permet à un restaurateur, qui souhaite inscrire son activité dans une approche de Développement Durable, d’identifier les points critiques sur le plan énergétique de son activité et d’établir un plan d’amélioration.

Appliquée à Léon de Bruxelles, cette méthode a permis de nombreux constats très intéressants. Le Bilan carbone® a été réalisé par le cabinet Effet de Levier en 2009 sur la base des chiffres 2008 des restaurants de Lisses, Villiers-sur-Marne et du siège. Et selon les règles d’extrapolation habituelles du Bilan carbone®, il en a été déduit les résultats pour l’ensemble de la chaîne. Il apparaît tout de suite que l’essentiel des émissions de CO2 provient des activités externes aux restaurants : par exemple les déplacements des clients (13 %) et surtout la production agroalimentaire (43 %). Alors que l’activité du restaurant génère une faible part des émissions (20 %).

Mieux, les produits phares des restaurants Léon de Bruxelles : les moules, les frites et la bière ont un impact très faible : seulement 18 % des émissions totales (incluant la fabrication, le transport et les emballages).

La moule, un produit naturel avec un excellent Bilan carbone®
C’est la divine surprise de ce bilan, la moule est un produit naturel qui a un excellent Bilan carbone®. C’est une très bonne source de protéines qui génère 40 fois moins de CO2 qu’un kilo de bœuf et 100 fois moins qu’un kilo de veau. Tout aussi diététique, son impact est comparable à celui des légumes. Elle se nourrit de phytoplancton, des micro-algues marines produites naturellement dans le milieu où elle vit et ne nécessite aucun traitement chimique. La moule est facile à cultiver, très résistante aux maladies, les mytiliculteurs doivent simplement éviter de trop intensifier leurs parcs, parce qu’elle est très vorace.

 

Le Bilan carbone® permet de bâtir un plan d’action

Au-delà du constat qu’il permet de faire le Bilan carbone® n’a d’intérêt que s’il débouche sur un plan d’action d’amélioration. C’est ce que Léon de Bruxelles est en train de réaliser avec succès.

Les premiers résultats constatés par Mariannick Ozanne, la directrice du Développement Durable concernant les émissions directes sur lesquelles l’entreprise peut agir et mesurer régulièrement son action, sont par exemple pour le siège : une baisse de 12 % de la consommation d’énergie au siège, une baisse de consommation de 10 % du papier, une diminution de 30 % des impressions couleurs, un allégement de 22 % des imprimés publicitaires et une réduction de 11 % des frais de carburants.
Dans les restaurants, les huiles usagées sont recueillies pour être recyclées, mais surtout il a été réalisé un vaste programme de relamping et d’équipement de mousseurs réducteurs de débit sur l’ensemble des points d’eau. Les consommations d’énergie sont mesurées, pour 80 % d’entre elles, toutes les semaines pour analyser les évolutions et les réduire. Pour les sets de table, une réduction de 20 % du papier consommé a d’ores et déjà été réalisée, ils sont par ailleurs imprimés avec le label Imprim’vert

Une "taxe carbone" pour financer les initiatives locales des restaurants

Pour les restaurants, afin d’encourager les initiatives, depuis avril 2010 il a été créé en interne une taxe carbone de 0,1 % du chiffre d’affaires. Les sommes ainsi générées sont mutualisées pour financer les investissements requis pour mener à bien les actions décidées par les restaurants. À ce jour, 25 % des 56 restaurants sont fortement impliqués dans la démarche.
Les nouveaux restaurants (Creil, Metz, Besançon) ont été systématiquement équipés de chauffe-eau solaire avec une isolation renforcée, deux d’entre eux ont aussi un système de récupération d’eau de pluie, enfin un restaurant est équipé d’une balleuse à cartons et bien sûr les chantiers ont été conduits de façon propre et durable.

Agir sur les approvisionnements

Plus délicat est d’agir sur les émissions indirectes. Sur ce plan, Léon de Bruxelles bénéficie d’un historique puisque dès 2004, Michel Morin, son président du directoire, avait mis en place un plan d’action qui avait divisé le nombre de livraisons par 3. Depuis, les efforts ont surtout porté sur la sélection des fournisseurs et aujourd’hui, ils sont tous impliqués dans des démarches de Développement Durable. Le plus emblématique d’entre eux est la société Médithau. Cette société fournit environ le quart des 3 000 tonnes de moules consommées annuellement par Léon de Bruxelles. Florent Tarbouriech, qui dirige cette PME, s’est, depuis de nombreuses années, investi dans la réduction de l’impact environnemental de l’entreprise et pour la préservation de la biodiversité dans l’étang de Thau sa zone de production. Par exemple Médithau s’est équipée d’un système très performant de traitement et d’assainissement de l’eau qui sert à éliminer les déchets pourtant naturels issus de la production des moules. Le volume traité n’est pas négligeable puisque ce sont 300 m3 d’eau propre par heure qui est ainsi rejeté dans l’étang. Déjà certifiée Iso 9001 et 22000, l’entreprise approfondit son engagement dans le Développement Durable avec la démarche AFAQ "millénaire" (1000NR). Plusieurs projets sont ainsi en cours : travail sur le recyclage des emballages et des cordes pour la production des moules, méthanisation des déchets de coquilles…
Pour conclure, écoutons Michel Morin : "La construction d’un restaurant, puis son exploitation offrent de multiples possibilités d’action, grandes ou petites, structurelles ou comportementales, afin de réduire la signature écologique de notre activité commerciale".

www.leon-de-bruxelles.fr

Par Jean-Luc Fessard, directeur de 'Le Temps du Client'

et auteur du Blog des Experts L’hôtellerie restauration lundi 26 juillet 2010

 

15 juillet 2010

 

La Grande Muraille Verte : Onze pays d’Afrique viennent de se réunir au Tchad pour jeter les bases de la Grande Muraille Verte 

 

7 juillet 2010

 

Les algues vertes : un vrai fléau

 

Chiffre : 83, C'est le nombre de sites littoraux victimes de marées vertes, selon l'Ifremer.

 

Toutes sont situées entre Saint-Malo (Ile-et-Vilaine) et la Loire Atlantique. La chaleur aidant, les algues vertes ont déjà commencé à pourrir le début de saison de certaines communes du littoral breton.

 

Saint-Michel-en-Grève (Côtes d'Armor). Chaque jour, les engins ramassent des centaines de Kilogrammes de laitues de mer qui sont déposées sur le sable.

 

Plus de 70 000 tonnes d'algues sont ramassées chaque année en Bretagne.

 

('Actu- Société - Environnement - Aujourd'hui en France- 3 juillet 2010).

 

17 juin 2010

 

 

Espèce en voie de disparition : Le Hamster D’Alsace

 

Avec ses yeux fureteurs et son petit museau, le grand hamster d’Alsace est un rongeur sympathique et sauvage, à ne pas confondre avec les hamsters domestiques.

 

Sous des airs bonnards et une robe tricolore (ventre noir, pattes blanches et dos beige roux), il ressemble à une variante du cochon d’Inde (20 cm pour 400 g), à une peluche vivante, à tout, sauf à une menace pour le pays.

 

Pourtant, à cause de lui, la France frôle l’amende astronomique17 millions d’euros menace Bruxelles – pour s’être montrée incapable de le protéger. Le mammifère tombe en effet sous le coup de la convention de Berne, un texte relatif à la conservation de la vie sauvage et des milieux naturels en Europe.

Emma Lombardini

 

Le 6 juin 2010

 

           Le fleuve Mékong est à sec de quoi alarmer les pays riverains

               dont 60 millions d’habitants vivent dans son bassin

 

Le Point 20 mai 2010

 

Le 5 juin 2010

 

La biographie de l’Univers depuis le « big bang » à nos jours

 

                                                  Le point 20 mai 2010

 

3 juin 2010

 

Quelle ampoule choisir ? de watts en lumens.-

Fin de 100 watts (1er/09/09); des 75 watts (1er/09/10); les 25 et 40 watts (Septembre 2012) !

 

Les ampoules classiques à incandescence sont progressivement retirées de la vente et remplacées par des ampoules « nouvelle génération ». Depuis le 1er septembre 2009, les ampoules traditionnelles de 100 watts ont disparu des magasins des 27 pays de l'union européenne.

 

Le 1er septembre 2010, ce sera au tour des ampoules à incandescence de 75 watts et, un an plus tard, de celles de 60 watts. Enfin, en septembre 2012, seront retirées du marché les 25 et 40 watts.

 

Le tableau (ci-dessous) donne la liste des équivalences (de watts en lumens). Mais le problème auquel on se trouve confronté est de savoir quel type de lampe on doit choisir dans la maison :

 

  • Lieux de passage (couloir, toilettes, escalier) : opter pour des halogènes Haute capacité ou des ampoules LED.
  • Lieux de détente ou de repos (salon, salle à manger)....ou de travail (cuisine) : préférez les fluocompactes.
  • Extérieurs (jardin ou terrasse) : prendre de préférence des fluocompactes.
  • Allées : baliser les allées avec des ampoules à LED.
  • S'agissant du prix , il faut toujours compter entre 4, 5 € et 15 € mais l'économie réalisée sur la consommation est de 30 à  50 %.

 

Pour les ampoules à LED le prix est quasiment le double mais elles durent de 2 à 5 fois plus longtemps. Certaines atteignent 25 ans de durée de vie.

 

Equivalences incandescentes /fluocompactes en lumens.

 

 

Ampoules à incandescence

 

Ampoules fluocompactes

 

40 watts

432 lumens (Im)

60 watts

741 lumens

75 watts

970 lumens

100 watts

1398 lumens

 

 

 

Le 28 mai 2010

 

Réaliser le bilan carbone de son restaurant

 Développé par l’Ademe, le bilan carbone est un outil de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre engendrées par toute l’activité d’un restaurant : cuisine, plonge, salle, logistique, gestion des déchets.

 Explications et mode d’emploi.Le Bilan Carbone® concerne les établissements de toute taille. Si le Grenelle 2 n’obligera que les entreprises de plus de 500 salariés à s’y soumettre, les chefs d’entreprises de taille plus modeste ont tout intérêt à s’engouffrer dans la démarche. Il s’agit de comptabiliser toutes les émissions de gaz à effet de serre (GES) induites par l’activité d’un établissement : celles-ci seront exprimées en équivalent CO2 (gaz carbonique). Exemple : combien de GES émet la consommation électrique d’un restaurant ? La méthode implique de retracer cette dernière, factures électriques à l’appui, sur tout le périmètre de l’établissement. Les points de gaspillage seront alors mis en lumière, et l’exploitant pourra y remédier, en réduisant l’impact de son activité sur l’environnement mais aussi en réalisant des économies. Ce qui n’est pas négligeable au moment où, très volatils, les prix de l’énergie sot voués à augmenter. Autre exemple : les équipements produisant du froid fonctionnent avec des fluides. Les vitrines réfrigérées des rayons en vente à emporter ou les gaz des installations de refroidissement représentent un poste élevé d’émission souvent insoupçonné. La climatisation, surtout quand celle-ci est mal réglée, pèse également en termes de GES. La réalisation d’un Bilan Carbone® peut permettre d’identifier des fuites. D’autres axes sont envisageables, comme celui du calcul de l’empreinte carbone d’un menu, par exemple.  

Amélioration de l’image “Les bénéfices retirés d’un Bilan Carbone® sont nombreux : amélioration de l’image, maîtrise des dépenses, sensibilisation des clients, motivation du personnel”, explique Marie-Paule Maréchal, du cabinet de conseil Genos, habilité par l’Ademe. Le périmètre d’un bilan carbone est large : lieux de production (cuisines, laboratoires de fabrication pour les traiteurs…), cuisines centrales, chaîne d’approvisionnement en produits frais, surgelés, épicerie, chaîne de distribution s’il y a des livraisons chez les clients, drives, déplacements domicile-travail des employés…
“Un Bilan Carbone® démarre toujours avec une réunion de cadrage pour identifier les acteurs de la chaîne qui participeront à la démarche, afin de préciser le périmètre. Ensuite, les étapes consistent à collecter les données, les analyser, valider les hypothèses et formaliser les résultats. Il faudra enfin et surtout que le chef d’entreprise définisse les objectifs de réduction de GES et les plans d’action associés” explique Marie-Paule Maréchal.

 

L’Ademe propose un dispositif de subvention pour la réalisation d’un Bilan Carbone®. Ces subventions pourront être octroyées après instruction des dossiers aux entreprises faisant appel à un prestataire préalablement formé à la méthode par l’Ademe. Le montant de l’aide apporté est de : 50 % maximum du coût de la prestation pour les grandes entreprises, 60 % maximum pour les PME, 70 % maximum pour les petites entreprises, le coût de la prestation étant plafonné à 50 000 €. “Il faut également garder en mémoire le fait que les subventions que l’Ademe accorde pour la réalisation des Bilans Carbone® risquent fort de disparaître dès lors qu’ils seront obligatoires”, prévient Marie-Paule Maréchal.


restauration21.typepad.com

 

Lydie Anastassion (Restauration21) l’hôtellerie restauration mercredi 26 mai 2010

 

18 mai 2010

 

Selon des experts de l'ONU, tous les poissons pourraient avoir disparu des océans d'ici à 2050 en l'absence d'une restructuration profonde du secteur de la pêche industrielle.

 

"Si les différentes estimations que nous avons reçues se réalisent, alors nous sommes dans une situation où effectivement, dans 40 ans, nous n'aurons plus de poisson", a déclaré lundi 17 mai Pavan Sukhdev, directeur de l'Initiative pour une économie verte du Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue), à New York.

Selon le rapport sur l'économie verte que le Pnue et divers experts doivent rendre public dans le courant de l'année et qui a été présenté en avant-première lundi, 30% des réserves ont ainsi déjà disparu et l'ensemble des activités de pêche risque de ne plus être rentable d'ici 2050.

Des flottes toujours plus grosses

Or, cette chute des réserves de poissons de la planète est un problème écologique mais aussi une question de subsistance pour un milliard de personnes, souvent originaires de pays en développement et dont le poisson constitue la seule source de protéines.

Le rapport sur l'économie verte estime en effet que

35 millions de personnes vivent de la pêche dans le monde, que 170 millions d'emplois en dépendent de manière directe ou indirecte et qu'en tout 520 millions de personnes y sont financièrement liées.

Principal fléau à combattre, selon le rapport: les subventions des gouvernements à des flottes toujours plus grosses pour des prises toujours plus maigres, et qui ne laissent pas le temps aux ressources de se reconstituer.

Les capacités des flottes de pêche sont "50 à 60%" supérieures à ce qu'elles devraient être, selon Pavan Sukhdev.

 

Création de zones préservées

Mais, selon le rapport sur l'économie verte, cette catastrophe peut être évitée si l'on taille dans les subventions aux flottes de pêche et si des zones protégées sont mises en place pour les poissons, ce qui à terme pourrait aboutir à une industrie de la pêche florissante.

Il préconise en effet la création de zones marines préservées permettant aux poissons femelles d'atteindre la taille adulte, augmentant ainsi sensiblement leur fertilité, jugeant qu'il s'agit d'une solution vitale.

Il conseille aussi de revoir la taille des flottes de pêche pour favoriser des bateaux plus petits. "Les solutions sont sous la main, mais la volonté politique et une économie ordonnée sont nécessaires", a insisté Pavan Sukhdev.

Le monde "épuise le capital" dont il a besoin, a souligné le directeur du Pnue, Achim Steiner. Cependant, "nos institutions, nos gouvernements sont parfaitement capables de changer de voie", a-t-il ajouté, précisant qu'une trentaine de pays collaboraient avec le Pnue et que d'autres étaient en train de réviser leur politique en matière d'environnement.

(Nouvelobs.com) 18 mai 2010

 

21/04/2010

 

Manger 100% local et de saison : la pratique qui se développe petit à petit grâce aux Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap), a plus de mal à essaimer dans la restauration, tant l’approvisionnement est compliqué surtout dans les grandes villes.

 

A Paris, les six restaurants des hôtels du groupe Starwood (Méridien, Sheraton, Westin et Prince de Galles) proposent à côté de la carte et des menus traditionnels, un menu 100% local, dont tous les produits viennent d’exploitations situées dans un rayon maximum de 200 km autour de la capitale. Au menu, Noix de Saint-Jacques (pêchée à Dieppe), filet d’Omble Chevalier (poisson de rivière Rhône-alpin élevé dans la Somme), Râble de lapin (Favières - Eure) à la moutarde de Meaux (Seine-et-Marne), brie de Nangis et des légumes cultivés spécialement à Chailly-en-Bière.

 

Une prestation éco-responsable

La démarche "100% local" s’efforce de réduire les effets liés aux transports des aliments, ce qui limite leur empreinte écologique, explique Starwood. C’est aussi un argument commercial pour ces établissements à forte clientèle de séminaires. "Préférer un prestataire éco-responsable fait partie du cahier des charges de certaines entreprises clientes", reconnaît Jean Ricoux, directeur général du Méridien Montparnasse. L’hôtel propose également un banquet 100% local pour les séminaires, jusqu’à 200 couverts. "Au-delà, nos producteurs ne peuvent pas fournir".

 

Retour aux fondamentaux

"Ca nous a permis de retourner aux sources, de sortir de nos cuisines, d’aller voir les producteurs", souligne également Jean-Luc Reymond, chef des restaurants du Méridien. Se limiter aux produits locaux et de saison, nécessite d’"être créatif", surtout durant l’hiver, admet-il, en remettant au goût du jour, par exemple, la soupe de potiron. Et pas de chèvre sur le plateau de fromage. Mais des bries, des coulommiers, du Fougerus, du Pont-Lévèque...

 

Une traçabilité pas toujours évidente

Seul restaurant 100% local en France répertorié par le site internet jesuislocavore.com, O’Fil des saisons à Lille propose une cuisine familiale, régionale, avec un prix moyen par personne de 12 à 13 euros au déjeuner et 15 à 20 au dîner. "On est local à 99%, ou au moins artisanal", explique Olivier Falhou, créateur du restaurant. Le café n’a évidemment pas poussé localement, mais il a été torréfié dans la région, explique-t-il. Légumes, charcuterie, produits laitiers, et même bière, sont livrés par des petits producteurs et des micro-brasseries, mais pour la viande, il a été "très difficile" de trouver un grossiste capable de "garantir l’origine régionale" du produit. C’est même "impossible" pour le poisson, regrette M. Flahou. "On sait où il a été pêché en Atlantique Nord-Est, mais c’est souvent impossible de savoir où il a été débarqué".

 

Le local c’est plus ’humain’

Mercredi le ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture a parrainé une charte signée entre Métro (grossiste auprès des restaurants et des métiers de bouche) et Légumes de France pour mettre en valeur les productions locales. Légumes de France s’engage à livrer des produits particulièrement frais, cueillis le matin même ou la veille au soir, à moins de 50km de l’entrepôt Métro. L’expérience est menée sur les plateformes de Paris, Tours et Colmar. Les Cuisineries Gourmandes, un label qui regroupe 75 restaurants de province, se font fort d’imposer 70% d’approvisionnement local (quelques dizaines de km) à leurs adhérents. "Nous sommes les restaurateurs écologiques du XXIè siècle", se félicite Claude Izard son président. Il est fier d’une traçabilité qui repose "sur l’homme, le producteur, et non pas le N° du lot".

Par Cécile BARAILLE Bottin Gourmand 20 avril 2010

 

19/04/2010

 

Lancement réussi de Cryosat 2 le 8 avril 2010

 

Cryostat2 successfull launch     CryoSat measuring the freeboard of floating sea ice.

 

Cryosat 2 mesurera l'épaisseur des glaces polaires

 

La première mission européenne consacrée à l'étude des glaces a été lancée le 8 avril au Kazakhstan. Depuis son orbite polaire, le satellite Cryosat 2 de l'agence spatiale européenne (ESA) fournira des informations sur la façon dont les glaces réagissent au changement climatique et sur le rôle qu'elles jouent dans le "système Terre". Cryosat 2 remplace le satellite Cryosat d'origine dont le lancement avait échoué en 2005. C'est le troisième satellite du programme "Planète vivante", après GOCE, lancé pour connaître la forme exacte de la Terre en mesurant son champ de gravité et SMOS, qui détecte l'humidité des sols et la salinité des océans.

 

Le satellite Cryosat 2 a été lancé à 15h57, heure d'Europe continentale (13h57 UTC), à bord d'une fusée Dniepr de la société ISC Kosmotras depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan. Le signal confirmant la séparation entre satellite et lanceur est parvenu à la station sol de Malindi au Kenya 17 minutes après la mise à feu du lanceur.

Cryosat 2 remplace le satellite Cryosat d'origine dont le lancement avait échoué en 2005. Les objectifs de la mission demeurent les mêmes : mesurer l'évolution de l'épaisseur des inlandsis de l'Antarctique et du Groenland ainsi que des glaces flottantes, beaucoup plus minces, des océans polaires.  

 

« Nous savons grâce à nos satellites radar que l'étendue des glaces de mer va décroissant mais il nous faut d'urgence établir comment évolue leur volume ». déclare Volker Liebig, Directeur des Programmes d'observation de la Terre à l'ESA. « Pour réaliser ce calcul, les chercheurs ont notamment besoin d'informations sur l'épaisseur des glaces, ce qui est précisément l’objectif de notre nouveau satellite Cryosat. Nous attendons avec impatience de recevoir les premières données de la mission. »

Le lancement de Cryosat 2, événement marquant pour le programme d'Observation de la Terre de l'ESA, porte à trois le nombre des satellites d'exploration de la Terre placés sur orbite en un peu plus de douze mois. Il fait suite à la mission GOCE sur la gravité et circulation océanique en régime stable, lancée en mars 2009, et à la mission SMOS d'étude de l'humidité des sols et de la salinité des océans, lancée en novembre dernier.

 

Les satellites de la série « Earth Explorers » sont conçus pour répondre directement aux questions que se posent les scientifiques et visent à améliorer notre compréhension du fonctionnement du système Terre et des effets que les activités humaines induisent sur les processus naturels.

Dans cette optique, Cryosat 2 est équipé d'un altimètre radar inédit qui résout les difficultés posées par la mesure des étendues de glace. Sa charge utile principale, qui se compose d'un instrument sophistiqué, le SIRAL (SAR/altimètre radar interférométrique) mis au point par Thales Alenia Space pour déterminer l'épaisseur des glaces flottantes océaniques et pour détecter les changements affectant les calottes polaires, notamment sur leur périphérie, d'où se détachent les icebergs.

Le satellite Cryosat 2 a été construit par un consortium dirigé par EADS Astrium. Il évolue sur une orbite polaire, atteignant une latitude de 88°, ce qui est plus proche des pôles que les précédents satellites d'observation de la Terre, et lui permet d'observer une superficie supplémentaire d'environ 4,6 millions de km², soit davantage que le territoire des 27 États membres de l'Union européenne réunis. L'association de technologies de pointe et de cette orbite polaire spécifique donnera accès à des données qui amélioreront notre connaissance des relations entre glaces et climat.

Maintenant que Cryosat 2 est lancé, l'équipe de contrôle de la mission, basée à l'ESOC, Centre européen des opérations spatiales de l'ESA à Darmstadt (Allemagne), s'occupe des opérations à exécuter pendant la phase critique dite de « lancement et début des opérations en orbite ».

 

17/04/2010

 

Thon rouge : un contrôle plus stricte des captures pour éradiquer la pêche illicite

 

Un nouveau système de surveillance des captures commerciales de thon rouge permettra de mieux contrôler les stocks qui s'épuisent de façon alarmante dans les eaux de l'Union européenne. Les nouvelles règles soutenues par les membres de la commission de la pêche, mercredi, exigent une documentation pour chaque étape de la chaîne, y compris le transbordement, la mise en cage, la récolte, l'importation, l'exportation et la réexportation afin d'assurer une traçabilité complète et fiable

 

Le projet de règlement soutenu par les députés transpose, en droit communautaire, les règles adoptées par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA), dont l'Union européenne est partie contractante. L'objectif est de mettre un terme à la surpêche et d'améliorer le contrôle des stocks.

Les nouvelles dispositions législatives prévoient l'obligation d'établir un document officiel pour tous les thons rouges. Celui-ci comprendra des données concernant:

 

  • la capture (nom du navire ou de la madrague, État du pavillon, quantités capturées, lieu et mode de capture);
  • l'exportateur ou le vendeur sur le marché intérieur;
  • le transbordement (nom des navires, date, port, description du produit, poids);
  • l'élevage (nom, date de mise en cage, quantités estimées);
  • la récolte (date, nombre de poissons, numéros des marques);
  • la commercialisation (description du produit, point destination d'exportation, coordonnées de l'entreprise exportatrice).

 

Une meilleure traçabilité conforme aux conclusions de la CICTA

Les députés ont intégré, dans le projet de règlement de l'UE, les dernières recommandations de la CICTA adoptées lors de la réunion internationale organisée au Brésil en novembre dernier.

 

Les mesures adoptées comprennent, entre autres:

  • l'interdiction du transbordement en mer, afin d'éviter les tricheries au niveau de l'origine des thonidés;
  • de nouvelles contraintes en matière de durée pour la récolte des poissons mis en cage, notamment pour imposer une traçabilité fiable;
  • des instructions précises concernant l'émission, le remplissage et la validation du relevé de capture.

 

Déception après le rejet de l'interdiction relative au thon rouge

Au cours de la conférence CITES sur les espèces menacées de Doha, la proposition de l'Union européenne d'interdire le commerce international du thon rouge n'avait pas obtenu la majorité des voix. Les députés s'étaient déclarés largement en faveur de cette interdiction, demandant à la Commission et à tous les États membres de défendre la proposition. Malgré la déconvenue, les députés espèrent que les dispositions de contrôle plus sévères permettront de renforcer la surveillance des stocks de thon rouge dans les eaux de l'Union européenne.

 

Prochaines étapes

La résolution législative élaborée par Raül Romeva i Rueda (Verts/ALE, ES) a été adoptée par 19 voix pour et 1 abstention. Le Parlement devrait confirmer le vote à sa session plénière de juin. Étant donné que le Parlement exerce les fonctions législatives conjointement avec le Conseil, la résolution ne sera pleinement adoptée que lorsque les deux institutions seront parvenues à un accord sur tous les points.

Mercredi, 7 avril 2010 Commission de la pêche Sous la présidence de:

Carmen FRAGA ESTÉVEZ (PPE, ES)

 

4/04/2010

 

Douche froide pour les apprentis sorciers du climat

 

 

(DR)
(DR)

Les adeptes de la géo-ingénierie ont dû se rendre à l'évidence : ils ne sont pas encore en mesure d'apporter une solution crédible au réchauffement climatique. Le jour où l'homme pourra refroidir la Terre n'est donc pas arrivé...

L'homme est-il capable de refroidir la planète ?

Jusqu'à présent, les adeptes de la géo-ingénierie (autrement dit, l'ensemble des techniques visant à manipuler l'environnement sur de grandes échelles) en étaient persuadés. Prônant une forme d' «interventionnisme climatique», ils se proposaient de stopper le réchauffement actuel en transformant notre environnement (injections de grandes quantités de soufre dans la stratosphère ou déploiements de grands miroirs dans l'espace afin de repousser le rayonnement solaire).

Réunis en congrès près de San Franciso la semaine dernière, 175 des plus grands spécialistes de la discipline souhaitaient se mettre d'accord sur des directive permettant d'encadrer les recherches à venir dans le domaine. A la surprise générale, les conclusions de l'ambitieuse Asilomar International Conference on Climate Intervention Technologies ont sonné comme un aveu d'échec. Si les membres du comité persistent à penser que la géo-ingénierie est une solution parmi d'autres pour «atténuer» le réchauffement climatique ils reconnaissent «ne pas connaître suffisamment les risques associées à ces méthodes[…], ni leur efficacité pour assurer qu'il faille, ou non, les mettre en œuvre.» Une douche froide.

Un rapport de la très respectable Royal Society britannique paru en septembre 2009, le plus complet à ce jour sur la géoingénierie, laissait déjà présager de l'issue probable du congrès. En s'appuyant sur son analyse, revenons un instant sur les plus ambitieux et controversés projets de ces dix dernières années. Et pourquoi ils ont très peu de chances d'aboutir.

(John MacNeill)
(John MacNeill)

 

Blanchir les nuages au dessus des océans (solution SRM*)

En 2008, Stephan Salter, de l'université d'Edimbourgh, envisage pour cela de mettre en place une flotte de 1500 bateaux vaporisant de l'eau de mer et la projetant dans l'atmosphère. Une partie du sel contenu dans l'eau vaporisée rejoindrait la couche nuageuse et provoquerait la condensation de gouttes d'eau. Ce sont ces grosses gouttelettes qui confèrent leur couleur blanche aux nuages. En rendant les nuages plus blancs, on augmenterait la réflexion naturelle du rayonnement solaire incident. Toutefois, une telle opération pourrait «avoir une influence sur les climats et les courants marins». Un risque difficilement acceptable tant notre compréhension des mécanismes climatiques est limitée.

Recouvrir les déserts de bâches en aluminium (solution SRM)

C'est la proposition faite en 2004 par Alvia Gaskill, le président de la société de consulting Environmental Reference Materials Inc. L'objectif est de doubler la quantité du rayonnement solaire renvoyée vers l'espace sur environ 2% de la surface totale de la planète. Outre le coût exorbitant d'une telle opération, les conséquences écologiques supposées sont dissuasives. Selon les membres de la Royal Society, cela pourrait «perturber la circulation atmosphérique à grande échelle» et notamment «la mousson qui apporte la pluie dans l'Afrique sub-saharienne».

(André de Chastenet)
(André de Chastenet)

 

Envoyer des boucliers solaires dans l'espace (solution SRM)

L'idée de base est en quelque sorte de mettre des parasols en orbite afin de limiter un peu le rayonnement solaire. De tels projets demandent toutefois des ressources pharaoniques. Roger Angel, professeur d'astronomie à l‘université d'Arizona, s'est penché sur leur faisabilité en 2006. Il envisageait par exemple la possibilité d'envoyer des disques transparents d'environ 1 gramme et 60 centimètres de diamètre à un million de kilomètres de la Terre afin de détourner la lumière du soleil. Il faudrait en envoyer 800 000 par minute pendant trente ans pour réduire de 1,8% l'ensoleillement sur Terre. Le procédé requis pour satelliser ces petits disques reste à inventer. Quant au coût de l'opération, il se chiffrerait en milliards de milliards de dollars…

 

Injecter du soufre dans la stratosphère (solution SRM)

En 2006, le prix Nobel de chimie 1995, Paul Crutzen, soutient l'idée de larguer un million de tonnes de soufre dans la stratosphère. Cette opération conduirait à la formation de molécules ayant un fort pouvoir réfléchissant. C'est l'éruption du mont Pinatubo de 1991 qui avait dispersé 20 millions de tonnes de dioxyde de soufre et amené un refroidissement planétaire, qui est à l'origine de cette idée. Mais le projet imaginé par Crutzen pourrait perturber le cycle de l'eau, bouleverser la chimie de l'ozone stratosphérique (la destruction partielle de la couche d'ozone serait une irréparable catastrophe) et avoir des conséquences sur la vie biologique, préviennent les sages de la Royal Society. Suffisant pour rendre peu plausible une expérimentation à grande échelle.

(A. de Chastenet)
(A. de Chastenet)

 

Fertiliser les océans avec du fer (solution CDR*)

Une première expérimentation à grande échelle était à deux doigts de voir le jour. Mais le gouvernement qui soutenait le projet l'a annulé à la dernière minute. Il a rappelé in extremis le navire,déjà en route, qui devait déverser 20 tonnes de sulfate de fer pour stimuler la croissance des algues vertes contenues dans le plancton. Sur le plan écologique, la fertilisation pourrait conduire au développement de vastes zones sous-marines sans oxygène (plus les algues respirent, moins il y a d'oxygène disponible pour les autres espèces) et à une acidification supplémentaire des eaux océaniques. Sans compter les «effets secondaires indésirables et inattendus sur l'écologie» pointés du doigt par la Royal Society.

 

* Deux familles de solutions : SRM ou CDR

Le réchauffement climatique est lié à l'augmentation de la concentration de gaz comme le dioxyde de carbone dans l'atmosphère. Ces gaz dits à effet de serre ont en effet la propriété de retenir la chaleur absorbée par la Terre.

Deux familles de solutions émergent donc naturellement : on peut soit tenter de faire disparaître du dioxyde de carbone (solutions dites «CDR» pour Carbon Dioxide Removal), soit empêcher le Soleil de réchauffer notre planète (solutions dites «SRM» pour Solar Radiation Management).

Tristan Vey (lefigaro.fr) 02/04/2010 |

 

23/03/2010

 

La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites) a rejeté les propositions d’interdiction du commerce du thon rouge. Cette espèce va-t-elle disparaître ?

 

Pour Alain Fonteneau, chercheur à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), le thon rouge n’est pas menacé d’extinction si les quotas sont respectés à l’avenir.

 

Non, il n’y a pas de menace d’extinction à court terme.

Il y a deux ans, mon avis aurait été différent. On pêchait alors 60 000 tonnes au lieu des 30 000 autorisées, un quota trop élevé par rapport aux recommandations des scientifiques. Rien n’était fait pour contrôler les prises. On courait à la catastrophe.

 

Mais, depuis 2005, nous avons une série de bons recrutements [naissance de nombreux juvéniles], peut-être en lien avec le réchauffement climatique. Surtout, sous la pression des ONG comme Greenpeace ou le WWF [Fonds mondial pour la nature], la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique nord (Iccat), qui gère la pêche, a beaucoup changé depuis deux ans. Lors de sa dernière réunion [en novembre 2009], la menace d’inscription du thon rouge à la Cites a créé un électrochoc. Le laxisme qui prévalait n’a plus cours. Des efforts politiques et financiers importants ont été faits en faveur de la recherche et des contrôles. Des quotas beaucoup plus faibles, ceux recommandés par les scientifiques, ont été adoptés [13 500 tonnes en 2010]. Malgré son échec, la proposition d’inscription à la Cites a donc été très utile.

Vous êtes optimiste ?

Dire que le stock de thon rouge se porte très bien, comme le font les pêcheurs, est très exagéré. Sa biomasse est faible. Il faut laisser les jeunes poissons grandir et se reproduire pendant au moins une dizaine d’années. Si les quotas fixés par l’Iccat sont appliqués, cela sera suffisant. Il faut maintenir la pression sur celle-ci pour que les pays pêcheurs contrôlent le respect des quotas. Les grands pays pêcheurs vont devoir tout de même casser des bateaux.

 

27/12/2009

 

              Le chiffre de Jacques Marseille

      au sujet du classement des villes les plus vertes

  

 

 

27/12/2009

 

 

Les chiffres clés de l'eau en France

et les 20 villes qui gaspillent le plus.

 

-Les chiffres clés de l'eau en France :

 

  • 6 milliards de mètres cubes d'eau prélevés dans les ressources naturelles chaque année.
  • Prix moyen : 2, 92 € le mètre cube, dont la moitié pour l'eau potable et l'autre pour l'assainissement (5, 09 € en Allemagne, 0,83€ en Italie).
  • La consommation a baissé de 4% en 2007.
  • 72% de la population est desservie par un opérateur privé (Veolia, Suez ou la SAUR).
  •  

( JDD. -8 novembre 2009).

 

 - Les 20 villes qui gaspillent le plus

 

Le % affiché représente le taux de perte, A Nimes (41%), pour 100 litres d'eau distribués, 41 sont perdus avant d'arriver au robinet d'un habitant. Des fuites en série.....

 

NIMES (41%),

 

METZ (21,8%),

 

AVIGNON (35,5%)

 

BORDEAUX (21,6%),

 

ROUEN (31,7%),

 

DIJON (20,7%),

 

AMIENS (29,7%),

 

CALAIS (20,3%),

 

TOULON (26,7%),

 

NANCY (20%),

 

MULHOUSE (26%),

 

ANTIBES (20%),

 

LE HAVRE (25,8%),

 

MONTPELLIER (19,8%),

 

NICE (24%),

 

BREST (19,6%),

 

STRASBOURG (23,9%),

 

GRENOBLE (17,8%),

 

PAU (23%),

 

CLERMONT-FERRAND (17,8%).

 

 

Et les 5 villes les plus performantes: PARIS, le bon élève ....

 

PARIS (3,5%), RENNES (5%), REIMS (10%), TOURS (10%), LIMOGES (11,7%).

 

L'enquête révèle l'état calamiteux des réseaux d'eau potable en France. Un litre sur quatre est perdu. Coût pour la collectivité :

2 milliards d'euros.

www. Retrouvez l'intégralité du classement sur lejdd.fr

(L'évènement du dimanche - Le journal du dimanche 8 novembre 2009).-Source: Rapports annuels des collectivités sur le service public de l'eau potable.

 

23/12/2009

 

Le réchauffement climatique en chiffres.

 

Température:

L'anné 2008 est la dixième année la plus chaude dans le monde depuis 1880 (1). Entre 1990 et 2006, il a été enregistré les 13 années les plus chaudes depuis 1880 (2). En 2005, l'Europe a aussi connu l'automne le plus chaud depuis cinq siècles (3).

 (1)- Climate Research Unit UK. (2) OMM. (3)- Université de Berne.

Accélération:

La température moyenne à la surface de la Terre a augmenté de 0,8°C en un siècle, dont 0,6°C au cours des trente dernières années. Le réchauffement se situe exactement dans la fourchette qu'avait prédite dès 1985 le climatologue James Hansen, pionnier de la modélisation couplée atmosphère/océans, lorsqu'il simulait l'effet qu'aurait la hausse de C02 dans l'atmosphère.

Souces: Goddard Institute for Space Studies, Nasa Carbone.

 

C02:

L'atmosphère en recèle 386 parties par millions aujourd'hui, contre 270 ppm avant l'ère industrielle.

Source : Giec.

 

21/12/2009

 

MODE DE VIE : Adoptez une éco-attitude.

 

Un geste simple : préférer les fruits et légumes de saison.

 

Alimentation :

   * Privilégier les produits biologiques, meilleurs pour la santé, mais aussi pour l'environnement.

   * Limiter la consommation de poisson, de surgelés et de viande et favoriser les produits locaux et de saison.

   * Un fruit importé hors saison consomme, pour son transport, dix à vingt fois plus de pétrole que le même fruit produit localement et acheté en saison.

 

(Zoom- Mode de vie- Directsoir N° 668/ 8 décembre 2009)

 

17/12/2009

 

Les lampes basse consommation n'ont plus de secrets…

 

L’ ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) a fait paraître une étude sur les lampes basse consommation (LBC) qui répond à toutes les questions que vous vous posez.

 

  Depuis le 30 juin 2009, les ampoules à incandescence d'une puissance supérieure ou égale à 100 W, sont progressivement retirées du commerce en France pour faire place aux ampoules basse consommation. Au 31 décembre 2009, ce sera le tour des ampoules de 75 W, puis celles de 60 W au 30 juin 2010, de 40 W au 31 août 2011, et de 25 W au 31 décembre 2012.
Ces engagements devancent le calendrier de retrait imposé par un règlement européen. ll devrait permettre d'économiser 40 TWh à l'échelle de l'UE d'ici 2020 selon les estimations de la Commission européenne. En France, l'Ademe estime que le remplacement des ampoules à incandescence par des lampes basse consommation (LBC) permettrait d'économiser 8 TWh à l'horizon 2016, soit l'équivalent de deux fois la consommation annuelle d'électricité des habitants de Paris.

Puce environnement  Quelle est leur efficacité énergétique ?
Le remplacement des ampoules à incandescence par des lampes basse consommation (LBC) permettrait à la France d’économiser l’équivalent de deux fois la consommation annuelle d’électricité des habitants de Paris, et de réduire les émissions de CO2 de près d’un million de tonnes chaque année.
L’efficacité énergétique des lampes à incandescence est classée en A ou B, sur les étiquettes énergétiques, alors que celle des ampoules incandescentes varie entre E et G. Ces dernières produisent beaucoup de chaleur (95 % contre 75 %  pour les LBC) et peu de lumière (5 % contre 25% pour les LBC).


Puce environnement Quelle couleur d’éclairage ?
Les lampes basse consommation produisent une lumière « blanc chaud » ou « blanc froid ». Cette précision est indiquée par une « température de couleur » (obligatoire sur les emballages à partir du 1er septembre 2010) : plus cette température est basse et plus la lumière est « blanc chaud » !


Puce environnement Un retard à l’allumage ?
Les dernières générations de LBC atteignent aujourd’hui très rapidement leur niveau d’éclairage maximum. Les modèles performants émettent 80% de leur flux lumineux dès l’allumage et nécessitent 15 secondes pour stabiliser leur éclairage. Certains modèles sont mieux adaptés aux allumages fréquents et peuvent être fixés sur tout type de luminaire (sauf ceux équipés d’un variateur). Le temps d’allumage et le nombre de cycles allumage-extinction possible seront également précisés sur les emballages à partir du 1er septembre 2010.


Puce environnement Contiennent-elles du mercure ?
Oui, mais en faible quantité : en moyenne 3 mg de mercure par ampoule (soit deux fois moins que les tubes fluorescents appelés communément « néons »). Le mercure présentant un risque de pollution, il est essentiel de gérer la fin de vie des lampes basse consommation.
Puce environnement Comment s’en débarrasser ?
Pas dans une poubelle…Les lampes usagées peuvent être déposées auprès des distributeurs qui sont obligés de les reprendre en échange de l’achat d’une ampoule neuve (le « 1 pour 1 ») dans les déchèteries, auprès des collecteurs de déchets et des installateurs électriciens. Les lampes sont ensuite valorisées (93% d’une lampe basse consommation est recyclable) et le mercure extrait est recyclé dans du matériel neuf.


Puce environnement Émettent-elles des rayonnements électromagnétiques ?
Une étude de l’Office Fédéral pour la Santé de Suisse a déterminé que les niveaux maximum de rayonnement à 30 cm étaient enregistrés aux alentours de 30-60 kHz, c’est-à-dire à des fréquences correspondant aux rayonnements émis par les tubes fluorescents. Ces niveaux sont relativement faibles, et très en dessous des niveaux de référence recommandés par le Conseil de l'Union européenne pour les lampes. L’étude concluait donc : "en ce qui concerne le rayonnement électromagnétique, les LBC émettent un rayonnement à peine plus élevé que celui des lampes à incandescence."


Puce environnement Coûtent-elles plus cher ?
Bien qu'elles soient plus chères à l'achat, l'Ademe estime que les lampes basse consommation font économiser à un ménage plusieurs dizaines d'euros sur la durée de vie de la lampe. Elles consomment environ 5 fois moins d'énergie que les ampoules classiques et durent plus longtemps. Le remplacement d’une ampoule classique de 60 W par une LBC de 15 W, permet d’économiser 360 kWh pendant sa durée de vie, soit l'équivalent d'un an de consommation avec des ampoules classiques pour un ménage.

La lettre Plan Climat  de la ville de Paris 3 dec 2009

 

11/12/2009

 

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne ont décidé, vendredi 11 décembre à Bruxelles, de verser 2,4 milliards d'euros par an sur trois ans d'aide aux pays pauvres afin de les aider à lutter contre le réchauffement climatique, soit 7,2 milliards d'euros au total.

 

"Le fait que l'Europe mette un chiffre sur la table sera, je le pense, un encouragement considérable au processus", a déclaré peu après Yvo de Boer,  le plus haut responsable climat de l'ONU, au cours d'un point de presse. "Il reste à voir ce que les autres pays riches mettront sur la table", a-t-il cependant ajouté.

Avant de finaliser ce montant, Fredrik Reinfledt, le premier ministre suédois qui préside l'Union, a cherché, dans la matinée, à lever les ultimes réserves des Etats membres qui, à l'instar de l'Allemagne, sont soucieux de ne pas dévoiler toutes leurs cartes avant que les négociations internationales n'entrent dans le vif du sujet au sommet sur le climat à Copenhague.

Les vingt-sept Etats membres ont convenu depuis la fin octobre de contribuer sur une base "volontaire" au financement des efforts des pays les moins avancés. La question est au cœur des négociations au sommet de Copenhague, et les Européens veulent montrer leur bonne volonté après avoir fait patienter pendant plus d'un an les pays en développement.

LA FRANCE METTRA 420 MILLIONS D'EUROS

Chaque année d'ici à 2012, ils ambitionnent de prendre en charge environ un tiers des quelque 5 à 7 milliards d'euros promis dans un premier temps aux pays les plus pauvres. Des aides plus importantes sont ensuite envisagées dans les prochaines décennies, si un accord ambitieux était trouvé à Copenhague.

Il s'agit à la fois de permettre aux pays les plus pauvres de financer la réduction de leurs émissions de CO2 et de s'adapter aux conséquences du réchauffement. Un consensus sur ces financements "précoces" est indispensable pour ouvrir la possibilité d'un accord à Copenhague.

Jeudi et vendredi, la présidence suédoise de l'Union européenne s'est chargée d'additionner les différentes promesses faites par les capitales. La France mettra 420 millions d'euros par an sur la table pendant trois ans (soit au total 1,26 milliard d'euros), a annoncé Nicolas Sarkozy. Une somme proche de celle annoncée par le Royaume-Uni (1,36 milliard d'euros sur trois ans). L'Allemagne versera également 420 millions d'euros par an. La Suède a promis 800 millions d'euros sur trois ans, l'Espagne 300 millions et la Finlande 100 millions.

PAS D'ACCORD SUR l'OBJECTIF DE RÉDUCTION DES ÉMISSIONS DE CO2

Les Vingt-sept Etats membres n'ont pas réussi à s'accorder, en revanche, sur l'autre sujet sur lequel les autres négociateurs attendent des éclaircissements : le passage à 30 % de réduction des émissions de CO2 d'ici à 2020 par rapport à 1990. Jusqu'à maintenant, seul un engagement ferme sur 20 % est acté.

Fin 2008, sous présidence française, les Européens s'étaient engagés à faire un pas supplémentaire, en cas "d'efforts comparables" des autres pays développés. "Nous voulons que les autres bougent", a averti Fredrik Reinfeldt : "Nous ne résoudrons pas les problèmes du climat tout seuls".

Mais face aux offres jugées trop timides des Etats-Unis, les Vingt-sept continuent de diverger sur l'opportunité d'amplifier leurs engagements de réduction des émissions de CO2 à l'horizon 2020. "Les Américains ont annoncé une réduction de 4 % leurs émissions d'ici à 2020 par rapport à 1990. C'est quand même peu pour un président des Etats-Unis qui veut prendre le leadership écologique", a critiqué le Premier ministre belge Yves Leterme, en résumant l'état d'esprit général.

Trois options sont à ce jour sur la table : soit tenir le cap des 30 % d'ici à 2020; soit revenir en arrière et ramener les ambitions européennes à 25 %; soit reporter l'objectif à 2030. Le Royaume-Uni et les pays scandinaves entendent respecter la promesse initiale, afin de permettre à l'Europe de garder la main dans les négociations.

Recevant jeudi 10 décembre les associations écologistes, Nicolas Sarkozy a confirmé le même objectif. Selon Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, le chef de l'Etat veut "aller le plus vite possible vers une réduction de 30 % des émissions de gaz à effet de serre".

Mais la France insiste aussi comme l'Allemagne, l'Italie et les pays d'Europe centrale sur les conditions attachées aux annonces européennes, et sur leur évaluation. En période de crise, ils ne sont pas prêts à aller de l'avant sans convaincre les autres pays développés de les suivre, d'autant que les fédérations industrielles, redoutant pour leur compétitivité, ont clairement indiqué que l'Union européenne ne devait pas s'engager trop loin.

"Si l'Europe a un rôle d'entrainement des autres pays, cela ne doit pas être au prix d'un engagement complètement décalé"[/ITAL], a mis en garde Jean-Pierre Clamadieu, en charge du développement durable au Medef, le patronat français. Quoi qu'il en soit, les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-sept ont tous annoncé qu'ils seraient présents dans la capitale danoise, les 17 et 18 décembre, pour l'issue du sommet.

Philippe Ricard et Arnaud Leparmentier Le Monde.fr 12/12/2009

 

9/12/2009

 

Les 4 principaux gaz à effet de serre

 

 

Quelles sont les activités humaines qui produisent les quatre principaux gaz repsonsables du changement climatique ?

 

L’atmosphère contient certains gaz en petite quantité qui jouent pour notre planète le même rôle que les vitres d’une serre. Ces gaz laissent le rayonnement solaire de nous parvenir mais ils empêchent une partie de la chaleur réémise par la terre, le rayonnement infrarouge, de regagner l’espace.

 

L’effet de serre, naturel à l’origine, nous permet d’avoir une température de moyenne sur terre de 15°C au lieu de – 18°C.

 

Or, depuis le début de l’ère industrielle, l’homme a augmenté les concentrations de ces gaz, troublant l’équilibre fragile de l’atmosphère. Des gaz à fort pouvoir radiatif n’existant pas dans la nature ont même été créés.

 

Le dioxyde de carbone ou gaz carbonique CO2 d’origine humaine est principalement dû à la combustion d’énergie fossile (charbon, pétrole, gaz…) : industries, transports, chauffage, usage domestique... Il est responsable de plus de la moitié de l’effet de serre « additionnel ».

Une autre part des émissions de CO2 est due à la déforestation, qui réduit les puits de carbone, et à l’exploitation des espaces naturels, qui libère du carbone stocké dans le sol.

 

Le méthane CH4 dû à l’activité humaine provient essentiellement de l’intensification de l’activité agricole (élevage de ruminants essentiellement et riziculture) mais aussi de la putréfaction des ordures ménagères en décharges, des champs d’épandage et des fuites de gaz naturel.

 

Le protoxyde d’azote N2O anthropique résulte essentiellement de l’intensification de l’utilisation des engrais. Ce gaz a un pouvoir de réchauffement 298 fois supérieure au CO2.

 

Les gaz fluorés (CFC, HFC, SF6), nés de la révolution chimique, sont utilisés comme produits réfrigérants ou aérosols (CFC, HFC) et dans l’industrie des semi-conducteurs (SF6). Ils ont un pouvoir calorifique de 5 000 à 20 000 fois supérieur au CO2 et stagnent pour plusieurs siècles dans l’atmosphère.

 La lettre Plan Climat  de la ville de Paris 3 dec 2009

 

8/12/2009

 

 

Le sommet de Copenhague en 10 chiffres

 

Les négociations du sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique sont complexes. Voici 10 chiffres emblématiques, pour y voir plus clair.

 

  • + 2°C. Scénario du réchauffement climatique d’ici la fin du siècle le plus optimiste, selon le dernier rapport du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC).
  • 385 parties par million (ppm). Concentration actuelle de CO2 dans l’atmosphère, supérieure de 38% au niveau de l’ère pré-industrielle. Le GIEC recommande de réduire la concentration de CO2 dans l’atmosphère à 350 ppm.
  • 41 %. Part des émissions mondiales de CO2 produite par la Chine et les Etats-Unis. C’est aussi le pourcentage des émissions mondiales de CO2 générées par la production d’électricité et le réchauffement des ménages, les secteurs les plus polluants.
  • 405 millions de tonnes. Quantité de tonnes de CO2 provenant de la production et consommation d’énergie, émise par la France en 2007. La France est au 16e rang du classement mondial des pays les plus polluants.
  • 20 %. Part des émissions de CO2 générées par la déforestation. Les forêts tropicales sont des grands réservoirs de CO2, un gaz relâché dans l’atmosphère si celles-ci brûlent. La progression de l’agriculture sur brûlis et de l’élevage au Brésil, ainsi que le déboisement des forêts indonésiennes pour produire d’huile de palme sont les causes principales de la déforestation.
  • + 0.76°C. Hausse de la température moyenne de l’air enregistrée depuis un siècle. Les dégâts déjà causés par cette augmentation sont considérables : destruction des cultures et des sols, pénuries d’eau, multiplication des phénomènes climatiques extrêmes (tempêtes et ouragans).
  • 286 milliards de tonnes. Tonnes de glace perdues annuellement par le Groenland. La fonte des glaces causée par le réchauffement climatique s’est accélérée entre 2006 et 2009, et l’Arctique est entré dans un "nouveau régime" à cause de la hausse des températures.
  • 192. Nombre de pays qui seront présents à Copenhague. Ce type de conférence rassemble plusieurs milliers de participants. La conférence sur le réchauffement climatique qui s’est tenue à Bali en 2007, avait attiré près de 11 000 participants.
  • 20 %. Suite à l’adoption du paquet énergie-climat, l’Union Européenne s’est engagée à atteindre trois objectifs d’ici à 2020 : 20% de réduction de ses émissions de GES, 20 % d’économies d’énergie, et une augmentation de 20 % de la consommation d’énergies renouvelables au sein de l’Union.
  • 86 milliards d’euros. Somme des transactions réalisées en 2008 sur le marché du carbone, selon la Banque mondiale. Malgré la crise financière internationale, ce montant a doublé depuis 2007.

GEO.fr 7 dec 2009

 

7/12/2009

 

Laver à la main et avec amour ne suffirait pas. Car les lave-vaisselle affichent des performances énergétiques qui nous invitent à jeter l’éponge. On compare ?

CONSOMMATION D’EAU

– Lave-vaisselle : En moyenne, 12 litres sont consommés par une machine récente, selon une étude du laboratoire Eurofins, réalisée en juin 2009 pour le Gifam (Groupement interprofessionnel des fabricants d’appareils d’équipement ménager). L’appareil fait mieux que nos mains, bien que la moyenne d’âge du parc français soit de 7 ans. Les plus innovants ne consomment que 9 litres, grâce au filtrage de la première eau de rinçage, comme l’indique Topten, un guide de classement écologique des appareils ménagers.

– A la main : C’est là que le bât blesse. Selon Eurofins, la plonge traditionnelle absorbe 42 litres d’eau pour la même quantité de vaisselle. A un détail près : la moyenne cache un grand écart entre un laveur assoiffé et un pro de l’économie. Ce dernier ne fait pas couler l’eau tout en nettoyant, n’utilise pas de bac de lavage pour éviter 5 litres d’un coup, et ne consomme que 10 litres. C’est possible !

CONSOMMATION D’ÉNERGIE

– Lave-vaisselle : Match nul du côté énergétique. La machine consomme autour de 0,8 kWh. La raison est simple : l’eau est plus chaude – environ 50 °C en programme éco –, mais en moins grande quantité. Cette consommation se vérifie sur l’étiquette d’énergie des fabricants.

– A la main : Dans le bac, la température n’atteint que 34 °C, mais sur un litrage plus important.

EFFICACITÉ

– Lave-vaisselle : Sur ce terrain, la technologie a encore des progrès à faire. Des traces sont souvent observées sur nos assiettes et nos verres. L’efficacité du lavage et du séchage, indiquée sur l’étiquette, n’aide pas à choisir : tous les modèles affichent quasiment la meilleure note (un "A"). Pour un usage optimal du lave-vaisselle, il est toutefois conseillé de nettoyer souvent le filtre de la cuve et de vérifier la bonne tenue des tuyaux de l’arrivée et de la sortie d’eau. En revanche, il est déconseillé de rincer les assiettes avant leur passage en machine : c’est inutile et, bien sûr, énergivore.

– A la main : En général, l’éclat de la vaisselle s’en sort mieux avec notre coup d’œil. Et nous sommes plus rapides que le lave-vaisselle : vingt minutes pour 12 couverts, contre deux heures quarante pour la machine ! Bien sûr, ce sont vingt minutes de liberté en moins dans notre emploi du temps, alors que la machine peut tourner pendant qu’on fait autre chose.

IMPACT SUR L’ENVIRONNEMENT

– Lave-vaisselle : Que ce soit en machine ou à la main, la même quantité de détergent – autour de 20 grammes en moyenne – s’avère nécessaire. Contrairement à certains préjugés, l’analyse des eaux rejetées montre que la machine n’est pas pire que l’évier. Les taux de pH, de nitrates, de matières en suspension, de phosphore et d’azote sont similaires.

– A la main : En clair, ce qui fait réellement la différence, ce n’est pas tant l’action que la qualité du détergent. Le produit écologique contient 30 % de phosphore en moins qu’un produit classique. Bonne nouvelle : de nombreux détergents bénéficient de l’écolabel européen qui distingue les savons et lessives écologiquement corrects.

BILAN POUR UN LAVAGE PROPRE

"La consommation d’eau reste le facteur primordial, puisqu’elle conditionne la consommation d’énergie", analyse Hervé Lefebvre, du département des produits et services à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Un bilan favorable à la machine, à condition d’utiliser le programme éco et du détergent écologique. Mais la main – verte – peut aussi faire des merveilles.

Stéphanie Senet Le Monde.fr 5 dec 2009

 

5/12/2009

 

Qu’est-ce que l’équivalent Carbone ?

 

On entend beaucoup parler de « carbone » lorsqu’il est question de dérèglement climatique, qu’est-ce que cela signifie Chaque gaz à effet de serre (GES) possède un pouvoir radiatif. Cette capacité de rayonnement, qui induit l’effet de serre, dépend de la qualité chimique du gaz et de sa durée de vie dans l’atmosphère.

 

Pour établir une grille de comparaison du pouvoir de réchauffement global des gaz, le dioxyde de carbone CO2 , autrefois nommé gaz carbonique, a été choisi comme étalon avec une valeur de 1.

 

Le pouvoir de réchauffement global des GES est donc exprimé en tonne équivalent CO2 (teq CO2) ou en tonne équivalent Carbone (teqC) (on compare alors uniquement au poids du carbone contenu dans le CO2 émis) par une multiplication stoechiométrique de 12/44 (une mole de CO2= 44g et C = 12g).

 

Le CO2 devient l’unité des évaluations des émissions des gaz à effet de serre.

 

 

La lettre Plan Climat  de la ville de Paris 3 dec 2009

 

3/12/2009

 

Conférences sur le Climat : de Kyoto à Copenhague

 

Après Kyoto, les Nations Unies organisent leur prochaine grande conférence des parties sur le changement climatique à Copenhague en décembre 2009.

 

En 1997 le protocole de Kyoto a fixé des objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), propres à chaque pays, d’ici 2012. Le but de la conférence de Copenhague sera d'aboutir à un accord global sur le climat pour la période 2012 à 2020.
Initiées à Bali en décembre 2007, de nombreuses réunions de négociation préparatoires se sont déroulées sur la planète pour atteindre un consensus sur ces engagements cruciaux.

 

Les pays membres de la conférence des parties sur le changement climatique, vont s’efforcer de trouver un accord sur les points suivants :

 

Puce environnement pour les pays industrialisés : des objectifs de réduction des émissions de GES ambitieux et juridiquement contraignants.
L’Union européenne a déjà adopté un paquet énergie-climat, qui prévoit 20% de réduction de ses émissions (par rapport aux niveaux de 1990). Aux Etats-Unis, Barack Obama a annoncé un objectif de 80% de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050, et l’engagement de revenir aux taux de 1990 d’ici 2020.

 

Puce environnement pour les principaux pays en développement : des actions de limitation des émissions de GES.
Certains pays en développement, comme la Chine, l’Inde, le Brésil, et l’Afrique du Sud, ont déjà mis en œuvre des stratégies, vis-à-vis du réchauffement ou de l’énergie, en dépit des contraintes économiques.

 

Puce environnement une coopération internationale efficace sur le plan financier et sur le plan des technologies propres
L’amplitude de l’action des pays en développement pour limiter leurs rejets tout en continuant à se développer dépendra en grande partie des contributions financières et technologies des pays industrialisés.

 

Puce environnement une gestion efficace, démocratique et équitable des financements alloués aux pays en développement.

La lettrePlan Climat  de la ville de Paris 3 dec 2009

 

11/11/2009

 

L'altitude du Mont Blanc fait du Yo-Yo

 

  Direct Matin 6 novembre 2009

 

7/11/2009

 

« Faire faire un pas de géant à l'humanité »,

Al Gore présente son plan sur les énergies renouvelables

 

À la veille de la publication de son nouveau livre, Notre choix, Al Gore, ancien vice-président et sénateur du Tennessee, candidat démocrate à la présidence en 2000 et lauréat du Prix Nobel de la Paix en 2007, a parlé des choix que la nation, et le monde, affronter.

Un caboteur "Roller se dirige vers une collision, et nous sommes dans la voiture de devant, a déclaré ''Al Gore dans une interview à CBS  

En cette semaine où un comité du Sénat américain doit travailler à un plafonnement et d'échange''facture d'énergie avec des restrictions plus sévères sur les émissions de gaz à effet de serre qu'un projet de loi qui a déjà, mais de justesse, franchit la Chambre, Gore tente de souligner l'importance de l'énergie renouvelable qui peut créer de nouveaux emplois.  

Le lauréat du prix Nobel et vainqueur du vote populaire lors de l'élection présidentielle de 2000 dit simplement: «Nous devons agir.''

 

Gore répond aux critiques des scientifiques et des chercheurs qui ont tenté de diminuer l'impact de l'industrie humaine sur le changement climatique mondial et l'homme dit que la prochaine conférence sur le climat de l'ONU à Copenhague aideront à stimuler de nouvelles initiatives environnementales.

par Mark Silva

 

6/11/2009

 

Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie, veut bâtir un

«axe de justice sociale et écologique ».

 

Et conclure « un accord simple, réel, précis ». A Coppenhague ou après…

 

Les six axes du plan français

 

Le Journal du Dimanche 1/11/2009

 

3/11/2009

 

    Quand le vent produit de l'eau potable

 

 

31/10/2009

 

Moïse va sauver Venise des eaux

 

 

29/10/2009

 

Changement climatique, la Commission européenne souhaite des  objectifs d'émissions ambitieux et des engagements de financement à pour Copenhague

 

Deux mois avant le sommet de Copenhague, censé finaliser un accord international sur la lutte contre le changement climatique, les membres de la commission environnement du Parlement européen ont appelé, le 20 octobre, les chefs d'État à faire de cette question leur priorité n°1. Ils ont adopté un projet de résolution fixant une série d'objectifs chiffrés qu'ils souhaitent voir concrétisés à Copenhague, insistant sur des engagements de financement et des sanctions en cas de non respect.

 

Des objectifs d'émissions ambitieux et des engagements de financement sont essentiels pour Copenhague

Un accord international ambitieux lors de la conférence de Copenhague sur le changement climatique implique des objectifs de réduction des émissions pour les pays développés et les pays en développement ainsi que des engagements de financement et des sanctions en cas de non respect. Tel est l'avis de la commission environnement du PE, qui a fait valoir lundi que si l'action mondiale devait accuser d'autres retards, le changement climatique pourrait échapper au contrôle des générations futures.

 

Deux mois avant la réunion du COP 15 à Copenhague en décembre, prévue pour finaliser un accord international sur un cadre de lutte contre le changement climatique pour la période post 2012, les députés ont appelé les chefs d'Etat et de gouvernement à accorder une haute priorité à cette question et à faire preuve de leadership politique. Ils ont exhorté l'UE à développer une politique du climat extérieure et à conserver un rôle de premier plan dans les négociations du COP 15. L'UE devrait se mettre d'accord sur un mandat lors du Conseil de l'environnement du 21 octobre et du Conseil européen des 29-30 octobre.

 

Dans un projet de résolution, adopté par 55 voix pour, 1 voix contre et 3 abstentions, les députés affirment que l'accord international devrait veiller à :

 

  • garantir des réductions collectives d'émissions de gaz à effet de serre dans les pays industrialisés dans la partie supérieure d'une fourchette comprise entre 25 et 40 %d'ici 2020 par rapport à 1990 et l'objectif à long terme d'une réduction d'au moins 80 % d'ici 2050 par rapport aux niveaux de 1990;
  • limiter la croissance des émissions des pays développés pris dans leur ensemble de 15 % à 30 % en-deçà du niveau qui serait atteint dans le scénario du statu quo;
  • revoir les objectifs tous les cinq ans, pour s'assurer que l'objectif d'une limitation de la hausse de la température moyenne mondiale inférieure à 2°C puisse être atteint;
  • assurer une contribution collective de l'UE aux efforts d'atténuation et aux besoins d'adaptation des pays en développement qui ne soit pas être inférieur à  30 milliards d'euros par an d'ici 2020;
  • des objectifs de réduction des émissions et des engagements de financement doivent être soumis à un régime plus strict de respect, notamment un mécanisme d'alerte rapide et des sanctions;
  • les objectifs en matière de réduction des émissions aussi bien que les engagements en matière de financement fassent l'objet d'un régime de respect renforcé, comprenant un mécanisme d'alerte précoce et un régime de sanctions;
  • des normes strictes concernant la qualité des projets fassent partie de futurs mécanismes de compensation, de manière à éviter que les nations industrialisées ne s'emparent des possibilités peu coûteuses de réduction des émissions aux dépens des pays en développement.

 

Les députés soulignent que l'accord de Copenhague pourrait susciter un "New Deal vert" qui permettrait de relancer la croissance économique, de promouvoir les technologies vertes et de garantir de nouveaux emplois dans les pays industrialisés aussi bien que dans les pays en développement.

 

Commission de l'environnement, santé publique et sécurité alimentaire

Présidence : Jo Leinen (S&D, DE)

19/10/2009

 

28/10/2009

 

           Les glaciers « toxiques »

 

25/10/2009

 

   La Poste passe à l'électrique

 

28/09/2009

 

Actualité - Planête : La filière BIO décolle !.

 

On comptait 1000 préparateurs de produits biologiques certifiés en 1995. Fin 2006, ils sont 5 626.

Il est vrai que le chiffre d'affaires des aliments bio a explosé de 25% entre 2007 et 2008, pour atteindre 2,6 milliards d'euros.

 

Les secteurs les plus dynamiques sont :

  • l' industrie des viandes,
  • les fruits et légumes,
  • les boissons,
  • les huiles essentielles,
  • les produits laitiers....

 

Dommage que la matière première soit largement importée !.

 

30/07/2009

 

Maîtriser ses consommations, facteur clé du développement durable

 

En l’absence de normes et face à des effets d’annonce, comment s’inscrire dans une véritable démarche de Haute Qualité Environnementale ?

 

Le 6 octobre 2009 à Paris, un colloque répondra à cette question. Organisé à l’initiative de Certivéa - qui présentera en avant-première le projet de référentiel en restauration - du Géco et en collaboration avec 3 industriels dont les activités sont complémentaires : Bourgeois, Charvet et Meiko.

 

Dans différents secteurs, les acteurs économiques se tournent vers les industriels pour trouver des solutions. Le secteur de la restauration n’échappe pas à cette règle d’autant que l’impact d’une restauration sur les consommations est tel qu’il peut remettre en cause les performances attendues sur un projet global.

Meiko a fait le choix d’être un industriel actif au cœur du développement durable. Depuis 2004, le fabricant est en contact avec les organisations représentatives (association HQE, Certivéa, Ademe) ; il s’est intégré aux commissions de travail sur la certification depuis 2007 et accompagne ses clients dans la mise en place de leur démarche HQE.

 

Cette journée, divisée en 2 parties, sera tournée vers une approche concrète :

Matinée : 3 interventions permettront de fixer les enjeux, les difficultés auxquelles peuvent se heurter les maîtres d’ouvrages ; 3 exemples de réponses sur les matériels qui concentrent généralement les plus gros investissements (cuisson horizontale, verticale et laverie) ; une table ronde permettra de générer les premiers échanges à la lueur de l’actualité : le vote des lois Grenelle II au sénat et au parlement en juillet.

Après-midi : 4 ateliers « découverte » permettront aux participants d’échanger avec les intervenants sur les thèmes abordés le matin.

 

Lieu : Hôtel Concorde Lafayette, Paris Porte Maillot

S’inscrire : inscription@maitrisersesconsommations.fr

Plus d’informations : www.maitrisersesconsommations.fr

Restho news 13 juillet 2009

 

24/07/2009

 

40 ans déjà ! le 1er homme sur la lune

« C’est un petit pas pour l’homme mais un bon de géant pour l’humanité »

Neil Amstrong - 21 07 1969 -

Le Président des Etats Unis reçoit à cette occasion les 3 astronautes

 

19/07/2009

 

1984 : création du trophée « soleil d’or » introduction des matériaux « terre-eau-air-soleil » symbolisant le tourisme. C'est-à-dire : le rêve, l’évasion, la détente. Trophée crée par Michel Delmotte, potier de terre en 1984. C'était le début du développement durable.

 

15/07/2009

 

 

S’approvisionner Développement Durable, ça veut dire quoi ?

 

Aller vers un Développement Durable c’est pour un restaurateur s’inscrire dans une démarche d’alimentation durable comme nous l’avons déjà évoqué dans le blog « Développement Durable en CHR » sous la rubrique « De la fourche à la Fourchette ». Dans cette démarche les intermédiaires entre le producteur et le restaurateur vont jouer un rôle clé. La recherche de produits locaux et de saison modifie profondément la donne pour les approvisionnements.

 

Dès aujourd’hui mais encore plus demain, et contrairement à Astérix et au druide Panoramix, nous ne ferons plus parcourir le monde à un centurion pour mettre des fraises dans notre potion magique ou dans notre plat fétiche quelle que soit la saison. A l’instar du titre du dernier livre d’Alain Juppé, notre société a de moins en moins envie de manger des fraises en hiver...Et effectivement, nous sommes de moins en moins dans une logique hyper concentrée avec des plateformes gigantesques, une noria de camions qui acheminent des produits sur des milliers de kilomètres et une énergie considérable dépensée pour conserver les produits sur de longues durées. Nous sommes de plus en plus dans des circuits et des cycles d’approvisionnement courts. Avec peut être bientôt en prime un étiquetage carbone qui garantit qu’il y a plus de produit que de pétrole dans ce que nous consommons.
La ville de Gand en Belgique a décidé par exemple de proposer un jour par semaine - le jeudi - des menus à base de fruits et de légumes. C'est-à-dire que cette collectivité a supprimé définitivement toutes les viandes (bœufs, volailles et poissons) des menus de ses restaurants administratifs et scolaires, un jour par semaine. Deux raisons à ce choix : un motif écologique (l’amélioration du bilan carbone) et un motif de santé (lutter contre l’obésité).
Préparons-nous donc à des changements rapides car les choses sont en train de bouger. 
Des approvisionnements courts grâce à des zones de production proches
Pour permettre à la profession de trouver ces approvisionnements locaux et de saison, dont ils auront forcément bientôt besoin, il va falloir que la tendance des grandes métropoles à s’agrandir au détriment des terres agricoles s’inverse au plus vite. En effet, si ce n’est pas le cas, nous allons nous retrouver dans la situation des particuliers qui veulent s’approvisionner dans des AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) et ne peuvent le faire faute d’une offre suffisante. Il y a fort à parier que si nous n’anticipons pas la constitution de filières sûres de proximité, et où aujourd’hui la demande n’en est qu’à ses débuts, dans quelques années les prix des fruits et des légumes de saison atteindront des prix inabordables.
 Dans le cadre du projet du grand Pari(s), on nous a présenté l’idée de transformer 2 500 hectares près de Roissy en une immense forêt qui aurait pour objectif de faire baisser la température de 1 ou 2 degrés en cas de canicule. La profession serait bien avisée de demander que la moitié de ces milliers d’hectares soient dédiés à la création de jardins potagers bios ou de champs de cultures maraichères bios destinés à approvisionner la région Parisienne. Avec l’augmentation prévisible du prix de l’énergie, l’avenir est aux cycles courts d’approvisionnement. Il ne me semble pas inéluctable que nos fruits et légumes parcourent des milliers de kilomètres avant d’arriver dans nos établissements. Alors, s’approvisionner bio aux portes de Paris ou des principales grandes villes, est-ce vraiment une utopie ? A priori non puisqu’on s’intéresse déjà de près au problème et que l’on agit en conséquence. C’est le cas de Philippe Guyot, président d’All Fresh Logistique, filiale du groupe Transgourmet leader en Ile de France de la distribution des fruits, légumes primeur et marée. Si je m’en réfère à l’article paru ici même, il se propose de « soutenir cette mutation des modes de consommation » et pour cela sa société s’est mobilisée pour tenter de mettre en place une filière et une offre bio adaptée. 

Une autre initiative locale, dans un autre registre, fera peut-être aussi des émules dans les années à venir. Celle de la société Vélogistic installée au centre de Tours. Selon un article paru récemment dans le journal Libération, les deux trentenaires Paul et Jim qui ont crée cette Sarl, ont acheté deux triporteurs, des vélos équipés d'une cabine capable de contenir 150 kg de charge utile ou un volume de 1 500 litres. Ils ont d’ores et déjà trouvé un vigneron de Chinon qui utilise leurs services car les restaurateurs ont de moins en moins de place pour stocker le vin. « Notre client ne se déplace plus qu'une fois par semaine à Tours. Il entrepose chez nous, et nous livrons les restaurateurs à la demande. Le vigneron gagne du temps et de l'argent. Il peut s'occuper de ses vignes plutôt que du suivi des livraisons ». Pour l’image et le voisinage, un restaurant livré par triporteur est également une façon originale de communiquer sur son engagement vers de nouveaux modes de consommation.

 

 Jean-Luc Fessart L’hôtellerie restauration jeudi 9 juillet 2009

 

11/07/2009

 

Le G8 alloue 20 milliards de dollars pour lutter contre la faim

 

Dans une déclaration commune, les pays du G8, les pays émergents et les pays africains qui les ont rejoints au sommet de L'Aquila, en Italie, se sont engagés, vendredi 10 juillet, à mobiliser "au moins 15 milliards de dollars sur trois ans" (10,8 milliards d'euros) pour garantir la sécurité alimentaire dans le monde, et ainsi lutter contre la faim. Deux heures après cette annonce, Silvio Berlusconi a finalement précisé que ce montant était porté de 15 à 20 milliards de dollars (soit 14,4 milliards d'euros).

 

Réaffirmé par le Sommet mondial de l'alimentation réuni en 1996 par la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), le droit à la sécurité alimentaire consiste, pour chaque individu à avoir, à tout moment l'"accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive [lui] permettant de satisfaire [ses] besoins énergétiques et suffisante préférences alimentaires pour mener une vie saine et active".

Le but de cette "Initiative de L'Aquila sur la sécurité alimentaire" est d'accroître les investissements afin d'augmenter la production agricole dans les pays en développement, expliquent les pays présents en Italie. Pour cette dernière journée du sommet, consacrée aux questions de l'aide au pays pauvres et à la lutte contre la faim dans le monde, les dirigeants du G8 et des pays émergents avaient invité des représentants de l'Algérie, de l'Angola, de l'Egypte, de l'Ethiopie, de la Libye, du Nigeria, du Sénégal, de l'Afrique du Sud et une délégation de l'Union africaine.

 

UN BASCULEMENT POLITIQUE "MAJEUR"

"L'effet conjugué d'un sous-investissement de longue date dans l'agriculture et la sécurité alimentaire, de l'évolution des prix et de la crise économique a entraîné une aggravation de la faim et de la pauvreté dans les pays en développement (...) Le nombre de personnes souffrant de la faim et de la pauvreté dépasse aujourd'hui le milliard", écrivent les dirigeants réunis à L'Aquila, qui se sont engagés à"assurer le développement durable de l'agriculture, tout en restant déterminés à apporter une aide alimentaire d'urgence adéquate".

"Nous (...) demeurons profondément préoccupés par la sécurité alimentaire mondiale, l'impact de la crise financière et économique et la flambée des prix alimentaires de l'année dernière, qui touche les pays les moins à même de faire face à l'aggravation de la faim et de la pauvreté", ajoutent-ils. "Si les prix des denrées alimentaires de base ont baissé depuis leur niveau record de 2008, ils restent historiquement élevés et instables", s'inquiètent-ils, alors que la flambée des prix a entraîné l'an dernier des émeutes de la faim dans plusieurs pays.

Le président du Fonds international pour le développement agricole (FIDA), Kanayo Nwanze s'est félicité de cette initiative, estimant que c'était "un basculement majeur de l'aide alimentaire, qui revient en fait à donner un médicament à un enfant qui est déjà malade, vers l'aide aux pays pour qu'ils mettent en place les bonnes politiques afin de produire de la nourriture".

 

Les Etats-Unis devraient apporter 3,5 milliards de dollars à cette initiative, le Japon de 3 à 4 milliards de dollars tandis que le président français, Nicolas Sarkozy, a affirmé mercredi que la France contribuerait à hauteur d'1,5 milliard d'euros (environ 2 milliards de dollars).

 

LEMONDE.FR avec AFP | 10.07.09 | 12h45  •  Mis à jour le 10.07.09 | 15h07

 

19/04/2009

 

Quelles sont les activités humaines qui produisent les quatre principaux gaz responsables du changement climatique ?

 

L’atmosphère contient certains gaz en petite quantité qui jouent pour notre planète le même rôle que les vitres d’une serre. Ces gaz laissent le rayonnement solaire de nous parvenir mais ils empêchent une partie de la chaleur réémise par la terre, le rayonnement infrarouge, de regagner l’espace.
L’effet de serre, naturel à l’origine, nous permet d’avoir une température de moyenne sur terre de 15°C au lieu de – 18°C.
Or, depuis le début de l’ère industrielle, l’homme a augmenté les concentrations de ces gaz, troublant l’équilibre fragile de l’atmosphère. Des gaz à fort pouvoir radiatif n’existant pas dans la nature ont même été créés.

Le dioxyde de carbone ou gaz carbonique CO2 d’origine humaine est principalement dû à la combustion d’énergie fossile (charbon, pétrole, gaz…) : industries, transports, chauffage, usage domestique... Il est responsable de plus de la moitié de l’effet de serre « additionnel ».

Une autre part des émissions de CO2 est due à la déforestation, qui réduit les puits de carbone, et à l’exploitation des espaces naturels, qui libère du carbone stocké dans le sol.

Le méthane CH4 dû à l’activité humaine provient essentiellement de l’intensification de l’activité agricole (élevage de ruminants essentiellement et riziculture) mais aussi de la putréfaction des ordures ménagères en décharges, des champs d’épandage et des fuites de gaz naturel.

Le protoxyde d’azote N2O anthropique résulte essentiellement de l’intensification de l’utilisation des engrais. Ce gaz a un pouvoir de réchauffement 298 fois supérieure au CO2.

Les gaz fluorés (CFC, HFC, SF6), nés de la révolution chimique, sont utilisés comme produits réfrigérants ou aérosols (CFC, HFC) et dans l’industrie des semi-conducteurs (SF6). Ils ont un pouvoir calorifique de 5 000 à 20 000 fois supérieur au CO2 et stagnent pour plusieurs siècles dans l’atmosphère.

 

Extrait de la lettre du plan climat Mairie de Paris avril 2009

 

17/04/2009

 

 

 

30/03/2009

 

Du 1er au 7 avril 2009 : semaine du développement durable

 

 

Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno, ont donné mercredi 25 mars 2009 le coup d’envoi de la Semaine du développement durable, consacrée cette année à la consommation durable. Et en parallèle cette année, une grande campagne d’information et de sensibilisation aux écolabels afin d’aider le consommateur à mieux repérer les produits les plus respectueux de l’environnement.

Avec près de 3000 manifestations partout en France, cette 7ème édition est d’ores et déjà un succès, preuve de l’intérêt croissant des Français pour le développement durable. Entreprises, Associations, Collectivités territoriales, Administrations, Etablissements scolaires...tous se mobilisent pour sensibiliser le grand public à des modes de consommation plus respectueux de l’environnement.

Afin d’aider le consommateur à mieux repérer les produits les plus respectueux de l’environnement, le ministère lance en parallèle de la Semaine une grande campagne d’information et de sensibilisation aux écolabels.

Pour Jean-Louis Borloo, « nos habitudes de consommation ont un impact direct sur les problématiques de développement durable. Adopter une consommation responsable c’est agir au quotidien pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, protéger la biodiversité, favoriser les économies d’énergie.... La Semaine du développement durable est essentielle pour sensibiliser le plus grand nombre à ses enjeux. »

 

Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno ont également signé quatre conventions avec le groupe La Poste, les professionnels des infrastructures routières, de la construction et des entreprises du médicament en présence de Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé et des Sports.

Recyclage des matériaux et préservation de la biodiversité, affichage environnemental et sanitaire des produits de construction, appropriation des enjeux de responsabilité sociétale (RSE)... tous s’engagent à mettre en œuvre les conclusions du Grenelle Environnement et à adopter une démarche de développement durable.

« Le passage à des comportements responsables doit se faire à tous les niveaux : à titre individuel dans nos achats courants, mais également au sein des entreprises qui doivent définir des politiques de développement durable », soulignent les ministres.

Site du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire

 

28/11/2008

 

Hygiène et produits d’entretien :

De nouvelles solutions performantes respectueuses de l’environnement

Proposer des produits efficaces et performants qui soient en même temps respectueux de l’environnement, c’est le défi engagé en matière d’hygiène et d’entretien. Les efforts de recherches se révèlent fructueux. Nombre de nouveaux produits mis sur le marché en témoignent. Reste que la vigilance doit demeurer le réflexe dans les cuisines pour respecter les règles de sécurité alimentaire et éviter les contaminations toujours possibles. Prévention et contrôles doivent être donc sans faille. Mais là encore, les restaurateurs bénéficient de réels progrès avec des outils simples à utiliser, qui leur évitent tout risque de ‘pépins’. Voici une sélection de nouveaux produits et solutions.

L’efficacité redoutable des enzymes
Particulièrement recommandé sur les hottes et les équipements de cuisine, Carélys® BE nettoie et dégraisse également tous types de surfaces (vitres, inox, surfaces modernes, carrelage, bois…) et est agréé ‘contact alimentaire’. Ce produit fait partie de la gamme Bioefficience, issue des biotechnologies et lancée par Argos en 2004. Outre leur efficacité continue, leur concentration et leur polyvalence permettent plus d’économies et entraînent moins de rejets. Leur biodégradabilité est supérieure à 99% en 14 jours.
Carélys® DEDM, désinfectant moussant est également issu des dernières technologies en matière de R&D. Son atout principal : l’efficacité redoutable de ses enzymes qui travaillent en douceur et éliminent complètement les résidus. Associés à des composants de chimie conventionnelle, ils redoublent d’efficacité. Une technologie douce et efficace pour nettoyer, dégraisser et désinfecter matériel et surfaces alimentaires. Moins nocif, il augmente la longévité du matériel et des surfaces de travail, respecte davantage la qualité et les conditions de travail du personnel ainsi que l’environnement.


Lingettes très pratiques

Les lingettes désinfectantes Soligerm sont prêtes à l’emploi. Agréées ‘contact alimentaire’, elles éliminent les micro-organismes responsables des intoxications alimentaires. Elles s’utilisent sur toutes les surfaces et matériels de laboratoire et il n’y a pas obligation de rinçage. Elles sont proposées en maxi-format professionnel de 200 lingettes. Soligerm propose également un désinfectant de contact sous une autre forme pratique, le pulvérisateur de 750 ml. Il s’agit d’un bactéricide et d’un fongicide qui répondent, eux aussi, à toutes les normes d’homologation HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point) et qui ne nécessitent pas un rinçage. De son côté, le dégraissant désinfectant 5 kg Soligerm a lui l’avantage d’offrir 2 produits en 1, puisqu’il dégraisse et désinfecte, mais nécessite un rinçage. Il s’utilise sur toutes les surfaces et est agréé bien sûr ‘contact alimentaire’. Il est économique, puisque 5 kg de produit représente 500 litres de solution.


Bio destructeur d’odeurs
DSO 2002 détruit les odeurs rejetées à l’extérieur, grâce à un procédé original et novateur qui permet un traitement à la source, par micronisation, d’un bio-destructeur olfactif dans la hotte ou dans les conduits d’extraction des cuisines professionnelles. Le principe actif naturel utilisé ne se contente pas de masquer les molécules malodorantes, mais les détruit complètement. Le diffuseur se présente sous la forme d’un coffret inox, conforme aux normes HACCP et prêt à installer par un technicien cuisiniste. La mise en route du dispositif est asservie à la hotte d’extraction d’air. Le diffuseur produit alors un brouillard ‘sec’ très fin qui agit sur les molécules olfactives en les détruisant irrémédiablement. DSO est en fait un produit naturel (100 % botanique) qui se compose d’une molécule agissant en pince de crabe. Quand on carbonise une graisse (cracking), la molécule absorbe l’odeur, la garde et ainsi ces deux composants s’évaporent sans laisser d’odeur ni de traces. Sa mise au point a bénéficié du soutien de l’ANVAR (Agence nationale de valorisation de la recherche) et il est certifié par SPE Biotechnologie France (expert européen en hygiène et sécurité alimentaire). Conforme aux normes HACCP, il peut même être ‘médicalisé’, c’est-à-dire installé dans un hôpital, un laboratoire ou une cuisine sans transmettre aucun germe.

Retrait permanent des graisses
Parmi les nouveautés, un détergent sans rinçage révolutionnaire pour les sols. Wash’n Walk est formulé pour retirer de façon permanente les graisses sur les sols glissants des cuisines. La formule de Wash’n Walk a fait l’objet d’un dépôt de brevet. Elle dégrade les dépôts de graisse sur les sols rendant ces derniers plus sûrs et plus propres. À signaler également les Eco-bac Wipes, pour les surfaces en contact alimentaire. Ce sont des lingettes imprégnées d’une solution désinfectante homologuée sans rinçage.
Ecolab présente aussi la Vispa 358, la plus petite autolaveuse à batterie du marché. Elle est toute de même conçue pour laver des surfaces jusqu’à 1 000 m2. Elle possède deux bacs de 10 litres : le premier pour la solution détergente, le second pour la récupération des eaux usagées. Elle est très simple d’utilisation. Une simple pression sur l’une des deux manettes permet d’enclencher la brosse et l’écoulement de l’eau. Quand on relâche la pression, la brosse et l’écoulement s’arrêtent. Signalons enfin, en matière de cosmétique, un distributeur qui surprend par son design et sa polyvalence. Preven’s distribue en effet une lotion 3-en-1 qui s’utilise aussi bien pour les mains, le corps que les cheveux.


Sel pour adoucissement de l’eau
Parce qu’un adoucisseur qui s’arrête coûte cher, Axal Pro a été conçu pour garantir le bon fonctionnement des appareils, ainsi que des installations en amont. Les pastilles de cet adoucisseur ont une forme géométrique adaptée de façon à ce que le sel ne s’amalgame pas en voûte lors de la solidification, permettant ainsi une formation aisée de la saumure et la régénération de votre appareil. Les pastilles sont par ailleurs fortement comprimées pour obtenir une dissolution progressive et régulière. Enfin, elles sont garanties haute pureté, ce qui permet de nettoyer moins souvent les appareils, tout Revêtement hygiénique
Les panneaux composites de Fibrolab sont spécialement conçus pour couvrir les murs ou plafonds des laboratoires de découpe de viande, des laboratoires traiteurs, des cuisines. Ils permettent de se mettre en conformité avec la réglementation française des matériaux en contact avec les aliments. Résistant au feu, imputrescibles et étanches, ils sont aussi incroyablement résistants aux rayures et aux chocs. Mais leurs principales qualités restent leurs facilités à laver et à désinfecter. Ils sont également très rapides et faciles à installer dans le cadre d’une installation, d’une rénovation ou d’une mise aux normes alimentaires, et permettent de passer aisément servitures électriques et plomberie. On peut les démonter et même les passer dans un lave-batterie.


Le Groupe Europe Hygiène

entend démontrer que le développement durable n’est plus une théorie mais bien l’une des préoccupations quotidiennes des métiers de l’hygiène. GEH met donc en avant sa nouvelle gamme Ultra Vert, qui réunit de nombreux produits homologués par le Label écologique européen et qui sont donc bien sûr plus respectueux de l’environnement : détergents dégraissants concentrés ou super-actifs écologiques, nettoyant multi-usage écologique, liquide pour vaisselle manuelle, tablettes lave-vaisselle également écologique, lessive professionnelle, gel détratrant WC… GEH va plus loin dans la défense du développement durable en s’associant aujourd’hui à l’opération Forestavenir qui a entrepris ces dernières années un programme de reforestation en Provence. Pour chaque carton d’essuie-mains Ultra Vert utilisé, 1 E est versé à Forestavenir.


HYGIALIM, site marchand, offre une large gamme de produits éprouvés et sélectionnés pour l’usage de la restauration, notamment plats témoins et de traçabilité ; autocontrôles, mesures de propreté et de contamination des surfaces ; contrôle de températures ; nettoyants et désinfectants. HYGIALIM est en particulier distributeur exclusif des plats témoins et d’une armoire de prélèvement pour assurer une gestion sûre pour le suivi des plats témoins sur 5 jours, d’une contenance de 260 g, rigides et étanches pour éviter toute contamination croisée. Elle distribue également des lames gélosées pour les autocontrôles au quotidien des opérations de nettoyage et désinfections, qui peuvent être utilisées par du personnel non qualifié en microbiologie, et fabrique également un kit de contrôle de surface. À signaler également une nouveauté proposée par le distributeur : un mini-enregistreur de température


Hygienap
Cette boutique en ligne propose une large gamme de produits d’entretien (des liquides vaisselles aux nettoyant sols, en passant par des rénovants inox et chrome, ou encore des décapants pour friteuses). Et aussi du matériel de nettoyage : seau avec essoreur, raclettes à vitre… Les produits d’essuyage sont également divers et nombreux : essuie-mains, bobines ouate dévidables, éponges végétales ou inox spirale, serpillières, papiers toilettes… Cette gamme hygiène est complétée par des calots, charlottes, tablier, toques papier, gants... à usage unique, jetables.


Des produits éco-labellisés
Pour répondre à l’attente des professionnels qui souhaitent à la fois des produits performants et efficaces, mais également certifiés développement durable, JohnsonDiversey a créé une gamme de produits éco-labellisés : Pur-Eco. Il s’agit d’une gamme complète comprenant 17 produits, qui couvrent l’ensemble des besoins d’hygiène des professionnels, que ce soit pour la restauration ou l’entretien des sols et des sanitaires. Ces produits, composés de matières premières d’origine végétale et efficaces à faible dosage, sont conformes aux critères européens de l’Écolabel Euro-Flower et au certificat d’environnement scandinave Swan.
Pour la plupart, les produits de la gamme Pur-Eco sont des concentrés, ce qui réduit les nuisances sur l’environnement en permettant des économies d’eau, d’énergie, de stockage et d’emballage. Deux nouveaux produits ont été élaborés : Suma Select A7 Pur-Eco et Suma Nova L6 Pur-Eco. Ils assurent le lavage et le rinçage automatique de la vaisselle. Ils portent l’Écolabel Swan et se présentent sous le format Safepack, un système de dosage et dilution qui assure des dosages et dilutions précises et verrouillées (pas de risque de surconsommation ; 60 % de rejet d’emballage en moins et une sécurité totale (pas de contact avec le produit)


Balai à réservoir intégré
Les franges ou serpillières, souvent utilisées pour le lavage ou la désinfection des sols, rendent parfois difficile le respect des protocoles hygiéniques, et leur manipulation peut s’avérer fatigante pour les agents. Ces raisons ont poussé 3M à imaginer un balai à réservoir intégré, dont la frange microfibre permet le lavage et la désinfection en un seul passage. Les bandes de polypropylène (lavables à 95° jusqu’à 500 fois) optimisent la dispersion du produit de lavage sur simple pression du bouton poussoir et l’enlèvement des traces. Pour davantage d’autonomie, on peut placer le bidon de remplissage de 10 litres sur un chariot, ce qui permet de remplir 22 fois le réservoir de l’Easy Scrub et couvrir 1 300 m2. Au final, ce procédé permet un gain de temps et de fatigue appréciable.
Autre innovation chez 3M, les disques Scotch Brite Diamant pour nettoyer, polir et faire briller des sols en marbre, pierres marbrières ou terrazzo. Cette solution comporte deux disques : le disque Sienne, qui va polir le marbre, réduire les rayures et préparer le sol, et le disque Mauve, conçu pour faire monter le sol en brillance. Ceux-ci s’adaptent aussi bien avec des autolaveuses pour les grandes surfaces qu’avec des monobrosses pour des zones plus restreintes.


Poudre écologiqueJex Professionnel développe depuis 2007 une gamme Nature avec un nettoyant multi-usages (en bidons de 5 litres), un liquide vaisselle (également en 5 litres). Celle-ci s’est enrichie récemment d’un nettoyant détratrant 5 litres, d’un gel WC 750 ml et d’un liquide vaisselle mains 1 litre. Jex Professionnel applique aujourd’hui sa ligne Nature au lavage textile, avec une lessive écologique en poudre formulée à partir d’ingrédients d’origine végétale et dont l’efficacité a été validée par des tests de performance (en 10 kg et en formule économique de 222 doses). Elle est conçue pour éliminer les tâches difficiles, comme une lessive classique, sur tous types de textiles.


Dosages automatiques et programmés
Le groupe Reso incite aux bonnes… résolutions en faisant le choix de développer une gamme de produits bénéficiant de l’Écolabel européen. Ceux-ci répondent ainsi aux critères très stricts de biodégradabilité. Ils ont donc un impact sur l’environnement très réduit, tout en conservant des performances testées comparativement aux références du marché. Son positionnement prix a été également étudié de façon à ce que ces produits soient accessibles à tous Avec 9 références pour l’hygiène en cuisine, le linge, les sols et les surfaces, la gamme Résolutions représente une offre très complète. Elle comprend des pastilles lave-vaisselle, un liquide plonge manuelle, un dégraissant alimentaire, une lessive linge en poudre et une lessive liquide, un nettoyant multi-usages, un nettoyant vitres, un nettoyant sanitaire anti-calcaire et un gel WC.
Pour optimiser encore davantage l’utilisation des produits, Reso a conçu Adoc Plonge, un distributeur de liquide-vaiselle manuel ultra-concentré muni d’un bec qui délivre le produit directement dans l’évier ou le bac, sans aucune manipulation du produit. Astucieux, le système possède une rallonge réglable qui permet au produit de couler directement dans un seau posé à terre, le distributeur étant fixé au mur. Adoc seau permet également le remplissage d’une autolaveuse. Autre variante, Adoc Vapo. Le distributeur possède une étagère intégrée, qui maintient le vaporisateur, pendant que la dose préréglée de produit concentré se libère. Adoc a l’avantage de faire en sorte que chaque produit soit utilisé à bon escient et à pleine efficacité, puisque les dosages sont programmés.


Les avantages des concentrés

Facilité d’emploi et vraie démarche de développement durable, Tana Professional/Werner & Mertz s’engage avec la gamme Quick & Easy, particulièrement adaptée à l’entretien des chambres d’hôtel. Il s’agit de produits concentrés sous forme de cartouches. Une cartouche de 325 ml permet ainsi d’obtenir plus de 8 litres de solution prête à l’emploi. Du fait d’une efficacité élevée et d’un dosage précis, le procédé est économique. Il n’y a pas de surdosage. Par ailleurs, chaque produit a un code couleur simple et l’utilisateur n’a aucun contact avec le produit. L’utilisation est donc sécurisée. Quick & Easy Santan Plus permet de nettoyer les sanitaires, d’éliminer les dépôts savonneux, calcaires… Quick & Easy Inor nettoie, lui, toutes les surfaces modernes, vitres, miroirs… Autre nouveauté : Green Care Laundry Detergent, une lessive liquide hautement concentrée offrant des performances de lavage élevées dès les basses températures. Son efficacité anti-calcaire permet une utilisation dans tout type d’eau. Sans agent blanchissant, elle préserve également les couleurs et peut s’utiliser sur les linges pastels. Cette nouvelle lessive contient uniquement des agents tensio-actifs d’origine végétale et ne contient ni colorant, ni conservateur, ni phosphate. Ses performances écologiques sont certifiées par l’Écolabel européen. Enfin, Green Care Laundry Detergent est enrichi en extraits d’Aloé Vera, aux bienfaits reconnus pour la peau.

Bacs antibactériens

Nouvelle génération de bacs chez Gilac, qui sort une gamme de bacs antibactériens destinés à la restauration commerciale et collective. Une solution de stockage qui limite le risque de contamination microbienne par l’environnement. Cette gamme est composée de bacs qui s’empilent. Cinq contenances et trois couleurs différentes de couvercles sont proposées. L’efficacité sur un large spectre de germes est garantie pendant la durée de vie des bacs. Ces bacs simplifient également la traçabilité du contenu par son dispositif de code couleur et de cartouche d’identification.

Machines pour tous les sols

Parmi les machines pour le nettoyage, Hoover met en avant une gamme d’aspirateurs simples ou eau & poussières, des monobrosses, mais aussi des ‘aspirateurs-batteurs’, des ‘injecteurs-extracteurs’ ainsi qu’une série d’autolaveuses. Les aspirateurs sont particulièrement solides et puissants, tout en étant silencieux. Ils sont équipés de filtres à cartouches et dotés de nombreux accessoires. À noter cet aspirateur poubelle, qui, dans la partie supérieure, est une poubelle, et aspirateur en bas. Il aspire ce qui est sur le sol à sa portée. Le rapport poids/puissance de la nouvelle gamme des monobrosses est très étudié pour rendre le matériel léger et maniable. À découvrir également, les plateaux multifonctions qui permettent de laver, poncer, décaper, scarifier et de travailler sur les sols en marbre, granit, les terres cuites, les parquets, les sols en béton. Pour les tapis et moquettes Hoover propose des ‘aspirateurs-batteurs’ ou encore des ‘injecteurs-extrateurs’ qui lavent en profondeur. Ils fonctionnent en injectant entre les fibres une solution chimique qui fait fondre la saleté et le gras et qui est ensuite aspirée avec les poussières. Pour faire face à tous les besoins de nettoyage, les autolaveuses sont une solution. Elles lavent et sèchent toutes les surfaces dures, et en option les moquettes.

Patrice Fleurent L’hôtellerie restauration jeudi 27 novembre 2008

 

24/11/2008

 

 

Glaciers souterrains sur la planète Mars

 

L'un des plus spectaculaires des glaciers rocheux de Marsest trois fois plus étendu que Los Angeles. Crédits photo : AFP
La sonde américaine Mars Reconnaissance Orbiter vient de détecter de vastes glaciers enterrés sous le sol de la planète rouge à des latitudes inférieures à ce que l'on pensait précédemment.
La sonde américaine Mars Reconnaissance Orbiter vient de détecter de vastes glaciers enterrés sous le sol de la planète rouge à des latitudes inférieures (autour de 45° sud) à ce que l'on pensait précédemment, a révélé hier la revue Science.
«Ensemble, ces glaciers représentent probablement le plus grand réservoir d'eau gelée en dehors de la calotte glaciaire arctique» de Mars, souligne le principal auteur de l'étude, John Holt de l'université du Texas (États-Unis). «L'un d'entre eux est trois fois plus étendu que Los Angeles pour une épaisseur de près de 800 mètres par endroits». L'eau étant indispensable à la vie telle que nous la connaissons, la découverte de grands réservoirs d'eau gelée sur Mars est un signe encourageant pour les scientifiques en quête de vie extraterrestre.
Ces glaciers pourraient également approvisionner en eau les futures missions d'exploration martienne, ajoute le chercheur. Vestiges d'une période glaciaire passée, ils ont été probablement préservés par une couche de débris rocheux, à l'instar des glaciers souterrains de l'Antarctique.

Le monde 21/11/2008

 

 

 

21/11/2008

 

238 000 tonnes, c'est la production piscicole française.

Comment élève-t-on une truite?

Que consomme-t-on comme espèce de poisson d'eau douce ou d'eau de mer?

 

    

                                                        Télépoche du 15 au 21 novembre 2008

 

18/11/2008

 

Le Grenelle de l’environnement un an après

Du 6 juillet au 25 octobre 2007 se tenait le "Grenelle de l’environnement" qui réunissait des représentants de l’Etat, des ONG investies dans les questions environnementales, les partenaires sociaux et les collectivités locales. Un an après, comment les ambitieux objectifs fixés se traduisent-ils dans la réalité ?

Les engagements pris concernaient principalement:

 * le bâtiment et l’habitat : généralisation des normes de basse consommation dans les logements neufs et les bâtiment publics, mise en place de mesures incitatives pour la rénovation thermique des logements et bâtiments existants, etc.

 * les transports : construction d’ici à 2012 de 2000 kilomètres de voies ferrées à grande vitesse, création d’un système de taxes favorisant les véhicules les moins polluants, mise en place d’une écotaxe kilométrique frappant les poids lourds sur le réseau routier,

 * l’énergie : développement des énergies renouvelables pour atteindre 20% de la consommation d’énergie en 2020, interdiction dès 2010 des lampes à incandescence, étude pour la création d’une taxe basée sur la consommation en énergie des biens et services (taxe carbone),

 * la santé : interdiction à la vente dès 2008 de matériaux de construction et de produits phytosanitaires (pour le traitement des plantes) contenant des substances probablement dangereuses, déclaration obligatoire de la présence de nanomatériaux dans les produits pour le grand public, mise en place d’un plan sur la qualité de l’air,

 * l’agriculture : triplement de la part de l’agriculture biologique qui devrait atteindre 6% de la surface agricole utile en 2010, réduction de moitié de l’usage des pesticides, adoption d’une loi permettant de régler la coexistence entre les OGM et les autres cultures,

 * la biodiversité : création d’une "trame verte" reliant les espaces naturels, pour permettre à la faune et à la flore de vivre et circuler sur tout le territoire, trame opposable aux nouveaux projets d’aménagement.

Une mise en œuvre qui s’échelonne

Pour concrétiser les engagements pris, trente-trois chantiers opérationnels ont été lancés en décembre 2007 (voir liste dans cette rubrique à la date du 22 janvier 2008) afin de décliner les propositions d’action permettant l’application des conclusions du Grenelle. « … »

Le débat sur le projet de loi de programme relatif à la mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement « … » il a été adopté par l’Assemblée nationale le 21 octobre 2008 et transmis au Sénat.

Ce texte, dit "loi Grenelle 1", définit de grandes orientations et expose les choix faits sans pour autant toujours prévoir leurs modalités concrètes d’application ou leur financement. Il traduit simplement au plan législatif les engagements pris en octobre 2007.

L’objectif central porte sur le climat et vise à diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050. Les secteurs les plus concernés par cet enjeu sont le bâtiment et les transports qui à eux deux représentent 40% du total des émissions. Le projet prévoit notamment la construction de 1500 kms de transports en commun en site propre ou la réhabilitation de 800 000 logements sociaux pour diviser par deux leur consommation énergétique d’ici à 2020.

D’autres dispositions portent sur l’énergie (promotion des énergies renouvelables), les produits incluant des nanomatériaux, l’agriculture (hausse de la part de l’agriculture biologique à 20% en 2020, division par 2 de la quantité de pesticides utilisés), la démocratie environnementale (installation d’instances de dialogue incluant notamment les riverains pour les entreprises à fort impact environnemental), etc. « … »

Les financements et les modalités précises d’exécution des dispositifs énoncés dans la loi Grenelle 1 seront détaillés dans la loi de finances pour 2009 dont l’adoption est prévue pour le mois de décembre 2008 et dans une deuxième loi dite "Grenelle 2" qui ne pourra pas être débattue avant 2009 et ne pourra en grande partie être appliquée qu’après le vote de la loi de finances pour 2010.

La seule mesure réellement passée dans les faits à la fin de cette année concerne le bonus-malus sur les véhicules neufs instituant des pénalités pour les acquéreurs des véhicules les plus polluants et au contraire instaurant un bonus pour les voitures les moins polluantes. « … »

Parmi les mesures déjà prises, on peut aussi compter la loi du 25 juin 2008 relative aux organismes génétiquement modifiés qui vise à mettre en oeuvre plusieurs dispositions du Grenelle bien que certaines organisations environnementales contestent certains de ses aspects.

Un financement encore imprécis sur le long terme et sans doute compliqué par la "crise"

Il est aujourd’hui difficile de chiffrer précisément le coût total des engagements annoncés. En s’appuyant sur les évaluations faites à partir des premières versions du projet de loi "Grenelle 1", il a pu être estimé à environ 120 milliards d’euros, ce qui représenterait une moyenne annuelle de 12 milliards d’investissements (0,6% du PIB).

La mise en place d’une "contribution climat énergie ou "taxe carbone" (taxe sur les produits en fonction de leur nuisance environnementale) aurait pu permettre de dégager une partie des sommes nécessaires, jusqu’à 9,7 milliards d’euros par an selon une étude de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). Mais pour l’heure elle ne figure pas dans le projet de loi « … »

Un des financements prévus proviendrait d’une taxe sur les poids lourds qui serait prélevée à partir de 2011, mais son niveau et son assiette ne sont pas encore déterminés. « … »

Le projet de budget 2009, actuellement discuté au Parlement, maintient l’essentiel des objectifs liés au Grenelle de l’environnement et permet, selon le Ministère le financement des grands chantiers prioritaires (bâtiment, transports, énergie). Ce seraient près de 19 milliards d’euros et 7,3 milliards d’euros de crédits de paiement sur 2009-2011 qui seraient engagés pour la mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement. Au total, le ministère du développement durable verrait ses moyens augmenter de près de 5% avec 20,2 milliards d’euros pour 2009 contre 19,26 en 2008.

Ainsi, par exemple, le projet de budget continue de prévoir un écoprêt à taux zéro pour les ménages qui souhaiteraient rénover leurs logements (isolation thermique, remplacement des systèmes de chauffage). De même le crédit d’impôt dit de "développement durable" pour encourager les économies d’énergie serait prorogé jusqu’en 2013 alors qu’il devait cesser en 2009.

Pourtant de nombreux acteurs de l’environnement craignent que le creusement des déficits provoqué par la crise financière et économique ne pousse à sacrifier les dépenses écologiques au cours du débat budgétaire.

De plus il est probable que particuliers et entreprises renoncent à certains investissements qui pourraient assez fortement diminuer dans des secteurs prioritaires pour l’environnement comme le logement ou les transports.

(site vie publique 6 11 2008)

 

14/11/2008

 

Premières images d’un autre système planétaire

Deux équipes annoncent ce vendredi dans la revue Science avoir photographié en direct des exoplanètes –et notamment un système planétaire. Jusqu'à maintenant leur existence était déduite à partir de l'observation des étoiles.

Les trois exoplanètes (points rouge b,c,d) autour de l'étoile HR 8799 (lumière résiduelle en rouge et bleu). (National Research Council, Canada) - photo ci-contre-

Après des années de détection indirecte des exoplanètes, des chercheurs annoncent enfin des prises de vue directes de planètes en orbite autour d’une autre étoile que notre Soleil. En effet, c’est un système planétaire, avec trois planètes géantes, que Christian Marois (NRC Herzberg Institute of Astrophysics, Canada) et ses collègues ont réussi à photographier avec les télescopes Keck et Gemini à Hawaii

Ces planètes tournent autour d’une étoile jeune, HR 8799, située à 140 années lumière de la terre, visible à l’œil nu dans la constellation de Pégase. Les trois planètes brillent encore car elles sont elles aussi très jeunes -environ 60 millions d’années- et encore chaudes, expliquent les chercheurs dans la revue Science Express (version électronique anticipée de Science).

La détection des exoplanètes repose depuis ses origines sur des méthodes indirectes d’observation. Les astrophysiciens traquent les effets de la planète sur son étoile. Les exoplanètes repérées sont donc pour la grande majorité des géantes gazeuses, appelées Jupiter chauds, très proches de leur étoile. La détection directe permet de regarder ailleurs, plus loin de l’étoile. Ainsi les planètes repérées autour de HR 8799 se situent à 24, 37 et 67 fois la distance Terre-Soleil (contre rarement plus de 5 fois pour les Jupiter chauds). Leur masse est estimée entre 7 et 10 fois celle de Jupiter. Les plus grosses sont aussi les plus proches de l’étoile, comme dans le système solaire.

La plus éloignée des trois planètes se trouve au milieu d’un disque de débris comparable à la ceinture de Kuiper du système solaire. Ce qui fait dire aux chercheurs que ces trois planètes ressemblent aux régions externes de notre système planétaire

Pour voir en direct ce système planétaire, les chercheurs ont eu recours à l’optique adaptative développée au Keck par le Lawrence Livermore National Laboratory (Californie). Quant à Christian Marois, il a mis au point une méthode de traitement des images qui permet de distinguer les planètes de la lumière de l’étoile. Les chercheurs supposent qu’il y a d’autres planètes plus proches de HR 8799 mais qu’ils ne les ont pas encore vues.

Dans la même revue, l’équipe de Paul Kalas (University of California, US) annonce avoir photographié une exoplanète avec le télescope spatial Hubble. D’une masse proche de celle de Jupiter, elle est en orbite autour de l’étoile Formalhaut. Kalas, qui observe depuis longtemps le voisinage de cette étoile, a été surpris de photographier l’exoplanète dans la lumière visible. Il suppose que la planète est entourée d’un immense système d’anneaux qui réfléchit la lumière de l’étoile.

Cécile Dumas Sciences et Avenir.com publié dans le nouvel obs le14/11/08

 

14/11/2008

 

Le principe de création d'un groupe intergouvernemental d'experts sur la biodiversité, qui devrait porter le nom d'Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services (IPBES) est validé

La conférence, organisée par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), a réuni les représentants de 96 pays et de nombreux experts. La France, dont la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, est intervenue à l'ouverture des débats, voit "une petite victoire" dans le fait "que le principe soit accepté au niveau intergouvernemental et que les pays donnent mandat (aux Nations unies) pour poursuivre les discussions".

"TEMPS DE L'ACTION"

Désireuse de montrer que l'engagement de la France dans ce processus - très fort depuis 2005 - reste intact, Valérie Pécresse a insisté sur la nécessité "de passer du temps des prises de conscience" à celui de "l'action". La ministre s'est dite favorable à un "mécanisme qui bénéficie de toutes les garanties d'indépendance et de transparence de fonctionnement". Elle a ainsi souhaité que le secrétariat de l'IPBES "soit placé sous les doubles auspices des Nations unies et de l'Unesco".

Mme Pécresse a également proposé que ce secrétariat soit installé à Paris, dans les locaux du Musée de l'homme dont les travaux de restauration viennent d'être engagés et dont la réouverture est prévue en 2012.

Si une très grande majorité des 96 pays présents se sont montrés favorables à l'émergence d'un organe ayant le pouvoir d'imposer des mesures, quelques-uns et non des moindres, comme le Brésil et la Chine, ont exprimé leurs réticences. Le Brésil, notamment, a rappelé sa préférence pour la Convention pour la diversité biologique, dont les règles sont peu contraignantes. Les Etats-Unis, traditionnellement peu enclins à ce type de dispositifs, ont émis des réserves. Cependant, de l'avis des experts, la délégation américaine semblait surtout dans l'attente d'un positionnement de l'administration Obama.

L'idée d'un organisme bâti sur le modèle du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, le GIEC, couronné par le prix Nobel de la paix, en 2007, près de vingt ans après sa création, et doté de la même ambition que lui, avait été prise en 2005 par Jacques Chirac.

L'ancien président français avait alors exprimé "ses doutes sur l'efficacité des décisions de la communauté internationale" pour freiner de manière décisive l'érosion de la biodiversité. Dans la foulée, était né l'Imoseb (International Mechanism of Scientific Expertise on Biodiversity), processus consultatif devant mener à la création d'un mécanisme de type GIEC.

ECOSYSTÈMES DÉGRADÉS

L'urgence à agir est à peu près aussi grande que le défi lui-même. L'état des lieux de la planète, établi par l'Evaluation des écosystèmes pour le millénaire, dont les données ont été publiées en 2005, impose d'agir de façon coordonnée. Entre 2000 et 2005, des étendues de forêt aussi grandes que la Grèce ont disparu, et l'épuisement des ressources maritimes menace.

Comme l'a rappelé, à Kuala Lumpur, Achim Steiner, directeur exécutif du PNUE, alors que "le PIB mondial a plus que doublé au cours des vingt-cinq dernières années, 60 % des écosystèmes ont été dégradés ou exploités de manière irrationnelle". C'est à Nairobi, siège du PNUE, où aura lieu le forum des ministres de l'environnement, que se sont donné rendez-vous, en février 2009, les représentants des gouvernements présents en Malaisie.

Brigitte Perucca Article paru dans l'édition du Monde du 14.11.08.

 

22/10/2008

 

La dépollution de la Méditerranée. Un défi majeur pour le

"processus de Barcelone : une Union pour la Méditerranée"

Auteur : Philippe Garo : Expert associé à la Fondation Méditerranéenne d'Etudes Stratégiques (FMES)

Introduction :  Afin de concrétiser auprès de l'opinion publique " le processus de Barcelone : une Union pour la Méditerranée ", porté sur les fonds baptismaux à Paris le 13 juillet 2008, il fallait des projets concrets. Parmi ceux-ci figurent la dépollution pour la mer Méditerranée.

La mer Méditerranée et ses particularités La mer Méditerranée a une superficie de 2,5 millions de km². Elle représente 0,7 % de la surface des mers du globe. Ses côtes s'étendent sur 46.000 km en passant par 22 pays peuplés de plus de 400 millions d'habitants.

La Méditerranée est une mer de taille modeste à l'échelle de la planète ; elle est quasi fermée avec une ouverture naturelle à l'ouest (détroit de Gibraltar) et une autre non-naturelle à l'est, le canal de Suez. Le phénomène de marée y est extrêmement faible (amplitude inférieure à 1 mètre).

La mer Méditerranée est un réservoir majeur de biodiversité qui accueille plus de 25.000  espèces de végétaux, 650 espèces d'animaux marins (dont 28% seraient introuvables ailleurs) et 19 des 80 espèces connues de cétacés.

Au cours des quinze dernières années plus de 60 nouvelles espèces seraient apparues en mer Méditerranée ; toutefois le nombre d'individus par espèce serait peu élevé. Par ailleurs, entre 2 et 5 billions d'oiseaux migrateurs passent chaque année par les grands deltas des fleuves bordant la mer Méditerranée comme le Rhône en France ou le Nil en Egypte ; cependant, il est d'usage d'estimer que seuls 6% des marécages qui existaient à l'époque romaine sont encore là maintenant.

L'espace maritime méditerranéen menacé: Le constat est, en effet, alarmant car l'espace maritime méditerranéen est très sensible à la pollution. La mer Méditerranée est une mer très fréquentée. Elle supporte 30% du commerce maritime mondial dont 22% du trafic pétrolier mondial. Plus de 2 000 navires sont en permanence à la mer avec, parmi eux, 200 à 300 pétroliers pour un total annuel moyen de l'ordre de 220.000 navires navigant en Méditerranée.Les pins, qui se contentent de sols pauvres, ont ainsi remplacé les chênesLes rives de la mer Méditerranée sont surpeuplées : plus de 150 millions d'habitants soit quasiment 1/3 de la population des pays riverains. Ce chiffre a quasiment doublé au cours des 40 dernières années. Ces rives sont soumises, dans certaines parties, à une urbanisation galopante souvent mal contrôlée. A l'horizon 2025, la moitié du littoral méditerranéen sera construit.

Pour tout un chacun, il existe bien souvent une cible quasi systématique voire unique lorsqu'il s'agit d'évoquer les sources de pollution des mers, et de la mer Méditerranée en particulier : les navires de commerce.Le monde a connu de grandes catastrophes de pollution par hydrocarbures provenant de navires. Depuis 1967, (navire "TORREY CANYON "), la mer Méditerranée a connu la 4ème pollution la plus importante au monde (navire " HAVEN ", Gênes (Italie) 1991, 144.000 tonnes d'hydrocarbures déversés à comparer avec le navire " ERIKA " qui ne déversa " que " 20.000 tonnes). Certes, ces pollutions frappent l'opinion publique mais la principale cause de pollution liée aux navires reste le dégazage et le déballastage sauvages des navires en mer. Cependant, les pollutions par hydrocarbures résultant de la présence de navires n'est pas, contrairement aux idées reçues, la principale source, loin s'en faut, de la pollution de la mer Méditerranée. Fouad Alsousamra, coordinateur d'un rapport sur le sujet pour le Plan d'Action pour la Méditerranée, soulignait, dès 2003, que l'aquaculture serait également une source de pollution quand 110 kg d'azote, 12 kg de phosphore et 450 kg de carbone seraient émis par tonne produite dans les fermes aquacoles.

Dans tous les cas, il s'avère que 80% de la pollution serait de source continentale.Les eaux usées urbaines, agricoles ou pluviales charrient et drainent des déchets solides, dont 70% sont des plastiques et des bouteilles, ou des produits toxiques, tous peu biodégradables. Par ailleurs, 70% des eaux usées qui se déversent chaque année en mer Méditerranée ne seraient pas traitées.

Un projet à financer L'Union européenne précisait qu'elle " ne (pouvait) résoudre seule tous les problèmes de la région, mais (qu') elle (était) prête à utiliser les ressources dont elle dispose pour participer avec ses voisins à la protection de cet héritage commun qu'est la mer Méditerranée Il était, par ailleurs, souligné que les nouvelles actions devaient inclure l'organisation de projets avec, entre autres, la Banque européenne d'investissement (BEI).Alors que des programmes de dépollution existent déjà dans beaucoup de pays du pourtour méditerranéen, ceux-ci sont financés principalement par des fonds nationauxLe financement des projets identifiés demeure au cœur de la problématique, sauf peut-être en Algérie qui pourrait autofinancer ses projets. Le nouveau Fonds d'Investissement en faveur de la Politique Européenne de Voisinage (FIPV)  pourrait être mis à contribution par l'octroi de subventions destinées à soutenir les prêts d'institutions financières publiques européennes comme la BEI ou la KfW allemande 

Des bailleurs de fonds dans les pays où se situeront les projets seront également concernés. Enfin, le secteur privé devra investir dans des infrastructures environnementales.

Conclusion

Le projet de dépollution de la mer Méditerranée s'inscrit ainsi dans une logique préexistante et un travail fourni déjà considérable depuis de nombreuses années. Il est raisonnable de penser que ce projet, inscrit dans le cadre du " Processus de Barcelone : une union pour la Méditerranée ", permettra de mettre en place un système élargi de coopération entre les Etats signataires et un renforcement de cette coopération pour mener à bien des projets concrets et déjà identifiés.

La menace qui pèse sur la  mer Méditerranée est réelle car c'est une mer fragile et déjà fragilisée. Joan-Domenec Ros, spécialiste de l'environnement à l'université de Barcelone, déclarait que " tout ce que nous utilisons sur la terre ferme finit dans la mer, et que la solution ne se trouve pas à la fin du processus (c'est-à-dire en mer) mais au début ".

La lutte contre la pollution de la mer Méditerranée – car ne s'agit-il pas plus ici de lutte contre la pollution plutôt que de dépollution ? – devra se concevoir avec des solutions spécifiques à chaque problème posé. Ainsi, il serait vain d'agir de façon uniforme pour juguler la pollution de la mer Méditerranée, car les sources de pollution sont importantes et différentes.

Extraits de La lettre de Robert Shuman n°366

 

7/08/2008

 

Etat de catastrophe naturelle pour 168 communes

168 nouvelles communes de 33 départements peuvent se prévaloir de l'état de "catastrophe naturelle"  à la suite à des inondations en 2007-2008 ou des mouvements de terrain entre 2003 et 2008.

Deux arrêtés viennent d'être publiés en ce sens au JO du 5 juillet 2008.

Les communes concernées sont situées dans les départements suivants : Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Charente-Maritime, Corrèze, Corse-du-Sud, Haute-Corse, Dordogne, Finistère, Haute-Garonne, Gironde, Indre-et-Loire, Isère, Landes, Loir-et-Cher, Loire-Atlantique, Loiret, Lot-et-Garonne, Maine-et-Loire, Manche, Marne, Meurthe-et-Moselle, Morbihan, Moselle, Nord, Orne, Savoie, Seine-et-Marne, Yvelines, Deux-Sèvres, Tarn-et-Garonne, Vienne et Guadeloupe. La victime d'un sinistre dispose de 10 jours après la parution de l'arrêté au Journal officiel pour effectuer sa déclaration auprès de son assureur.

Prat Editions - Juillet 2008

 

4/08/2008

 

ESPACE : La sonde Phoenix confirme la présence d'eau sur Mars

Le sol de la planète rouge contient bien de l'eau, ont conclu les scientifiques de la Nasa d'après les analyses réalisées par la sonde Phoenix. Le robot a découvert de la glace près du pôle nord de Mars.Les scientifiques de la Nasa ont confirmé jeudi 31 juillet que le sol de Mars contient de l'eau gelée, grâce aux analyses réalisées par la sonde Phoenix.


Le robot, qui se trouve sur la Planète rouge depuis deux mois, a réchauffé du sol martien à l'aide de ses outils cette semaine, démontrant qu'il existe bien de la glace près du pôle nord de la planète. Jusqu'ici, les preuves de l'existence d'eau sur Mars n'étaient pas concluantes. Mission prolongée pour Phoenix
La confirmation est intervenue de manière accidentelle lorsque les scientifiques ont abandonné l'idée de trouver de la glace directement dans le sol et ont préféré recueillir un échantillon de sol pur. Analysé, il a révélé contenir de la glace. 

Sur Terre, la vie est d'abord apparue dans l'eau ; c'est pourquoi la question de la présence ou non d'eau sur Mars est fondamentale pour les exobiologistes. Cette bonne nouvelle est la première après que la mission a rencontré de nombreuses difficultés ces dernières semaines (court-circuit, panne). Lancée l'été dernier de Cap Canaveral en Floride, Phoenix a pour mission de creuser le sol martien pour rechercher d'éventuelles traces de vie.

La sonde américaine a atterri le 25 mai dernier et l'agence spatiale américaine a annoncé jeudi que sa mission, qui devait durer trois mois, sera prolongée de deux mois. (Avec AP)

NOUVELOBS.COM | 01.08.2008 | 09:34

 

20/06/2008

 

Un grand inventaire du vivant dans le Mercantour

C'est une petite fougère de rien du tout, fragile d'apparence et finement dentelée, qui porte le nom de Cystopteris montana. Elle pousse sur les bords d'un ruisseau, à l'entrée de la vallée des Merveilles, dans le parc national du Mercantour. "On ne la trouve qu'en deux endroits dans les Alpes-Maritimes", s'émeut Sébastien Sant, du jardin botanique de Nice, qui l'a repérée le long d'un sentier fréquenté par les randonneurs.Cette plante protégée, Sébastien Sant a voulu la montrer à Markus Lehnert, un jeune botaniste allemand, spécialiste des fougères. Les deux hommes n'ont pas seulement leur passion pour les espèces végétales en commun : ils participent tous deux au grand inventaire de la biodiversité que le parc national du Mercantour et son voisin italien, le parc naturel des Alpes-Maritimes, lancé en 2007.

"L'objectif est ambitieux, puisqu'il s'agit de pousser nos connaissances aussi près que possible de l'intégralité du vivant", déclare Thierry Boisseaux, le directeur du parc du Mercantour. Pendant au moins dix ans, environ 300 spécialistes venus du monde entier vont se succéder sur les 2 450 km2 des deux parcs frontaliers, qui occupent les versants du massif alpin de l'Argentera-Mercantour. La région bénéficie d'une biodiversité exceptionnelle, liée à la confluence des climats méditerranéen, alpin et continental, avec des altitudes allant de 300 à plus de 3 000 mètres.

La mission des chercheurs est de recenser le plus possible d'espèces animales et végétales présentes sur les deux parcs, qu'elles soient endémiques ou vivant également dans d'autres zones, et d'en dresser la cartographie. "Aujourd'hui, 3 624 espèces ont été répertoriées ici, affirme Pierre Commenville, directeur adjoint du parc du Mercantour. On devrait parvenir à environ 5 000 espèces décrites d'ici à cinq ans. Et, si les moyens suivent, on peut espérer arriver à 10 000 dans sept ou huit ans."Evidemment, l'effort ne portera pas sur les mammifères ou les oiseaux, déjà bien connus, mais sur des catégories comme les nématodes, des vers ronds, ou les microcollemboles, des petits invertébrés vivant dans le sol.

Toute la difficulté est de trouver de spécialistes de ces animaux microscopiques."Les nématodes sont écologiquement importants, ils sont partout et il en existe sans doute des centaines de milliers d'espèces différentes, alors qu'on n'en connaît pas plus de 10 000, explique Simon Tillier, du Muséum national d'histoire naturelle, institution chargée de la centralisation des données récoltées.

Mais il n'y a pas plus de deux ou trois spécialistes en France, tous au bord de la retraite, et ce n'est pas mieux ailleurs."Un appel a été lancé aux chercheurs par l'intermédiaire de l'Institut européen de taxonomie (EDIT), un consortium présidé par Simon Tillier, qui rassemble vingt-trois institutions scientifiques européennes et deux américaines. Cela a permis de localiser de nombreux spécialistes en Europe de l'Est, la taxonomie (l'art de nommer et de classer les espèces) étant en déshérence dans les pays occidentaux.

Cet inventaire est le deuxième du genre dans le monde, après celui lancé en 1998 - et toujours en cours - dans le parc national américain des Great Smoky Mountains, dans le sud des Appalaches. "Il va nous permettre de ne pas rester aveugles, de savoir à quel rythme les phénomènes liés au changement climatique se produisent et quelles conséquences ils ont sur les espèces, estime Thierry Boisseaux. Le but est de participer à l'alerte, d'être en mesure de fournir des éléments précis et objectifs sur les évolutions en cours."Après une année de tests, l'opération passe à la vitesse supérieure en 2008, avec notamment, à l'automne, un "mycoblitz", qui devrait rassembler sur le terrain une trentaine de spécialistes des champignons. Le budget annuel est passé à 300 000 euros, grâce notamment au soutien du ministère français de l'écologie, de la principauté de Monaco et de la fondation Albert II de Monaco.

Les deux parcs espèrent mettre en place rapidement un Groupement européen de coopération territoriale, structure juridique qui leur permettra de réellement cogérer l'inventaire.

Gilles van Kote Article paru dans l'édition du Monde du 19.06.08.

 

13/06/2008

 

L'érosion de la biodiversité, nouvelle urgence mondiale

La conférence des Nations unies sur la biodiversité, qui s'est achevée, vendredi 30 mai 2008 à Bonn (Allemagne), a réaffirmé l'objectif de freiner le rythme de disparition des espèces et des écosystèmes d'ici à 2010. Pourtant, personne ne juge plus vraiment réaliste cet engagement pris il y a six ans par la communauté internationale. Un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens sont menacés, selon l'Union mondiale pour la conservation de la nature. La biodiversité relève avec le climat et la lutte contre la désertification des trois priorités arrêtées au sommet de la Terre à Rio en 1992.

Pendant deux semaines à Bonn, plus de 5 000 experts venus de 191 pays ont dressé un tableau sombre d'une situation qualifiée par certains de "crise silencieuse". Alors que le changement climatique occupe le haut de l'agenda international, l'enjeu que constitue la préservation de la diversité biologique reste largement ignoré. Pourtant, il ne s'agit pas simplement de "sauver les pandas et les tigres" comme l'a rappelé le commissaire européen à l'environnement, Stavros Dimas, mais de ne pas épuiser "un capital naturel" dont les sociétés humaines restent dépendantes pour leur survie.

Signe que l'heure est grave, un économiste indien, Pavan Sukhdev, a été chargé de faire sur la biodiversité un travail d'évaluation comparable à celui réalisé par le Britannique Nicholas Stern sur le changement climatique en 2006, dont les conclusions avaient conduit les gouvernements à prendre le sujet davantage au sérieux.

M. Sukhdev, qui, lorsqu'il ne dirige par le département des marchés de la Deutsche Bank en Inde, milite dans une des grandes associations de conservation du pays, a révélé à Bonn les premiers résultats de son étude : l'appauvrissement biologique coûterait 2 000 milliards par an, soit 6 % du produit national brut mondial. L'urbanisation, la standardisation des pratiques agricoles, la pollution, la prolifération d'espèces envahissantes introduites par les échanges commerciaux, le changement climatique enfin, sont les principales causes du phénomène.

Les 191 pays réunis à Bonn ne se sont cependant pas arrêtés à ce constat. A l'initiative de l'Allemagne, un mécanisme de financement des aires protégées devrait voir le jour. La chancelière Angela Merkel a promis 500 millions d'euros d'ici à 2012. Des aires protégées pourront être instaurées en haute mer, un espace qui n'est jusqu'à présent soumis à aucune réglementation.

Un groupe de recherche réunissant les meilleurs spécialistes de la biodiversité devrait prendre forme en 2009. Là encore, il s'agit de se doter, au niveau mondial, d'un instrument de connaissance aussi performant que le GIEC pour le climat. Un moratoire sur la fertilisation des océans a par ailleurs été adopté. Cette technique censée accroître le stockage du carbone par le plancton suscite pas mal d'inquiétude. A Bonn, il a été demandé aux Etats d'interdire cette pratique tant que des fondements scientifiques ne seront pas mieux établis.

Enfin, un pas a été franchi vers l'instauration d'un traité international sur l'utilisation des ressources génétiques. Une feuille de route a été adoptée pour parvenir à un accord en 2010. Ce dossier constitue un des points les plus conflictuels dans les relations entre les pays en développement où se concentre l'essentiel de la richesse biologique et les pays industrialisés souvent accusés de "biopiraterie" par les premiers.

Si le document de Bonn reste prudent, il semble acquis que l'on s'achemine vers la création d'un certificat d'origine sur les gènes convoités par les industriels de la pharmacie, de la cosmétique, mais aussi par les grands semenciers. Dès lors, la rémunération qu'attendent en retour les pays du Sud sera plus facile à établir.

Aujourd'hui, seuls une soixantaine de pays ont une législation réglementant la bioprospection.

Laurence Caramel LE MONDE | 02.06.08 | 14h36  •  Mis à jour le 02.06.08 | 16h11

 

2/06/2008

 

Hausse des prix des denrées alimentaires :

Il faut investir dans l'agriculture des pays en développement

Pour les députés européens, l'investissement dans l'agriculture, l'aquaculture, le développement rural et les agro-industries des pays en développement doit être prioritaire. Dans une résolution, ils se préoccupent des effets de la spéculation sur les prix des produits alimentaires et demandent des règles plus justes au niveau du commerce international. Ils souhaitent que la production d'agro-carburants soit liée à des critères de durabilité et espèrent développer une bioénergie de deuxième génération.

Alors que 2 milliards de personnes vivent toujours dans une pauvreté extrême et que 850 millions d'êtres humains souffrent chaque jour de la faim, le Parlement réaffirme le caractère fondamental du droit à l'alimentation et la nécessité d'améliorer l'accès par tous et à tout moment à une alimentation suffisante pour une vie active et saine.Les députés, dans une résolution adoptée par 485 voix pour, 52 contre et 7 abstentions, invitent le Conseil à confirmer son attachement aux objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) en réaffirmant ses engagements en matière de financement et en adoptant un plan d'action de l'UE lors du Conseil européen de juin. La Commission est priée d'analyser l'impact de la spéculation sur les prix des denrées alimentaires et de présenter des mesures appropriées sur la base de cette analyse.

Les stocks actuels de céréales de l’Union européenne permettant de tenir 30 jours au maximum, la résolution soulève la question de savoir "si le niveau de nos stocks alimentaires est suffisant". Aussi les députés demandent-ils d'améliorer les prévisions en matière de production agricole afin de pouvoir identifier beaucoup plus tôt les tendances dominantes de l’offre alimentaire mondiale. Il convient de donner la priorité aux denrées alimentaires sur les carburants, et la production de biocarburants doit être liée à des critères de durabilité stricts, souligne la résolution.Le Parlement admet que le subventionnement par l'UE des cultures destinées à la production de biocarburants ne se justifie plus, mais souligne, en y insistant, que 2 à 3% seulement des terres agricoles de l’Union européenne sont actuellement affectées à ce genre de production. La Commission et aux États membres sont invités à faire davantage pour promouvoir l’utilisation et la production des bioénergies de seconde génération, qui transforment le fumier et les déchets agricoles plutôt que des produits agricoles primaires. La crise actuelle nécessite une discussion immédiate et approfondie entre les institutions européennes et les États membres sur le rôle que peut jouer la biotechnologie moderne afin d’assurer la production continue de denrées alimentaires à des prix raisonnable estiment, les députés.
Amélioration des politiques de développement

Les députés  plaident pour une augmentation urgente et substantielle des investissements dans l'agriculture, l'aquaculture, le développement rural et l'agro-industrie dans les pays en développement, centrée sur les agriculteurs pauvres et les petites exploitations utilisant des systèmes de production alimentaire agro-écologique. Ils rappellent rappelle que "75% de la population pauvre mondiale vit dans des zones rurales, mais que 4% seulement de l'aide publique au développement (APD) est consacrée à l'agriculture"

Les petits agriculteurs des pays pauvres, qui sont surtout des femmes, ont besoin d'un accès à la terre, aux services financiers et aux crédits, aux semences à haut rendement, aux systèmes d'irrigation et aux engrais, soulignent les députés. 

 La BEI est  invitée à étudier la possibilité de mettre en place sans plus tarder un fonds de garantie destiné à promouvoir des modèles nationaux de microcrédit, de prêt et de couverture des risques en phase avec les besoins des producteurs locaux de denrées alimentaires, notamment dans les pays en développement les plus pauvres. Commerce international équitable Les députés estiment que l'ouverture des marchés agricoles doit s'effectuer de façon progressive, en fonction de l'évolution de chaque pays en développement. Les produits sensibles, qui répondent à des besoins de base pour les populations des pays en développement ou présentent une importance particulière pour la sécurité alimentaire et le développement rural dans les pays en développement, devraient être exclus de la libéralisation totale, afin de prévenir des dommages irréversibles pour les producteurs locaux. Le Parlement  souligne que, dans les négociations actuelles sur les accords de partenariat économique (APE), la priorité de la Commission doit être de répondre aux besoins de développement exprimés par les pays ACP.

Les APE devront toutefois s'accompagner des nouveaux financements promis par l'initiative Aide pour le commerce (2 milliards d'euros par an d'ici 2010) et de la promotion de l'intégration régionale.

Le résultat du cycle de Doha devrait apporter des incitants positifs aux pays en développement à investir dans leur agriculture et leur production alimentaire.  
Les députés souhaitent aussi promouvoir le commerce équitable et d'autres régimes éthiques "qui contribuent à relever les normes sociales et environnementales en soutenant les petits producteurs". 

La lettre de Robert Shuman N°349

 

1/06/2008

 

Le principe "pollueur-payeur" entre dans le droit français

Les sénateurs ont adopté, mercredi 28 mai, le projet de loi sur la responsabilité environnementale (LRE), présenté en urgence par le gouvernement. Ce texte – dont chaque Chambre ne fera par conséquent qu'une lecture – est une transposition d'une directive européenne de 2004. La France aurait dû se mettre en conformité avec celle-ci au plus tard le 30 avril 2007. Menacé d'une amende par la Commission européenne, Paris a voulu se mettre en règle avant de prendre la présidence de l'Union, le 1erjuillet. Au risque de se voir accuser d'avoir escamoté le débat, par des élus de la majorité comme de l'opposition.

Chronologie

1993 : Livre vert de la Commission européenne sur la réparation des dommages causés à l'environnement.

2002 : projet de directive sur la responsabilité environnementale. Adoption par le Conseil et le Parlement en 2004

2005 : la France intègre la Charte de l'environnement dans sa constitution. L'obligation de réparer les dommages à l'environnement est posée.

Avril 2007 : dépôt du projet de loi sur la responsabilité environnementale, qui ne sera pas examiné immédiatement en raison de l'élection présidentielle.

Janvier 2008 : le jugement relatif à la marée noire causée par le naufrage de l'Erika consacre pour la première fois la notion de préjudice écologique.

La nouvelle loi donne corps au principe "pollueur-payeur", introduit dans la Charte de l'environnement en 2005. Elle prévoit qu'une entreprise reconnue responsable de graves dommages à l'environnement devra désormais financer les mesures de prévention ou de réparation des dégâts, lesquels étaient jusqu'alors, le plus souvent, à la charge de l'Etat.

La loi place sous sa protection les espèces et les habitats protégés, les eaux de surface et les sols qui pourraient être pollués par toute activité industrielle, à l'exception du transport d'hydrocarbures et du nucléaire, couverts par des conventions internationales. "Le temps de l'impunité en matière d'atteintes à la nature est désormais révolu, la loi sur la responsabilité environnementale est un levier puissant pour améliorer les comportements", s'est félicitée la secrétaire d'Etat à l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet.

Pour autant, certains regrettent que le gouvernement n'ait pas, dans le prolongement du Grenelle de l'environnement, élevé le niveau d'ambition de la directive, en étendant, par exemple, la définition de l'exploitant à la société mère. "Le président de la République lui-même s'était engagé, dans son discours du 26 octobre 2007, à étendre la responsabilité des sociétés mères à leurs filiales, a déploré la sénatrice UMP Fabienne Keller. Rien ne s'opposait à ce que nous l'introduisions, nous aurions gagné en crédibilité pour porter cette question au niveau européen."

Le gouvernement a préféré renvoyer le sujet au niveau communautaire, assurant qu'il profiterait de la présidence française pour interpeller les autres membres de l'Union. Le souci "de ne pas introduire de distorsion de concurrence" pour les entreprises françaises, rappelé à plusieurs reprises par le rapporteur du projet, Jean Bizet (UMP), a largement guidé la rédaction du projet de loi, que les élus de l'opposition ont qualifié de "transposition a minima".

L'amendement visant à contraindre les entreprises à provisionner ou à assurer le risque d'accident environnemental, défendu par Odette Herviaux (PS) et Fabienne Keller, a été rejeté. "C'est regrettable, a déploré la sénatrice UMP. Fixer un prix aux risques environnementaux permet de progresser, car les entreprises sont incitées à modifier leur comportement." Une telle disposition aurait permis, en outre, la solvabilité des entreprises au moment de payer les réparations. En transposant la directive, en 2007, l'Espagne avait fait le choix d'introduire une garantie financière obligatoire.

Le préfet sera au cœur de la nouvelle police administrative puisqu'il sera chargé de s'assurer que les entreprises agissent en conformité avec la loi. La fédération écologiste France Nature Environnement (FNE) s'inquiète cependant du manque de moyens de l'Etat. "Il existe près de 500 000 installations dites à risque pour 1 146 inspecteurs, dont le rythme de passage sur les sites les plus dangereux est en moyenne d'une fois tous les dix ans", rappelle Arnaud Gossement, son porte-parole. Il est également à craindre, selon ce dernier, que, faute de moyens, "l'évaluation des dommages ne repose que sur la seule appréciation des entreprises".

Enfin, lors de la discussion, les sénateurs ont décidé d'accorder aux collectivités territoriales le droit de s'adresser aux tribunaux pour demander réparation des atteintes à leur environnement. Les députés devraient se pencher sur le projet de loi dans les prochains jours.

A partir de l'article de Laurence Caramel

LE MONDE | 29.05.08 | 08h35  •  Mis à jour le 29.05.08 | 08h50

 

25/05/2008

 

Une reconstitution du tigre de Tasmanie (AP)

 

Le tigre de Tasmanie, espèce éteinte, pourrait réapparaître

C’est ce qu’affirment des chercheurs d’universités australiennes et américaines qui, après avoir implanté dans une souris, le gène du tigre de Tasmanie disparu depuis 1936, laissent entrevoir la possibilité du retour à la vie d’espèces éteintes.

C’est une première mondiale. Des scientifiques ont réussi à redonner vie à un gène du tigre de Tasmanie, marsupial disparu depuis 1936, après l'avoir implanté dans une souris, laissant ainsi entrevoir le possible retour à la vie d'espèces à jamais éteintes.Les chercheurs issus d'universités australiennes et américaines ont isolé ce gène sur un spécimen conservé depuis un siècle, de ce marsupial australien qui ressemble à un chien et dont le nom scientifique est thylacine. Ils ont ensuite introduit ce gène dans l'embryon d'une souris.

"C'est la première fois que l'ADN d'une espèce éteinte est utilisé pour provoquer une réaction fonctionnelle dans un autre organisme vivant", a déclaré Andrew Pask de l'université de Melbourne, qui a dirigé les travaux. Selon les scientifiques, cela pourrait ouvrir la voie à la possibilité de redonner vie à des animaux d'une espèce disparue.

Mike Archer, doyen de la faculté de sciences à l'université de Nouvelles-Galles-du-Sud qui avait tenté de cloner un thylacine alors qu'il dirigeait l'Australian Museum, a estimé qu'une "étape importante avait été franchie". "Je suis personnellement convaincu que cela va arriver", a-t-il déclaréDe son côté, Andrew Pask a lui aussi estimé qu'un jour il serait possible de ressusciter des animaux disparus, mais pas avec la technique employée par son équipe avec le tigre de Tasmanie.

"On peut observer le fonctionnement d'un gène de cet animal mais la plupart des animaux possèdent 30.000 gènes", a déclaré le chercheur, précisant que l'expérience réussie avec le Tigre de Tasmanie pourrait être réalisée avec un mammouth, un homme de Néandertal ou un dinosaure, si de l'ADN est intact.

"Nous espérons que des avancées techniques rendront un jour cela possible, mais en l'état actuel des choses, nous ne sommes pas capables de le faire". La capacité de faire renaître des espèces éteintes avait éveillé l'imagination du public lors de la sortie en 1993 du film "Jurassic Park" du réalisateur américain, Steven Spielberg.Dans ce film inspiré du roman éponyme de Michael Crichton, des dinosaures étaient ramenés à la vie, à partir de matériel génétique recueilli dans des moustiques, qui avaient piqué les reptiles et retrouvés dans de l'ambre. Le dernier tigre de Tasmanie est mort en captivité en 1936 au zoo d'Hobart, capitale de l'île australienne, après avoir été chassé à outrance au début du siècle dernier.
Des morceaux de chairs de plusieurs animaux ont néanmoins été conservés dans de l'alcool, ce qui a pu permettre ces recherches.
"Après avoir obtenu la certitude qu'il s'agissait bien d'ADN de thylacine, nous l'avons implantée dans des embryons de souris", a également indiqué Andrew Pask. "L'ADN de thylacine a ressuscité, entrant en fonction dans le développement du cartilage des souris, qui formera plus tard les os".

Les résultats de ces travaux doivent être publiés mardi( 27 mai) dans le journal scientifique international, PLOSONE. "Le potentiel de cette recherche est énorme, notamment pour le développement de nouvelles biomédecines et une meilleure compréhension de la biologie des animaux qui ont disparu de la planète", a déclaré de son côté Richard Behringer de l'université du Texas.

NOUVELOBS.COM | 23.05.2008 | 12:35

 

22/05/2008

 

 

Les Etats-Unis placent l'ours polaire sur la liste des espèces en danger

La fonte des glaces arctiques pourrait avoir pour conséquence la disparition des deux tiers des ours polaires d'ici à 2050.

L'inscription de l'ours polaire comme espèce menacée générait deux oppositions. Celle d'associations d'Inuits d'Alaska qui le chassent et vivent de la passion de certains Américains pour la chasse à l'ours blanc. Et celle des compagnies pétrolières, qui craignaient une décision néfaste à leurs activités en Alaska et minant d'éventuelles prospections.

En février, l'administration Bush avait accordé 448 concessions en Alaska à des compagnies pétrolières et gazières, pour 2,6 milliards de dollars. Elles s'étendent sur 30 000 hectares dans la mer de Chuckchi. De fait, les limitations à l'application de la loi évitent tout préjudice aux pétroliers. En une période électorale où l'écologie est un thème porteur aux Etats-Unis mais où la recherche de l'indépendance énergétique ne l'est pas moins, Washington a ménagé la chèvre... et plus encore le chou.Le lobby pétrolier, l'American Petroleum Institute, s'est félicité que M. Kempthorne ait mis en garde contre toute "utilisation abusive" de sa décision.

Les écologistes voient au contraire dans l'inscription de l'ours polaire dans le cadre de l'ESA un précédent qui valide leur argumentation liant réchauffement climatique et disparition d'une espèce. Ils s'estiment désormais en droit d'engager d'autres procédures, par exemple pour empêcher la construction de centrales électriques au charbon. Mais le ministre les a mis en garde : sa décision n'a "aucun rapport" avec le réchauffement climatique.L'administration a dû rendre ce verdict sous la pression du Centre pour la diversité biologique, situé en Arizona, et d'une coalition d'associations environnementales. Celles-ci avaient présenté en février 2005 une vaste pétition exigeant une décision gouvernementale. En son absence, un juge avait ordonné, en décembre 2006, que, favorable ou négative, elle soit prise rapidement. Depuis, la Maison Blanche la reportait régulièrement. Le 29 avril, Claudia Wilken, juge fédérale à Anchorage (Alaska), lui avait donné seize jours pour se prononcer.

La communauté scientifique américaine, dans sa grande majorité, confirme la menace sur l'ours polaire. Mais elle est partagée sur sa dimension. Robert Buchanan, directeur de Polar Bears International, principale source de financement de la recherche, rappelle qu'en 2007 la fonte des glaces en été a dépassé celle de 2006 sur un territoire grand comme quatre fois la France.

Deux études sur trente ans, menées dans la baie d'Hudson et au sud de la mer de Beaufort, montrent, dit-il, que le nombre des ours décline rapidement. A l'inverse, une étude canadienne récente estime que seules 4 des 13 populations d'ours – qui vivent à 62 % en territoire canadien – sont menacées de déclin. Le Canada pourrait bientôt classer l'ours polaire dans une catégorie moins en danger, celle des espèces "nécessitant une attention spéciale".

LE MONDE | 16.05.08 | 16h48  •  Mis à jour le 16.05.08 | 16h48

 

18/05/2008

 

La déforestation de l'Amazonie a repris

Impuissante face aux lobbies malgré ses efforts, la ministre de l'Environnement du président brésilien Lula vient de démissionner.

Le nouveau ministre de l'Environnement brésilien, Carlos Minc, le reconnaît : Sa mission s'annonce délicate, après la démission mardi de Marina Silva qui a jeté l'éponge, lassée par cinq années de lutte contre les intérêts économiques qui privilégient les exportations agricoles, l'élevage et les biocarburants. Autant d'activités qui grignotent chaque jour un peu plus l'Amazonie. Or, selon les dernières données de février, la déforestation a repris de plus belle en 2007: entre août et décembre, plus de 3 200 kilomètres carrés ont été détruits.

Cinquante millions d'hectares protégés d'ici à 2010

Pour mener à bien sa nouvelle mission, Carlos Minc compte sur son expérience politique : 20 ans de mandat, plus de 100 lois à son actif. À court terme, il veut transposer des initiatives menées à Rio pour enrayer la destruction de la plus grande forêt tropicale du monde.

Il propose notamment de rémunérer des petits producteurs qui se lanceront dans des projets de biodiversité, de mettre en place des bataillons de gardes forestiers pour surveiller les unités de conservation ou encore de lancer une loi fiscale «verte» Amazonie.

Les mairies qui créeront des réserves nationales recevront un pourcentage plus important prélevé de l'ICMS (impôt sur la circulation des marchandises et des services). S'il reconnaît ne pas être un spécialiste du sujet Amazonie, contrairement à son prédécesseur, il entend s'entourer de spécialistes, notamment Jorge Viana, ex-gouverneur d'Acre. «Nous devons mettre en place une stratégie différentiée», ajoute-t-il.

Carlos Minc suggère de réglementer les activités illégales d'élevage et de coupe de bois sur l'arc de déforestation qui s'étend du nord du Maranhao au nord de l'État de Goias de développer des industries non polluantes dans les zones déboisées qui doivent profiter aux 25 millions d'habitants de la forêt mais aussi d'augmenter les zones protégées. Son objectif est de passer d'ici à 2010 de 20 millions à 50 millions d'hectares. Mais s'occuper d'environnement au Brésil, cela signifie aussi s'intéresser aux 150 millions de Brésiliens qui ne vivent pas en Amazonie. «70 % des habitations n'ont pas accès au tout-à-l'égout. C'est inadmissible», lance-t-il.

Anne Cheyvialle Le Monde 16/05/2008

 

17/05/2008

 

La fonte des glaciers péruviens menace les ressources en eau

Urgence de la situation :

"Selon les études réalisées par l'IRD en Bolivie et au Pérou depuis 1991, les glaciers andins perdent entre 0,8 et 1 m d'épaisseur chaque année et leur front recule de 10 à 12 m par an", résume l'hydrologue, qui affirme que "les glaciers de la zone situés à moins de 5 300 m sont condamnés à disparaître d'ici vingt ans".

Cette situation est liée au réchauffement climatique, thème dont débattront les chefs d'Etat et de gouvernement de 56 pays - dont François Fillon pour la France - réunis à Lima, vendredi 16 et samedi 17 mai, à l'occasion du 5e sommet Amérique latine-Caraïbes-Union européenne.

"Les glaciers andins réagissent plus rapidement et plus fortement au changement climatique que ceux des autres régions, car ils sont situés sous les tropiques, où il y a davantage de radiations", explique Robert Gallaire, qu'inquiètent les répercussions du phénomène sur les populations locales : "Dans les Andes, les glaciers participent de manière significative à la ressource en eau, beaucoup plus que dans les pays tempérés."

"Les glaciers sont des réservoirs d'eau à l'état solide", rappelle Marco Zapata, de l'Institut péruvien des ressources naturelles. "On peut penser que, dans un futur proche, cette eau ne sera plus disponible pour les cultures, la production hydroélectrique, l'alimentation en eau de villes comme Lima, La Paz en Bolivie ou Quito en Equateur", prévient Robert Gallaire.

Le problème devrait s'accentuer durant la saison sèche, d'avril à octobre, lorsque les rivières sont surtout alimentées par les glaciers. "En ce moment, les glaciers fondent et les agriculteurs ont l'impression d'avoir plus d'eau, mais tout cela est très temporaire", précise Robert Gallaire, qui insiste sur l'urgence de la situation dans des pays comme la Bolivie ou le Pérou.

Chrystelle Barbier

Article paru dans l'édition du 16.05.08.

 

7/05/2008

 

Qu’est ce que la biodiversité ?

Notre planète se distingue par une grande diversité de vie à la fois visible et invisible. De la bactérie à la baleine, de la pâquerette au baobab, du désert à la forêt tropicale, tout est biodiversité.

La biodiversité, mais encore ?

Notre planète se distingue par une grande diversité de vie à la fois visible et invisible. De la bactérie à la baleine, de la pâquerette au baobab, du désert à la forêt tropicale, tout est biodiversité.

C'est l'ensemble du vivant, des plantes, des animaux, des organismes microscopiques et de leurs gènes, mais aussi des différents paysages naturels. Ces derniers sont constitués d'une infinité d'écosystèmes de taille variable (de la flaque d'eau à la forêt). Chaque écosystème comprend les êtres vivants qui le peuplent et le milieu où ils vivent, dont ils dépendent du sol, relief, climat, etc.) et sur lequel ils exercent en retour une influence.
La biodiversité est souvent représentée par la diversité des espèces : assez simple à mesurer, celle-ci correspond à la liste des espèces peuplant un espace donné et reflète l'état de santé des écosystèmes. Les relations entre les êtres vivants sont multiples : ils s'entraident, se mangent ou sont en compétition pour l'utilisation des ressources disponibles. L'homme, espèce parmi les autres, fait partie de la biodiversité.

La biodiversité c’est aussi :

Un univers à découvrir puisque nous ne connaissons qu'une petite partie des êtres vivants de la planète et que de nombreuses espèces vivantes disparaissent avant même qu'elles ne soient connues.

Un univers en constante évolution dont le rythme permet l'adaptation des espèces ou, s'il s'accélère, engendre leur disparition.

Un univers basé sur la différence entre les êtres vivants à l'origine de la diversité culturelle des sociétés humaines (langues, croyances, traditions, régime alimentaire, arts, etc.).
Un univers du vivant vulnérable, complexe et unique qui conditionne le futur de l'humanité par les biens et les services qu'il nous procure.

Olivier Messiaen a dit :

"Modèle inégalé de développement total et de variation perpétuelle, la Nature est la suprême ressource ! "

Fondation Nicolas Hulot

 

4/05/2008

 

Le Lycaon 

Aussi appelé « Wild Dog », « Chien tacheté » ou « Loup peint » le lycaon est un animal canidé en voie de disparition.

Il a une très mauvaise réputation car il est soupçonné de mangé sa proie vivante (ce qui est faux bien sûr).

Il vit en meute de 20 à 50 lycaons, dirigé par un couple dominant : Le couple Alpha. Il est le seul à avoir le droit de se reproduire. Si jamais un autre couple se reproduit, c’est le couple dominant qui décidera si il les tue ou si ils élèveront eux-même les petits.

Pour la chasse ils partent tous ensemble sauf les petits et les mères. Ils sont très, très, très endurants. Comme ils sont de la famille des canidés ils n’ont pas une mâchoire qui leur permet d’égorger leur proie. Donc leurs méthodes est de courir après la proie sur des kilomètres jusqu’à ce qu’elle meurent de stress, d’un crise cardiaque, ou d’épuisement. Ensuite il la mange et la ramène au camp ou il le vomissent au mère et au petit.

C’est pour cela qu’il ne vivent que 10 ans : A force Leur gorge est trop acide.

Article par Emma Lombardini

 

30/04/2008

Taille : 75 à 85 cm

Envergure :

190 à 225 cm

Poids 3 à 6 Kg

Longévité jusqu'à 25 ans

 

L’Aigle Impérial d'Espagne

 

Le problème de l'avenir des grands oiseaux de proie est sans doute l'un des plus aigus qui se posent dans le domaine de la conservation. Comme la plupart des animaux en danger, les rapaces de forte taille sont menacés par la destruction physique directe et la détérioration rapide de leurs conditions d'existence, deux facteurs qui dépendent de l'attitude des hommes à l'égard de la nature sauvage et dont l'effet est proportionnel au développement démographique.

Dans la péninsule Ibérique, il dut être assez répandu jadis en dehors des zones de haute montagne. Mais sa grande taille et ses mœurs prédatrices, spécialement à l'égard des lapins et des perdrix, le désignaient aux destructions par le fusil et le dénichage. Les collectionneurs furent aussi responsables de son déclin. D'autre part, les défrichements de grands domaines contribuèrent à diminuer sensiblement l'aire de distribution. Actuellement, l'estimation la plus optimiste est d'une centaine d'individus seulement.

Le gouvernement de l'Espagne a décrété la création d'un vaste parc national englobant environ 350 km². Cet effort considérable, visant à conserver les extraordinaires richesses naturelles du delta assure de meilleures chances de survie à cette race menacée. En effet, si l'aigle impérial, tout comme les autres rapaces, est aujourd'hui totalement protégé par la loi espagnole, cette garantie est encore aléatoire tant que son respect n'est pas entré dans les mœurs. De plus, le maintien de son espace vital et de ses ressources alimentaires est la condition primordiale de son avenir.

La sauvegarde de l'aigle impérial d'Espagne dépend surtout des hommes. En épargnant la nature dans son milieu vital, en respectant les oiseaux eux-mêmes, ils peuvent assurer l'avenir de ce noble rapace, peut-être accroître sa population.

Si un animal disparaissait, cela bouleversera toute la chaîne alimentaire, les proies serai en trop grand nombre, et le prédateurs n’aurait plus à manger…

Article par Emma Lombardini

 

29/04/2008

     

 

La Fête de la Nature : c’est reparti pour 2008 !

 

 

 

Après le succès de la première Fête de la Nature, les 19 et 20 mai 2007 (700 manifestations partout en France, plus de 150000 visiteurs estimés) l’ensemble des réseaux français liés à la conservation de la nature, rassemblés au sein de l’Unio mondiale pour la nature et le magazine Terre Sauvage proposent à l’ensemble des français, une nouvelle édition de la Fête de la Nature : les 24 et le 25 mai 2008 !

Réservez votre week-end dès à présent dans vos agendas !

Contact presse :
Carole GATEL - 06 85 04 02 58
- gatel.carole@gmail.com

 

 

 

20/04/2008

 

Le météorologue Edward Lorenz était l'un des fondateur de la théorie du chaos.

Il est mort à l'âge de 90 ans.

Edward Lorenz, auteur de la théorie de "l'effet papillon", est mort chez lui, mercredi 16 avril soir, à Cambridge, dans le Massachusetts. Il était âgé de 90 ans.

 Ce météorologue enseignait au renommé Massachusetts Institute of Technology (MIT) dans les années 1960 quand, à l'occasion de recherches sur ordinateur, il a mis au point le concept selon lequel un changement minime des conditions initiales peut bouleverser l'évolution d'un système mathématique.

Ce qu'il a illustré en 1972 en prenant l'exemple du battement d'ailes d'un papillon au Brésil qui pourrait perturber le système atmosphérique de telle sorte que des tornades finissent par s'abattre sur le Texas, d'où le nom d'"effet papillon" donné à sa théorie.Le "chaos déterministe" Le comité qui lui avait décerné le prix Kyoto de sciences en 1991 avait estimé que la découvert du "chaos déterministe" (prévisible) par le Pr Lorenz avait apporté "l'un des changements les plus radicaux dans la vision de la nature par l'humanité depuis Sir Isaac Newton". Le scientifique avait remporté de nombreuses autres distinctions. 

L'homme qui a mis au point la théorie du chaos était en fait, aux dires de son ami de longue date Jerry Mahlman, "la personne la plus organisée que j'aie jamais connue". Son entourage familial et professionnel le décrit comme un homme extrêmement tranquille, réservé et humble. 

Les météorologues d'aujourd'hui utilisent les travaux d'Edward Lorenz pour établir leurs prévisions et son livre "La Nature et la théorie de la circulation générale de l'atmosphère" (1967) est devenu un classique de cette discipline.

La théorie de l'effet papillon a également influencé de nombreux autres domaines scientifiques.

 La vocation était venue tôt au futur météorologue, né en 1917 à West Hartford, dans le Connecticut. "Enfant, j'ai toujours aimé faire des choses avec les nombres. J'étais aussi fasciné par les changements du temps." (AP) nouvelobs.com du 17/04/2008

 

19/04/2008

 

Biodiversité forestière : Adaptation aux changements climatiques et mitigation de leurs incidences : défis et opportunité

Les 27 ministres européens de l'Environnement, réunis les 12 et 13 avril, ont souligné l'importance de préserver la biodiversité dans le combat contre le changement climatique.

Selon eux, les forêts jouent un rôle exceptionnel dans la stabilisation du changement climatique sur la terre et dans les eaux, ainsi que dans la réglementation des phénomènes climatiques.

Ils ont rappelé que l'Europe avait été gravement touchée par les incendies de forêt et les tempêtes, et que le réseau Natura 2000 constituait un instrument efficace pour lutter contre ces fléaux.

  • Les habitats forestiers et la biodiversité sont des éléments essentiels du fonctionnement de la biosphère; les forêts jouent un rôle capital dans la stabilisation du climat planétaire en tant que puits de carbone important, dans l'atténuation du processus de désertification, en assurant des fonctions essentielles telles que la prévention de l'érosion du sol et la régulation des régimes hydriques et des phénomènes météorologiques locaux. Les forêts ont ainsi un rôle multifonctionnel.
  • Les changements climatiques ont un impact multiple sur les forêts : ils affectent, en effet, leur productivité, accroissent le stress hydrique et sur la  biodiversité, les processus de désertification et les risques de tempête et d'incendie.    Les incendies de forêts, les inondations, les sécheresses et les tempêtes affectent sérieusement l'Europe et peuvent  parfois avoir de lourdes conséquences humaines et matérielles et être dommageables pour l'environnement; en somme, les changements climatiques constituent un défi majeur pour la durabilité à long terme des forêts;
  • Ce défi requiert notamment l'élaboration et la mise en place de projets relatifs à l'adaptation des forêts aux changements climatiques. À cet égard, la mise en œuvre du réseau Natura 2000 semble être un instrument important.
  • Des forêts saines et gérées durablement constituent des instruments  précieux de mitigation et de lutte contre les changements climatiques, tout comme elles permettent de s'y adapter en assumant des fonctions environnementales vitales. Sous certaines conditions ou selon certains critères, elles constituent également des ressources en énergie et en matériaux bruts renouvelables.
  • La déforestation constitue un enjeu international majeur, du fait, entre autres, de son incidence à l'égard des changements climatiques, telle qu'elle a été reconnue à la conférence de Bali pour la période post-Kyoto; à cet égard, l'UE devrait être ainsi disposée à contribuer à une approche permettant d'aboutir à une solution constructive.
  • Les objectifs ambitieux  que s'est assignée l'UE quant à l'utilisation accrue des énergies renouvelables, et tout particulièrement des bioénergies, renforceront considérablement,  selon toute probabilité, le taux d'exploitation des forêts.
  • Par conséquent, nous nous trouvons face à un défi considérable qui devrait garantir une exploitation intelligente des forêts en tant que source de biomasse et, si nécessaire, en tant que source durable de biocarburants de deuxième génération.  Cette exploitation ne doit pas pour autant compromettre leur caractère multifonctionnel, en sacrifiant leur stabilité écologique et socioéconomique et leurs objectifs environnementaux à long terme, tels que la protection et l'exploitation durable de la biodiversité ou la contribution des forêts dans la lutte contre les changements climatiques et la désertification.
  • Afin de garantir à l'Europe une exploitation durable des forêts et de préserver leur rôle multifonctionnel, il est nécessaire d'améliorer l'information sur leurs autres potentialités productives sans que soit compromise leurs fonctions environnementales essentielles. Toutefois, il y a lieu de tenir compte des contraintes qui pourraient résulter de l'adaptation des forêts aux changements climatiques
  • Quand la biomasse forestière est utilisée en tant que charge combustible , le choix entre les différentes bioénergies doit être fondé sur le rapport entre l'efficacité du rendement énergétique et le potentiel optimal de réduction de gaz à effet de serre.

 

1/04/2008

 

Semaine du développement durable 1er au 7 avril 2008 (Paris Porte de Versailles)

Une semaine sous le signe de la production et de la consommation durables

 

Informer et sensibiliser aux problématiques environnementales, tel est l’objectif de la nouvelle édition de la Semaine du développement durable. L’édition 2008 est d’autant plus importante qu’elle intervient comme premier grand rendez-vous citoyen après le Grenelle. Le thème choisi « Production et consommation durables » est une véritable invitation lancée à chacun pour passer au durable.

Parce que chacun peut apporter sa contribution ...

Pendant cette Semaine du développement durable, chacun sera encouragé à changer ses habitudes pour adopter les bonnes pratiques quotidiennes en faveur du développement durable. En effet, toutes les composantes du développement durable sont nécessaires et complémentaires les unes des autres : il ne peut y avoir de développement économique viable sur le long terme sans progrès social et protection environnementale. Nous sommes tous concernés et nous devons tous nous mobiliser.

Produire et consommer durablement

 

Chacun peut, à son échelle, apporter sa contribution pour une planète respectée et viable pour les générations futures. Le ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables a choisi pour thème à cette semaine « La production et la consommation durables » Comme le rappelle Jean-Louis Borloo, « A chaque fois que nous rentrons dans un magasin, nous votons » ... Nous votons pour un produit plus ou moins respectueux de notre environnement. Lorsque nous achetons un produit, nous achetons aussi les conditions de travail de ceux qui le produisent, ses conditions de fabrication, d’évolution et de destruction, et donc son impact sur la planète et sur l’être humain. Voilà pourquoi ce thème est à la jonction des 3 composantes du développement durable : développement économique, évolution sociale et risques environnementaux.

Tous les acteurs de la société, entreprises, collectivités, associations, services publics ou encore établissements scolaires, peuvent donc participer à cet événement, dans le cadre de l’appel à projets. Il s’agit de proposer une action qui devra prendre en compte le thème défini et mettre en avant au moins deux des trois composantes du développement durable citées plus haut. De même, et parce que ce sera demain au tour des jeunes générations à prendre le relais, un concours « jeunes créatifs » est lancé, récompensant le meilleur visuel incitant à modifier ses habitudes de consommations dans un but de respect environnemental. C’est en continuant à encourager les initiatives novatrices et réfléchies, rassemblant et mobilisant l’ensemble de la société, que nous pourrons vraiment passer au durable.

 

 

13/03/2008

 

 

 

 

Ci dessu L'éléphant d'Afrique  avec ses grandes oreilles à côté de celui d'Asie aux petites oreilles

Les oreilles sans cesse en mouvement permettent à l'éléphant de se "rafraichir"

 

L’Eléphant d’Afrique : espèce en voie de disparition

L'éléphant d'Afrique est le plus gros animal vivant; il peut peser 5 400 kg. Il habite la savane, la brousse, la forêt, les vallées fluviales et les régions semi-désertiques du sud du Sahara. Il se distingue de l'éléphant d'Asie par les oreilles et les défenses qui sont de plus grandes dimensions. Il à le front incliné, et les deux "lèvres" à l'extrémité de la trompe, alors que l'éléphant d'Asie n'en a qu'une.  

Origine: Jadis, des millions d'éléphants erraient sur le continent Africain.

Aire de distribution actuelle: Aujourd'hui, l'espèce a disparu en Afrique du Nord ; des groupes dispersés subsistent en Afrique subsaharienne.

Population sauvage estimée: Environ 625 000 (moins de la moitié par rapport au début des années 1980).

Population en captivité estimée: Relativement courant dans les zoos et  dans  les  cirques.

Menaces  principales: braconnage pour l'ivoire.

 

Efforts de conservation: figure  aujourd'hui sur la liste des espèces menacées ; la loi américaine sur les espèces en danger n'a interdit le commerce de l'ivoire aux États-Unis que de façon temporaire. Efforts de conservation en cours pour que l'animal soit porté sur la liste des espèces en danger et pour encourager le boycott des produits dérivés de l'ivoire.

Si un animal  disparraîssait, cela bouleversera toute la chaîne alimentaire, les proies serai en trop grand nombre, et le prédateurs n’aurait plus à manger…

    

Identité :

Français :

ELEPHANT D'afrique

Latin :

Loxodonta Africana

Anglais :

African Elephant

Allemand :

Afrikanischer Steppen Elefant

 

 

Famille :

Elephantidae

Sous-famille:

Proboscidae

Caractéristiques de l'animal :

Moyenne au garrot : 2,85 à 3,5 m

Poids : 4 400 à 5 500 kg

Robe : gris moyen.

Poil : rare et clairsemé.

Femelle :

Gestation : 645 à 670 jours

Nombre de jeunes : 1

Répartition par pays : Afrique du Sud , Angola , Bénin , Burkina Faso , Burundi, Cameroun , Centrafrique , Congo , Congo Démocratique , Côte d'Ivoire , Ethiopie , Gabon , Gambie , Ghana , Guinée , Guinée Bissau , Guinée Equatoriale , Kenya , Liberia , Malawi , Mali , Mauritanie , Mozambique , Ouganda , Rwanda , Sénégal , Sierra Leone , Somalie , Togo , Zambie , Zimbabwe .

 

 Article par Emma Lombardini

 

9/02/2008

 

 

Le Lynx Pardelle : espèce en voie de disparition

Félin de taille moyenne, haut sur pattes et de queue courte, le Lynx porte des pinceaux de poils noirs très apparents au bout des oreilles et un pelage de couleur générale brun-gris jaunâtre semé de taches indistinctes sur le corps. La race espagnole, plus petite que les autres forme eurasiennes, se distingue par sa fourrure moins épaisse et ses moucheture plus prononcées. Jadis, le Lynx était largement répandu dans les régions forestières du continent, où la forme espagnole occupait la majeure partie de la péninsule ibérique, peut-être jusqu'aux Pyrénées vers le nord. Mais l'espèce a disparu aujourd'hui de presque toute l'Europe occidentale, où elle ne subsiste qu'en quelques massifs montagneux. Ce félin habite certains secteurs des Pyrénées, mais on s'est longtemps demandé si les spécimens pyrénéens appartenaient ou non à la race ibérique.Bien que le Lynx se soit adapté à un milieu assez ouvert, la forêt s'avère d'une importance essentielle pour l'espèce. Aussi les déboisements, en détruisant beaucoup de ses habitats naturels, l'ont contraint à se retirer dans des régions moins favorables.
Sa régression a été accélérée par la persécution acharnée dont il est victime, sous prétexte des dommages occasionnels infligés au bétail.

Actuellement le Lynx n'est connu avec certitude qu'au sud de l'Espagne. Il est confiné dans des massifs montagneux peu parcourus comme la Sierra Morena et les mont de Tolède, puis dans plusieurs "cotos", ou chasse gardée, dans le delta du Guadalquivir.

Aujourd’hui il ne reste que 150 lynx Pardelle

Si un animal disparraîssait, cela bouleversera toute la chaîne alimentaire, les proies seraient en trop grand nombre, et le prédateurs n’aurait plus à manger…

Article par Emma Lombardini

 

7/02/2008

 

3 euros par semaine et par européen pour sauver la planète

La Commission européenne a présenté, le 23 janvier 2008, son plan pour lutter contre le réchauffement climatique, qui fixe de nouveaux objectifs de réduction des gaz à effet de serre.

Objectif : les 3 « vingt »

D’ici 2020 baisser de 20% les émissions de gaz à effet de serre, et porter la part des énergies renouvelables à 20% dans la consommation énergétique totale de l'Union Européen.

Fixation d’objectifs nationaux contraignants pour les états européens

Elargissement à de nouvelles industries (aluminium, produits chimiques…) et à l’aviation du système communautaire d’échange de quotas d’émissions de gaz à effet à partir de 2013. Les quotas seront mis aux enchères et non plus alloués gratuitement.

Chaque Etat va se voir attribuer un plafond d’émissions de CO2 pour les secteurs non couverts par le système d’échange de quotas, c’est-à-dire principalement les transports, le bâtiment et l’agriculture. La répartition de l’effort doit se faire en fonction du PIB par habitant.

Définition d’un objectif pour la part d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique totale de chaque pays.

L’objectif de 10% de biocarburants est maintenue mais accompagné de critères garantissant son caractère durable.

A partir de Libération et du Figaro du 23 01 2008

 

25/01/2008

 

Qu'est-ce qu'une crise écologique?

D'une façon générale, une crise écologique est ce qui se produit lorsque l’environnement de vie d'une espèce ou d'une population évolue de façon défavorable à sa survie.

Il peut s'agir d'un environnement dont la qualité se dégrade par rapport aux besoins de l'espèce, suite à une évolution des facteurs écologiques abiotiques (par exemple, lors d'une augmentation de la température, de pluies moins importantes).


Il peut aussi s'agir d'un environnement qui devient défavorable à la survie de l'espèce (ou d'une population) suite à une augmentation du nombre de ses prédateurs (par exemple, lors de pêche intensive).


Enfin, il peut aussi s'agir d'une situation qui devient défavorable à la qualité de vie de l'espèce (ou de la population) suite à une trop forte augmentation du nombre d'individus (surpopulation)

On utilise également le concept de crises biologiques.

L'hiver, certaines stations multiplient leur population par 100 ainsi évidemment que la pollution qui en découle. Une fois la neige fondue, on ramasse par exemple jusqu’à 30 000 mégots sous un télésiège de 10 pylônes ! Quand on sait qu'un mégot pollue à lui seul un mètre carré de sol et qu'un simple petit cendrier de poche suffirait à canaliser les déchets vers des lieux appropriés, il y a de quoi trouver ça dommage.

Article par Emma Lombardini

 

25/01/2008

 

Changer ses habitudes pour la terre

Changer ses habitudes de consommation semble souvent difficile. Pourtant, il existe une infinité de petits gestes qui ne nous sont rien, mais que la nature saura apprécier. Alors, partageons nos idées !

Petites Actions :

    Voiture

Tout compte fait, 10%, cela ne représente que 10 km tous les 100 km, et c'est tellement vite fait ! Prenez le temps de regarder votre compteur quand vous circulez en ville, et vous comprendrez que le simple fait de regrouper vos courses économise vos trajets. De la même manière, si vous servez régulièrement de chauffeur à vos enfants, contactez d'autres parents pour organiser du co-voiturage, ou recherchez des solutions dans les transports en communs. Vous verrez qu'avec un peu d'habitudes vous arriverez facilement à ce pourcentage, ce qui économisera déjà 475 kg de CO2 !

    Logement

    - 1: bien que le bois dégage du carbone en se consumant, il est considéré comme propre dans les pays qui replante leurs forets au fur et à mesure qu'ils les coupent. En effet, le CO2 rejeté est alors absorber par les nouvelles plantations.

    - 2 : l'électricité ne dégageant aucun gaz, c'est l'énergie qui est utilisée pour la produire qui est retenue. En France, nous obtenons une valeur de 19 kg/tep, car 97% de notre courant est fourni par des énergies propres en CO2 (nucléaire, barrage, ...).

    - 3 : Valeurs trouvées récemment : une fenêtre en bois stocke 50kg de CO2, alors que la même fenêtre en aluminium conduit à en émettre 230kg, et celle en PVC 180kg.

Les Gestes à faire :

1.Eteindre les appareils électronique et la lumière sans les mettre en veille.
2. Je baisse le chauffage
3 . Je prends une douche plutôt qu’un bain
4.  J’utilise l’eau chaude que quand j’en ai vraiment besoin
5. Ne pas gaspiller le papier
6 . J’achète des produits écologique
7. Je trie mes déchets
8. Pour les grands voyages je prends le train
Un test déstiné aux enfants mais qui marche aussi bien pour les adultes :
http://www.defipourlaterre.org/juniors/Test.php

Article par Emma Lombardini

 

22/01/2008

 

Mon défi pour la terre (par la Fondation Nicolas Hulot)

Pour relever son « Défi pour la terre », il s’agit d’accomplir dans la durée, l’un (ou plusieurs !) des 10 gestes donnés ci-dessous

10 règles d’or, 10 réflexes !

Il n’y a pas de ‘petit geste’ ni de ‘petit effort’ : même en s’engageant sur un seul geste, on participe au défi ! Ces gestes sont bénéfiques pour la planète car ils permettent d’économiser de l’énergie et donc de réduire les émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique.
Faisons vite, chaque geste compte ! Je choisis au minimum 1 geste que je m’engage à mettre en pratique.

     Je trie mes déchets et j’évite les emballages inutiles

   Je préfère les produits respectueux de l’environnement et j’évite les produits jetables

   J’éteins les appareils électriques au lieu de les laisser en veille

   Je choisis des appareils économes en énergie (lampes basse consommation, …)

   Je préfère une douche rapide au bain

   Je ne surchauffe pas mon logement et je l’isole le mieux possible.

   J’installe un chauffe eau solaire ou du chauffage au bois chez moi

   J’utilise moins la voiture pour aller travailler, je fais les petits déplacements à pied

   Je conduis souplement et moins vite

   Pour mes voyages, je préfère prendre le train

Sur le site de la fondation, les gestes déclarés sont répertoriés et servent

au calcul de "l'économie" (des gaz à effet de serre) ainsi réalisée

 

 

22/01/2008

 

Lancement du guide de l’éco-électeur, pour un Pacte écologique local

"Dans l’esprit et la dynamique du Pacte écologique et à l’issue des élections présidentielles et législatives, nous souhaitions nous ancrer dans le territoire dont nous nous sentons souvent le plus proche, la commune. A chaque échelle d’intervention, un nouveau souffle écologique doit irriguer le champ de la participation et de la décision. Encourageons cet élan et partageons ces expériences, ces expertises pour les mettre en lumière, nourrir le débat et bâtir des réseaux. Relever le défi écologique suppose une évolution parallèle des initiatives individuelles et collectives.

Ce guide n’a pas vocation à être exhaustif mais cherche à éclairer les compétences du maire au regard de bonnes pratiques. Il vise à redonner à chacun d’entre nous l’envie et le goût à s’intéresser à la vie de sa cité et à s’y impliquer dans un esprit de co-construction et de coopération avec les élus de nos communes. Il vous guidera par exemple dans les bonnes questions à poser à votre maire ou candidat et pour comprendre les solutions qu'il propose. C’est bien dans une mission d’éducation au service de l’éveil des consciences et de l’intérêt général que s’inscrit ce Guide de l'éco-électeur. Il revient à chacun d’entre nous de s’en emparer et de le faire vivre pour sceller un nouveau Pacte écologique à l’échelle communale.

Ensemble, mobilisons le génie humain et sa créativité pour bâtir une société de modération et réinventer une autre façon de vivre basée sur moins de biens mais plus de liens. Transformons cette espérance en actes et reprenons à notre compte cet adage d’Antoine de Saint-Exupéry “Dans la vie, il n'y a pas de solutions, il y a des forces en marche. Créons ces forces et les solutions suivront"

Fondation Nicolas Hulot

 

22/01/2008

 

Actions à venir pour l’environnement

Développement durable : une grande loi de programme

Le Président de la République a annoncé vendredi 25 octobre 2007 qu'une grande loi de programme sur le développement durable serait adoptée. Cette loi fixera les principes et les objectifs de la politique française de développement durable sur le long terme. (discours du Président de la République à l'occasion de la restitution des conclusions du Grenelle de l'Environnement)

OGM : mise en place d'une nouvelle instance d'évaluation

Le Président de la République a demandé une suspension des cultures d'OGM, en vertu du principe de précaution, en attendant la création d'un nouvel organisme chargé de conduire une expertise : "dans le respect du principe de précaution, je souhaite que la culture commerciale des OGM pesticides soit suspendue. Ceci en attendant les conclusions d’une expertise à conduire par une nouvelle instance créée avant la fin de l’année." (discours du Président de la République lors de la restitution des conclusions du Grenelle de l'environnement)

 

 

22/01/2008

 

Le Grenelle de l'Environnement

L’organisation du Grenelle Environnement lancée en juillet 2007, portée par Jean Louis BORLOO, Dominique BUSSEREAU et Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, vise à créer les conditions favorables à l’émergence de cette nouvelle donne française en faveur de l’environnement.

Il a réunit pour la première fois l’Etat et les représentants de la société civile afin de définir une feuille de route en faveur de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables.


Ce plan, dont les mesures seront évaluées a priori et a posteriori , sera donc un point de départ à la mobilisation de la société française pour inscrire son développement dans une perspective durable.

La première phase consacrée au dialogue et à l’élaboration des propositions au sein des groupes.

Six groupes de travail ont été constitués pour préparer cette échéance :

un groupe « lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d’énergie »
un groupe « préserver la biodiversité et les ressources naturelles »
un groupe « instaurer un environnement respectueux de la santé »
un groupe « adopter des modes de production et de consommation durables »
un groupe « construire une démocratie écologique »
un groupe « promouvoir des modes de développement écologiques favorables à l’emploi et à la compétitivité »

Les groupes de travail étaient composés de 40 membres répartis en 5 collèges. Ces collèges avaient pour vocation de représenter les acteurs du développement durable : l’Etat, les collectivités locales, les ONG, les employeurs et les salariés.

Les 33 chantiers opérationnels

Pour faire suite au discours du Président de la République et aux conclusions des tables rondes,trente-trois chantiers opérationnels ont été lancés courant décembre 2007, au nombre desquels de nombreux comités opérationnels, des groupes d’étude ou groupes ad hoc et des missions parlementaires.

Pilotés par un parlementaire ou une personnalité reconnue sur le sujet, assisté(e) par un ou deux cadre(s) supérieur(s) de la fonction publique (MEDAD et autres ministères les plus concernés), ces comités opérationnels devront remettre leurs premiers travaux fin janvier.

Les premiers éléments seront intégrés autant que possible avant le 9 février. Un ensemble de propositions sera demandé pour le 15 mars afin notamment d’alimenter le projet de loi de programmation du printemps 2008Un rapport d’ensemble sera demandé pour mi-septembre 2008 afin d’être instruit par le dispositif d’évaluation et de suivi annuel du Grenelle.

Liste des 33 chantiers cliquez ICI

 

Info

 

" Il y aura en 2007 autant de citadins que de ruraux sur la planête"