Mis à jour le : 21 octobre 2009 |
|
|
Patrimoine oral et immatériel de l'humanitéLa Convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, adoptée en 1972 par l'Organisation des Nations Unies pour la science et la culture (UNESCO), concernait exclusivement la préservation du patrimoine matériel. Il est ensuite apparu un intérêt important pour la sauvegarde des traditions orales en tant que patrimoine culturel immatériel, tel que * traditions à sauvegarder, * langues et cultures menacées, * savoir-faire artisanal à transmettre * ou expression artistique vivante. En 1997 s’est tenue à Marrakech, à l’initiative d’intellectuels marocains et de l’UNESCO, une réunion d’experts au cours de laquelle a été défini le concept de « patrimoine oral de l’humanité », et décidé d’établir une distinction pour la préservation et la mise en valeur des « chefs-d’œuvre » de ce patrimoine. Cette distinction appelée : « Proclamation des chefs-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité » a été octroyée pour la première fois en 2001 après étude approfondie, à une première liste de patrimoines sur candidatures proposées par les États. Une nouvelle liste est établie tous les deux ans par un jury international. Les chefs-d’œuvre proposés doivent être une expression culturelle vivante ou menacée. Ils doivent aussi faire l’objet de programmes de préservation et de promotion, le fait d’être inscrit sur la liste de l’UNESCO n’étant pas une garantie absolue de protection. En 2003 les États membres de l'UNESCO ont adopté la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.. Elle est entrée en vigueur au mois d'avril 2006, et la première Assemblée générale s'est tenue au mois de juin 2006. Les directives opérationnelles de cette convention seront données par le Comité intergouvernemental.. Avec l'entrée en vigueur de la Convention, le programme de la proclamation a pris fin. À l'image du patrimoine mondial, ont été créées des Listes où seront inscrits les chefs-d'œuvre, et où de nouveaux éléments seront inscrits annuellement à partir de 2008 ou 2009. * en 2001 : 19 chefs d'oeuvre ont été reconnu * en 2003 : 28 chefs d'oeuvre ont été reconnu * en 2005 : 43 chefs d'oeuvre ont été reconnu Un patrimoine immatériel non encore reconnu Certains estiment que les Cuisines régiolales ou anciennes font parties du Patrimoine car elles relèvent à la fois de la tradition, des pratiques sociales et d'un certain artisanat. Le Mexique a été le 1er pays a proposer sa cuisine mais n'a pas obtenu de reconnaissance. La France va le demander prochainement. A partir du site officiel de l'UNESCO et de Wikipédia: «Liste du Patrimoine mondial de l’humanité» Wikipédia, l'encyclopédie libre http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_du_patrimoine_mondial
|
21 octobre 2009 |
Des polyphonies corses au patrimoine immatériel de l’humanité
Une vue de Borgo en Haute Corse Après avoir distingué le 1er octobre 76 pratiques et traditions (dont le tango) qui entrent au patrimoine immatériel de l’humanité, l’UNESCO publie aujourd’hui la liste de douze traditions qui nécessitent des mesures urgentes de sauvegarde. Parmi ces pratiques, il y a notamment la "paghella" corse, un chant polyphonique pratiqué dans plusieurs villages de l’ile C’est sans doute le plus ancien des chants polyphoniques corses, généralement interprété à trois voix par des hommes : le "cantu in paghjella", profane et liturgique, est désormais classé au patrimoine immatériel de l’humanité. Pour le chanteur corse Petru Guelfucci, cette décision "apportera à cet art une reconnaissance internationale. Peut-être qu’on commencera à nous prendre un peu plus au sérieux, notamment les jeunes générations. Mais attention à la folklorisation !" L’Unesco note que "malgré les efforts des praticiens pour réactiver le répertoire, la paghjella a progressivement perdu de sa vitalité du fait du déclin brutal de la transmission intergénérationnelle du fait de l’émigration des jeunes corses, et de l’appauvrissement du répertoire qui en a résulté".
PS : Les polyphonies corses figurent parmi les 12 traditions inscrites au patrimoine immatériel mondial considéré comme menacées par l’Unesco. De même que l’architecture des ponts de bois chinois ou la pêche collective au Mali.
France Info - 2 octobre 2009 |
21 octobre 2008 |
Une vingtaine de chefs à l’Assemblée pour soutenir la gastronomie française à l’Unesco Quelque 130 personnes, dont une vingtaine de grands chefs, des députés et le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos ont participé jeudi à l’Assemblée à un déjeuner de soutien à la candidature de la gastronomie française au patrimoine immatériel de l’Unesco. La manifestation était organisée par le co-fondateur du guide GaultMillau, Christian Millau, à l’Hôtel de Lassay, la résidence du président de l’Assemblée nationale. Les chefs Michel Guérard, Joël Robuchon, Guy Savoy et Marc Veyrat étaient réunis aux fourneaux. Le président de l’Assemblée, Bernard Accoyer, et la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, conviés, ont décliné l’invitation en raison du contexte économique, a indiqué M. Millau à la presse. Il a précisé que pas un centime d’argent public n’avait été engagé dans cette opération financée par plusieurs sponsors. Catherine Colonna, ambassadrice de France près l’Unesco, et quelques parlementaires étaient présents aux côtés de chefs tels que Fredy Girardet, Georges Blanc, Thierry Marx, Olivier Roellinger, Michel Trama, Michel Bras, Yannick Alléno. Les comédiens Gérard Jugnot et Claude Brasseur, l’historien Alain Decaux, l’écrivain Denis Tillinac figuraient également parmi les invités. Dans une brève allocution, Christian Millau a appelé à "soutenir une cause, une bonne cause : celle de ce bien national qu’est la gastronomie". "Ce n’est pas une affaire futile", a-t-il ajouté mais une "originalité française à vocation universelle, qui s’inscrit dans la tradition de notre culture". En ce qui concerne la candidature française à l’Unesco, "la partie n’est pas gagnée mais l’enjeu est de taille", a déclaré M. Millau. Le projet de candidature française avait été annoncé le 23 février par le président Nicolas Sarkozy. Le dossier devrait être déposé en août 2009 et l’Unesco devrait faire connaître sa décision début 2010. Aucune gastronomie n’a pour l’instant été inscrite au patrimoine immatériel de l’humanité Restho news lundi 20 octobre 2008 |
9 juillet 2008 |
|
8 juillet 2008 |
Unesco : controverse autour de la candidature de la gastronomie française L’inscription de la "gastronomie française" au "patrimoine culturel immatériel de l’humanité" est vouée à l’échec, a estimé samedi le président de l’Assemblée générale des Etats membres de la convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. " Il n’y a pas de catégorie à l’Unesco pour la gastronomie", a déclaré Chérif Khaznadar lors d’une table ronde organisée dans le cadre du premier festival gastronomique "Gastronomy by the Seine", qui se tient de vendredi à dimanche sur des yachts à Paris. "La convention, ni dans l’esprit, ni dans la lettre, ne peut inclure la gastronomie", a-t-il ajouté. M. Khaznadar a souligné que seuls des "éléments" précisément identifiés pourraient figurer sur une liste du patrimoine immatériel. "Je crains beaucoup qu’une présentation d’un dossier de gastronomie n’aille pas plus loin", a-t-il poursuivi. Le patrimoine immatériel, tel qu’il est défini dans une convention de 2003, comprend notamment les "pratiques sociales, rituels et événements festifs" et les "savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel". "Il nous semble que le patrimoine culinaire français entre complètement" dans le domaine de cette convention, a estimé au contraire le président de la mission de soutien au dossier français, Jean-Robert Pitte, interrogé par l’AFP. Pour convaincre M. Khaznadar, "il faut être du Sud et avoir une petite bourrée, une petite danse" à faire inscrire, a ajouté M. Pitte. "En revanche, cet élément majeur de la culture française" qu’est la cuisine "pour lui n’y entre pas", a-t-il déploré, tout en soulignant que M. Khaznadar "n’est pas le seul à décider". Le président Nicolas Sarkozy avait annoncé le 23 février que la France allait déposer auprès de l’Unesco une demande de classement de sa gastronomie au patrimoine mondial immatériel de l’humanité. Le dossier devrait être déposé en août 2009 et l’Unesco devrait faire connaître sa décision début 2010. Aucune gastronomie n’a pour l’instant été inscrite au patrimoine immatériel de l’humanité. Restho news 7 juillet 2008 |
14/03/2008 |
|
Géant Ambiorix à la Ducasse d'Ath en Belgique
Reuze Papa & Reuze Maman en France |
Géants et dragons processionnels de Belgique et de FranceLes Géants et dragons processionnels de Belgique et de France sont un ensemble de manifestation folkloriques qui ont été inscrites par l'UNESCO en novembre 2005 sur la liste du patrimoine mondial au titre de patrimoine immatériel. Pour la France, ce sont les fêtes à Douai (fêtes de Gayant) et Cassel (carnaval) et les animaux totémiques et leurs fêtes à Tarascon (fête de la Tarasque) et Pèzenas (carnaval). Pour la Belgique, ce sont les fêtes à Termonde (Ommegang), Malines (Ommegang), Mons (la ducasse et le combat dit « le Lumeçon »), Ath (la ducasse) et Bruxelles (le Meyboom) À travers ces fêtes et leurs géants, ce sont l'ensemble des manifestations gigantesques propres à chaque pays qui sont concernées.Cette proclamation permet une valorisation de ces fêtes populaires et leur sauvegarde.Le géant processionnel est une figure gigantesque qui représente un être fictif ou réel. Hérité de rites médiévaux, la tradition veut qu’il soit porté, et qu’il danse dans les rues lors de processions ou de fêtes. Sa physionomie et sa taille sont variables, et son appellation varie selon les régions ; chez les Flamands, il est connu sous le nom de Reuze, chez les Picards, il est appelé Gayant.
|